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Publié dans Editorial

Vils profiteurs

Publié le dimanche, 12 mars 2017

Il n’est pire dans la mentalité des Malagasy que de devoir assister au geste de certaines personnes malintentionnées qui tentent de profiter le moment de deuil des autres pour soutirer quelques intérêts que ce soit (« manararao-paty »). « Le malheur des uns fait le bonheur des autres ! », dit-on.
Le commun des mortels perd le nord. D’un côté, les épreuves inhumaines causées par le passage de ce terrible et impitoyable cyclone, Enawo, enfoncent davantage la population dans une douleur insurmontable. Depuis Géralda, cette autre calamité du milieu des années 90, Enawo figurait parmi les catastrophiques. Le bilan en pertes humaines ne cesse de s’alourdir au fil des jours, en ce sens qu’il est risqué d’avancer un chiffre quelconque. Les autorités locales et nationales se sentent débordées.

Elles s’adressent à la bienveillance de la Communauté internationale comme ce fut le cas, auparavant, en pareille circonstance. D’ailleurs, chose étrange, les partenaires extérieurs, sous la houlette du Système des Nations unies (Snu), conduite par la coordinatrice et représentante résidente du Pnud, Mme Violet Kakyomya, dans le pays, s’étaient dépêchés les premiers sur place. Pour s’enquérir de visu les dégâts, ils tenaient à visiter les lieux les plus touchés, dans le Nord-est de l’Ile, bien avant que les hauts responsables de l’Etat malagasy daignaient descendre sur terrains. Une gifle en pleine figure à l’endroit du pouvoir. 
De l’autre côté, la population éplorée s’indigne des comportements scélérats de certains politiques qui profiteraient de leurs malheurs pour se faire une bonne mine auprès de la Nation toute entière. L’image ternie depuis longtemps par leur indifférence aux souffrances des autres, les dirigeants éprouvent le besoin de redorer le blason. Les graves sinistres laissés par Enawo leur offrent sur un plateau d’argent une opportunité pour se rattraper aux inepties de toujours.

Certaines victimes, à l’instar de celles de Soavimasoandro, zone périphérique de la Capitale, rejettent carrément l’offre des « donateurs ». Elles réclament qu’on débouche, définitivement, tous les canaux d’évacuation. Des odeurs nauséabondes, des saletés disséminées un peu partout empoisonnent le quotidien de leurs vies. Personne, c’est-à-dire les autorités compétentes, du moins ce week-end, n’était venue les voir. Les actions de colmatage ou des « bouche-trous » ici et là ne riment plus aux urgences sinon aux exigences dictées par les réalités existantes. Certes, il fallait assister matériellement les sinistrés, mais, l’heure est maintenant aux opérations de mise en œuvre des grands travaux pérennes. A bas les mascarades ou les hypocrisies !

Et que dire de ces profiteurs sans vergogne qui croient tout permis en cette période de crise en augmentant les prix affichés sur les étals des produits de première nécessité (Ppn). Des grossistes, sans scrupules, aux détaillants véreux qui essaient de s’enrichir sur le dos des pauvres citoyens. Les divers responsables étatiques concernés se doivent de veiller au grain sur le trafic et la distribution de ces produits de base auxquels la population ne peut pas s’en passer. Le Chef de l’Etat et son Premier ministre, surtout ce dernier en tant que ministre de l’Intérieur, doivent nécessairement s’investir et s’impliquer personnellement, et cela, pour mettre le holà à l’anarchie. En réalité, les désastres de ce moment ne font que s’ajouter aux souffrances que le peuple malagasy endurait, déjà, depuis que ce régime avait pris les choses en main.
Ndrianaivo

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  • De bonne guerre !
    Le combat sinon la course bat son plein. On ne se fait pas de cadeau. A la guerre comme à la guerre, à la course comme à la course. Le semi-marathon pour siéger à Tsimbazaza entame sa dernière ligne droite.  La campagne électorale pour le scrutin des Législatives prendra fin ce samedi 25 mai. Il reste donc cinq jours aux quelque 800 candidats à convaincre leur électorat. Les 151 concurrents qui arriveront premiers gagneront les trophées et porteront chacun et chacune l’honorable titre de « Député de Madagasikara ». Mais avant tout, il faut batailler dur ! Globalement, les concurrents se répartissent en deux camps ou deux fronts. Le premier, le camp soutenant les candidats proches du régime IEM, présentés par « Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina » (IRMA). Ils couvrent les 119 Districts du territoire national. Le second, le camp que l’on pourrait qualifier d’adverse, regroupe les candidats de certaines formations politiques d’opposition…

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