Publié dans Editorial

Lutte ou purge ?

Publié le vendredi, 17 mars 2017

Park Geun-Hye, la Présidente de la République de la Corée du Sud, quitta définitivement le pouvoir. Le fait est que, la Cour constitutionnelle confirmait, le vendredi 10 mars, sa déchéance. Une ironie du sort très mal à digérer du fait que la fatidique date coïncidait, à deux jours près, avec la « Journée internationale de la femme ». Impliquée  dans une vaste affaire de corruption et détournements de deniers publics en complicité avec son amie de longue date, Choi Soon-Sil, elle a dû se plier et abandonner la…

« Maison Bleue ». Park Guen, désormais l’ex-Présidente de la République, est le premier Chef de l’Etat coréen élu démocratiquement à subir légalement le processus de destitution. Rappel des faits, les médias coréens firent état, en 2015, d’un scandale de malversations financières en pointant du doigt Choi Soon-Sil comme étant la principale instigatrice. Il se trouvait que la Dame, en question, est une amie de « longue date » à Madame la Présidente. Immédiatement, l’opinion demanda des comptes et la rue réclama, finalement, son départ. Un an auparavant, Dilma Roussef, Présidente du Brésil avait déjà subi le même sort. Impliquée dans une vaste affaire de corruption, qualifiée même de « corruption d’Etat », en liaison avec le tout puissant conglomérat Pétrobras, la Présidente a dû céder la place. Son « Mentor » Da Silva de Lula, le charismatique ancien Président du Brésil ainsi que le puissant parti des Travailleurs (PT) n’avaient pu rien faire. Les Brésiliens, descendus dans la rue, dénoncèrent l’indélicatesse du Chef de l’Etat et réclamèrent sa… tête.

Le Brésil ou la Corée du Sud, deux Etats où la démocratie joue réellement la « partition », s’engagent dans une lutte sans pitié contre la corruption. L’opinion galvanisée par la liberté d’expression rejette toute velléité de malversations financières. Seulement, les observateurs politiques révélaient qu’il existait quand même quelque part, en toile de fond, une tentative inavouée ou d’une allégation de règlement de comptes au sein des formations politiques brésiliennes ou coréennes. En Chine, Xi Jinping, le Président de la République, nouvellement élu en 2013, entend mener une lutte sans merci  contre la corruption qui, en fait, infecte en profondeur le grand parti d’Etat. Il traque, sans aucune complaisance, les « brebis boiteuses », et cela, jusqu’au plus haut sommet du parti d’Etat. Certains analystes y voient, en fait, une chasse aux sorcières. Il s’agit, selon eux, d’une purge en règle pour écarter les « gênants » ou les indésirables afin d’asseoir un socle permettant à Xi Jinping de pérenniser son pouvoir.

Qu’en est-il pour le cas de la Grande Ile ? D’aucuns constatent que la corruption règne en maître dans le pays. Toutes les tentatives servant à maitriser le mal sont, jusqu’à présent, vouées à l’échec. Les Partenaires techniques et financiers (PTF) ont bien voulu mettre la main là-dessus mais tous les efforts butent contre un mur en « béton armé ». Les dirigeants, en place, claironnent un semblant combat contre le fléau qui, à terme, réussit à lénifier l’ensemble de l’Administration. Ainsi, les résultats se font toujours attendre. Madagascar figure parmi les pays les plus corrompus de la planète. Il est difficile d’espérer le moindre changement dans la mesure où, les instances censées moraliser l’autorité publique se
trouvent impuissantes, sinon, paralysées.
Ndrianaivo

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Editorial

  • De façon draconienne !
     Les grands pays occidentaux, au tout début de l’industrialisation et du grand boum des activités industrielles entre les 18e et 19e siècles, furent des pays d’accueil. En effet, la révolution industrielle qui exigeait pour une pleine expansion et une rentabilité rapide demandait une main-d’œuvre abondante et …moins chère. Les Etats-Unis, l’Angleterre et la France, à titre d’exemple, recevaient à bras ouverts les migrants arrivés sur leurs sols.

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