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Publié dans Editorial

La gent féminine

Publié le jeudi, 09 mars 2017

L’Organisation des Nations unies (Onu) consacre la date du 8 mars pour une « Journée internationale de la femme ». Journée où dirigeants politiques,  Société civile, formations politiques,  organisations syndicales, communautés de base et chaque citoyen du monde entier sont conviés à réfléchir sur les conditions dans lesquelles les femmes évoluent pour y apporter les solutions adéquates.

La prise de conscience des conditions d’existence de la femme prenait forme déjà dès le début du siècle dernier. Vers 1910, on commençait à s’intéresser sur ce que devrait être la condition décente des femmes : la naissance du mouvement féministe. C’est à partir des années 70 que l’Onu prenait la chose en main et concoctait une Résolution consacrant une « journée » pour une prise de conscience mondiale. En France, il fallait attendre 1982 pour que les choses sérieuses commencent.
A Madagascar, durant la deuxième République, la femme étant l’un des 5 piliers de la Révolution, la Journée consacrée en sa faveur avait un caractère particulier sans que les conditions s’améliorent pour autant. La femme subit dans son âme, dans la chair et dans le sang tous les vices de l’injustice sociale. Elle est la principale victime des inégalités vécues ici-bas. Dans tous les continents, spécialement en Afrique et en Asie, la femme vit dans des conditions insupportables. Des mauvais traitements, souvent conjugaux aux harcèlements de toutes les couleurs en passant par les viols presque systématiques, les femmes considérées comme de vils objets paient au prix fort les erreurs des… hommes. Les sempiternels conflits armés détruisent littéralement leurs vies.

Pourtant, la femme en tant que membre à part entière de la communauté de base et mère de famille constitue l’élément-clé dans tous les efforts au développement.
En Afrique, l’implication de la femme est fortement recommandée surtout dans la mise en œuvre de tout projet visant à améliorer le quotidien. Le rôle central qu’elle tient au sein du noyau familial et dans la structure sociétale est indispensable sinon irremplaçable. Bref, la femme constitue la clef de voûte à toute tentative de progrès et d’épanouissement du pays tout entier.  La consécration d’une Journée pour la prise de conscience internationale au profit de la femme n’est pas seulement légitime mais aussi un devoir citoyen envers l’humanité.

La gent féminine, cette « espèce humaine» de valeur… inestimable, n’entend plus se laisser marcher dessus. Elle se dit déterminée à combattre toutes formes d’iniquité sociale et à se lever contre tous les traitements ou sévices inhumains dont elle subit depuis la nuit des temps. Elle est prête à défendre ses droits. Le mouvement féministe prend de l’ampleur. Les femmes s’investissent de plus en plus dans tous les domaines et secteurs longtemps considérés comme l’apanage des hommes.
La gent féminine milite pour la révolution des mentalités. Entre autres, le concept de « meuble fragile » (« fanaka malemy ») est révolu. Elle perce dans les études et les formations supérieures jusqu’à atteindre ses ambitions, parfois, aussi bien que la gent masculine.

Partout dans le monde, les choses commencent à bouger. Des pays comme l’Arabie Saoudite, longtemps très inaccessible au mouvement féministe, s’ouvre timidement. Une femme vient d’être nommée à la tête d’une grande banque nationale. Un pays comme Madagascar où la population féminine domine, numériquement parlant, a intérêt à prendre en considération le rééquilibrage des droits et des devoirs au profit de la gent féminine.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Un siècle de combat
    L’Organisation internationale du travail (OIT) célèbre en cette année son centenaire d’existence. Créée en 1919, sous l’égide du Traité de Versailles (Paris), point d’orgue final de la Grande Guerre de 1914-1918, l’OIT ou l‘ILO (International Labor Organization), militait contre toute atteinte à la dignité de l’homme dans le cadre du travail décent.  Mise sur pied indépendamment de la naissance de la Société des Nations (SDN) raison pour laquelle elle avait pu surgir des décombres de cette ex-ONU, l’OIT n’a de cesse à réclamer durant ce siècle d’existence la justice sociale dans le monde du travail. Elle interpellait et continue à le faire les employeurs pour qu’au juste ces derniers respectent le minimum acceptable. Le Bureau international du travail (BIT), le secrétariat permanent de l’OIT, travaille d’arrache-pied pour créer un cadre de travail illustrant l’harmonie entre le travail et la dignité de l’homme. Une noble mission que le Bureau persiste et…

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