Publié dans Editorial

Bravo !

Publié le mardi, 14 mars 2017

Après de longs moments de tergiversation, pour ne pas dire de « léthargie profonde et maladive », Iavoloha se décida enfin de limoger l’équipe défaillante au sommet de la Jirama. Il a fallu un puissant cyclone de la taille, ou presque, d’un Enawo pour venir à bout au balayage, ou plutôt à la décapitation de cette Société nationale.

Un « étêtage » rendu nécessaire ou obligatoire vu sa médiocre prestation et étant donné qu’elle s’occupe du secteur stratégique dont dépend du bon déroulement de la vie quotidienne des citoyens usagers et du sort des unités, petites et grandes, de productions industrielles, bases de l’économie nationale. Certes, la superficie productive de la Jirama ne sert que les intérêts des 15 % de la population, mais, son domaine d’activité alimente, énergétiquement, l’essentiel des grands secteurs de l’économie du pays.
Ainsi, une nouvelle équipe dirigeante a été mise sur pied sous la direction de Lantoniaina Rasoloelison en tant qu’administrateur délégué (Ad). A ce poste, il cumule les responsabilités dévolues au président du Conseil d’administration (Pca) et celles assignées au directeur général (Dg) de la Société, tout juste le temps d’une mission précise et pour une durée limitée. Lantoniaina Rasoloelison n’a pas du temps à perdre. Il doit simultanément monter la nouvelle structure de la Direction générale et tenter de mettre sur les rails la Société. Une mission titanesque ! Du coup, monsieur l’administrateur délégué donna un coup de fouet pour… un nouveau souffle et engrangea la vitesse supérieure. Il faut que la Jirama cesse de rendre la vie dure à ses abonnés. Les délestages doivent, désormais, faire partie du passé.

Depuis que la nouvelle équipe, intérimaire, ait pris les choses en main, les usagers ont pu constater une relative amélioration des services rendus. Un éclairci gâché momentanément, espérons-le, par le passage du cyclone Enawo.  Le style managérial de type Rasoloelison tranche avec celui de l’ancienne équipe d’Ambohijatovo, et même par rapport à celui de l’ensemble du Gouvernement, dans la mesure où il priorise le concept de la transparence dans la gestion de la Société. L’Ad et son équipe, fraîchement installés, s’adressent au média, chaque fois que le besoin se fait sentir. En fait, selon certains analystes, il s’agit pour Rasoloelison d’un sacerdoce, sinon d’une vocation au service des contribuables. Apparemment, ce management repose sur trois piliers distincts.

D’abord, le souci de rendre service à d’autres. Un service qui consiste surtout à mettre au courant, au fur et à mesure, les usagers concernant la situation exacte de la Société. Un devoir de vouloir informer, à temps, les « vrais patrons », les abonnés que l’on apprécie à leur juste valeur. Autrement, c’est un culte voué à la transparence.  Ensuite, la nouvelle équipe semble mettre en relief un nouvel état d’esprit dans le sens de la prise de conscience des responsabilités auxquelles on s’est engagé. On veut témoigner, ainsi, un sentiment de redevabilité vis-à-vis de la Nation. Enfin, l’Ad et son équipe donnent l’apparence de cultiver un reflexe basé sur la célérité d’action. Ils ne manquent pas de convoquer la presse pour lui faire part des opérations mises en œuvre, immédiatement après l’incident, afin de maîtriser la situation.
Bravo monsieur l’Ad ! Maintenant, le Chef de l’Etat dispose, sous les yeux, un futur ministre de l’Energie.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Quid du logement !
     Le cyclone tropical Ava frappa durement l’île d’est en ouest et laissa d’importants dégâts. Pertes en vies humaines, destructions des infrastructures de base,  cultures vivrières endommagées et demeures en désolation. En gros, un douloureux bilan.  Le cas hypothétique des habitations humaines nous attire particulièrement l’attention  dans cette colonne. A chaque fois qu’une tempête ou autre débarque, on s’empresse souvent à noter, après avoir constaté les dégâts humains, les ravages des maisons d’habitation. Des milliers de sans abris ne trouvaient où se réfugier. Il faut souligner qu’avec le travail et la nourriture, la demeure humaine ou l’abri fait partie des trois besoins basiques de l’homme. Les indicateurs de base de la pauvreté se concentrent surtout à ces trois éléments incontournables. Domaines où la plupart des dirigeants politiques, inaptes et incompétents, trébuchent. Des écueils où ils ne parviennent jamais à surmonter. La politique du logement n’existe nulle part ailleurs.

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