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Publié dans Editorial

Incontournable !

Publié le mercredi, 15 mars 2017

Le pays s’enfonce, à chaque jour que le Bon Dieu nous offre, en plein dans les marécages de difficultés et d’insalubrités. La population n’en peut plus. Les sinistrés privés des aides d’urgence pour certains, les paysans appauvris et terrorisés par les bandits pour d’autres, sont à bout de souffle. Situation préoccupante à laquelle les tenants du régime font du surplace. On ne comprend pas pourquoi les dirigeants du pays tergiversent à prendre les dispositions urgentes qui s’imposent.

La Communauté internationale, profondément compatissante aux douleurs subies par la population suite au passage du cyclone Enawo, éprouve un sentiment perplexe, de gêne du fait qu’elle ne peut pas s’impliquer dans les secours en direction de ces pauvres sinistrés. Pour cause, le Gouvernement n’a publié que tardivement le Décret déclarant une « situation d’urgence », faute de quoi les partenaires étrangers (Américains, Français ou Allemands,…) ne pourraient pas s’impliquer davantage. Il est impensable de constater que les militaires de génie, les sapeurs-pompiers réunionnais ont dû plier bagage et revenir en ramenant chez eux des aides. Or, sur terrain, la situation est dramatique. Les centres d’hébergement, de fortune, des sinistrés à même dans la Capitale manquent cruellement de vivres. Les privations en nourritures et en besoins urgents divers se font sentir au plus au point. Dans certains cas, à l’Académie nationale des sports (Ans) par exemple, on a « prié » les sinistrés de quitter le lieu et de rejoindre leurs habitations, encore, non… habitables. Dans les autres localités de l’île, pour ne pas citer que l’exemple d’Antsakabary, la situation vire au pire. Le cyclone Enawo aggrave mille fois plus les conditions d’existence des villageois qui, au final, n’ont plus ni habitations ni nourritures. En effet, dans les champs, les cultures vivrières ont été aussi ravagées. C’est l’apocalypse ! Raison pour laquelle, la société civile regroupant diverses associations de bonne volonté se mobilise et monte au créneau pour interpeller les autorités. Et d’aucuns s’inquiètent de cette hésitation du régime à décréter une situation de nécessité nationale. Pourquoi les tenants du pouvoir mettent-ils trop de temps à réagir ? La décision relative à une « situation de sinistre national » prise tardivement, après les pressions venant de tous les côtés, risque d’être un peu tard.

Tout va de mal en pis ! L’anarchie règne et complique dangereusement la vie de la population. Au marché, les prix sur les étals s’envolent de nouveau. Les Ppn dont le riz s’achètent à des prix d’or. En même temps, l’insécurité redouble d’intensité. Les bandits, de tout acabit, sèment la terreur. A Antalaha, c’est la panique générale. La vanille, du moins ce qui reste des ravages du cyclone, est la proie des vandales. Face à tous ces malheurs qui envahissent le pays, les dirigeants ne savent plus que faire. Inaptes à déceler les voies et moyens pour la sortie de crise, ils sont totalement et complètement dépassés par la situation. Ils ne peuvent rien proposer autrement que de se contenter à de vaines déclarations. Vivement le changement ! Pour beaucoup, le « balayage » complet s’avère incontournable. Les rafistolages, les colmatages ou les mesures « tip-top » ne cadrent plus avec le contexte très critique qui prévaut en ces temps-ci. Pour faire face à ce drame apocalyptique, il nous faut un remède d’une dose de cheval, l’incontournable option.
Ndrianaivo

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  • Un siècle de combat
    L’Organisation internationale du travail (OIT) célèbre en cette année son centenaire d’existence. Créée en 1919, sous l’égide du Traité de Versailles (Paris), point d’orgue final de la Grande Guerre de 1914-1918, l’OIT ou l‘ILO (International Labor Organization), militait contre toute atteinte à la dignité de l’homme dans le cadre du travail décent.  Mise sur pied indépendamment de la naissance de la Société des Nations (SDN) raison pour laquelle elle avait pu surgir des décombres de cette ex-ONU, l’OIT n’a de cesse à réclamer durant ce siècle d’existence la justice sociale dans le monde du travail. Elle interpellait et continue à le faire les employeurs pour qu’au juste ces derniers respectent le minimum acceptable. Le Bureau international du travail (BIT), le secrétariat permanent de l’OIT, travaille d’arrache-pied pour créer un cadre de travail illustrant l’harmonie entre le travail et la dignité de l’homme. Une noble mission que le Bureau persiste et…

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