Publié dans Editorial

A bas… !

Publié le jeudi, 16 mars 2017

A bas les coups bas ! En temps de guerre, pour abattre vite l’ennemi, chaque partie belligérante  affute ses armes et attaque par tous les moyens le camp adverse. Des fois, toutes les stratégies sont permises. A la guerre, comme à la guerre ! Il existe, pourtant, un « code de conduite » international réglementant la guerre. Un code que chaque camp doit respecter à la lettre. Il y a des limites qu’on ne devrait pas dépasser, comme quoi, les abus mettraient en position délicate le ou les fautifs auprès de la Cour internationale de Justice (Cij). Ils seraient passibles de crimes de guerre ou crimes contre l’humanité, sinon de génocides.

Dans la pratique de la boxe, pour terrasser l’adversaire au plus vite, on peut user de toutes les tactiques. Toutefois, tous les coups ne sont pas permis, notamment, les coups bas ! En France, à l’approche du scrutin présidentiel d’avril prochain et en pleine campagne électorale, la Droite subit les coups bas directs ou indirects du camp adverse. François Fillon, le candidat plébiscité à la primaire de la Droite, mis en examen pour des emplois fictifs dont sa propre épouse et ses enfants se voient impliqués, encourt un risque gros. Apparemment, il serait difficile pour lui de se débarrasser de cette sale affaire. Au Sénégal, le Président Macky Sall sème la pagaille. Le maire de Dakar, Khalifa Sall a été interpellé pour des délits de « détournement de fonds publics » commis entre 2011-2015 et doit comparaître devant le juge. Il fut l’un des barons de la majorité présidentielle. Seulement, ayant claqué la porte, il s’était positionné en alternance crédible pour la prochaine élection. Et ceci explique cela !

Dans le pays, la frénésie des élections de 2018 affecte déjà les états-majors politiques. Le parti, au pouvoir, entreprend à couper l’herbe sous les pieds d’éventuels et potentiels adversaires et devance pudiquement tout le monde à la course. En même temps, il brandit la menace de faire appliquer en 2018 le principe du « ni… ni ». Cette vieille trappe, à la sortie de la Transition, servant à neutraliser les personnes « à craindre ». Dans d’autres cas, une autre forme de coups bas ! Au premier plan des cibles, les édiles des adversaires politiques issus du Mapar. En effet, les maires élus sous la couleur « Orange » dans les ex-Chefs-lieux de provinces comme Antsiranana, Mahajanga et Toamasina se trouvent dans le viseur des tenants du régime et risquent de passer à la trappe. On saute sur toutes les occasions pour les coincer.

Dans le camp adverse, on ne se laisse pas faire. Les dirigeants politiques rejettent, en bloc, tout concept reposant sur le principe du « ni… ni » pour 2018. Fort du soutien de la Communauté internationale, ils multiplient les attaques. Marc Ravalomanana, un candidat déclaré pour 2018, ancien Chef d’Etat, défie le régime. De même, les leaders du parti d’Andry Rajoelina, ancien Président de la Transition, occupent le terrain et font passer le message que toute tentative d’écarter leur poulain pour 2018 serait une déclaration de guerre, une atteinte à la démocratie. La levée de boucliers de l’opposition signe le début d’une bataille sans détours. Malheur  à ceux qui se feront avoir ! Gare à ceux qui compteraient tricher !
Ndrianaivo

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Editorial

  • Quel message !
    100 ans ! S’il était encore resté vivant, parmi les siens, Madiba aurait 100 ans mercredi dernier. En effet, Nelson Rolihlahla Mandela, de son vrai nom, est né le 18 juillet 1918 à Mvezo, dans la province de Cap et mort à l’âge de 95 ans, le 5 décembre 2013 à Johannesburg, Afrique du Sud.Faisant partie d’une rare élite noire dans une République sud-africaine (RSA) ségrégationniste, dirigée d’une main de fer par les Blancs, Nelson Mandela, avocat de son état, s’engagea dès son jeune âge dans la lutte contre toutes formes d’injustice, d’inégalité et de non-respect des droits humains. Il fonçait tout droit dans la bataille, parfois armée, contre la politique de ségrégation raciale appliquée par les tenants du pouvoir.

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