Publié dans Editorial

Quoiqu’on … !

Publié le dimanche, 19 mars 2017

Le petit « David » Ahmad , terrassa le géant  « Goliath » Issa Hayatou. Par 34 voix contre 20, il remporta haut la main l’élection au poste de président de la Confédération africaine de football  (Caf) à Addis-Abeba (Ethiopie), ce jeudi 16 mars 2017. Date historique pour le football malagasy. Une grande première pour un ressortissant du pays d’avoir eu l’honneur de pouvoir porter l’étoffe de président d’une des plus  prestigieuses instances africaines, à savoir la direction du football continental, cette discipline sportive dite « sport roi ».

Quoiqu’on dise sur le passé du tout nouveau président de la Caf. Un passé pas tellement glorieux en tant que président de la Fédération malagasy de football (Fmf), force nous est d’avouer qu’une victoire c’est une victoire. Une victoire qu’il n’a pas volée. Un exploit personnel à marquer sur son propre compte. Au départ, dès l’annonce de sa candidature, personne, du moins la grande majorité de l’opinion locale ou même au niveau du Continent, n’y croit qu’il irait remporter le scrutin ce jour-là. D’autant plus que le Camerounais Issa Hayatou, l’indéboulonnable président de la Caf durant trois décennies, disposait d’un puissant réseau où il bénéficiait d’un lobby incontournable auprès des responsables inamovibles, eux aussi, du ballon rond en Afrique. Donc, c’est une indiscutable prouesse qui, en fait, n’occulte point les prestations peu brillantes des ses quinze années passées à la tête de la Fédération nationale. En effet, le « sport roi » malagasy n’a jamais pu évoluer au-delà de l’océan Indien ou du canal de Mozambique lors des compétions officielles continentales. Un point noir que le président Ahmad ne parvenait pas, par tous les moyens, à effacer.

Quoiqu’on parle, cette prodigieuse réussite d’Addis-Abeba, entrera dans les annales du football de la Grande île. Durant la période de la « campagne électorale », les détracteurs avec lesquels prenaient part certaines presses internationales n’hésitèrent pas à soulever les allégations de corruption qui avaient éclaboussé le président, nouvellement élu, sur l’attribution de la Coupe du monde de 2022 au Qatar. Le journal britannique « Sunday Times » révélait une affaire opaque au parfum de corruption dont Ahmad serait impliqué en touchant un pactole de 30 000 à 100 000 dollars. Une accusation  sans preuve qu’il tenait à contester farouchement. De toute manière, lui aussi, le désormais prédécesseur de Ahmad à la Caf ne pouvait pas, non plus, prétendre afficher fièrement la patte blanche dans sa gestion de la Confédération. Quoiqu’on véhicule, l’élection de Ahmad à la présidence de la Caf marque un tournant décisif, à la fois au football national, ainsi qu’à celui du Continent.

Pour le pays, les férus du ballon rond espère plus que jamais un souffle nouveau de nature à ressusciter pour de bon cette discipline qui faisait la gloire, à un certain moment, de Madagascar du temps des prestigieux Clubs du Saint-Michel ou d’« Akon’Ambatomena », etc. N’empêche, la sélection nationale ne s’est jamais qualifiée à la Coupe d’Afrique des Nations (Can).Sur le plan continental, on ose espérer que la venue de Ahmad à la tête de la Caf sera une opportunité pour le football africain afin qu’il hisse, finalement, sur les hauteurs du football mondial. Vivement, un jour, une Coupe d’Afrique des Nations pour les Barea et une autre, celle du Monde, pour une équipe africaine. Un rêve fou, dites-vous ! Qui vivra, verra !
Ndrianaivo

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  • Le mensonge d’Etat
    Richard Yung, sénateur français de « la république en marche », de passage au pays, déclarait à l’issue d’une interview qu’il avait accordée à un quotidien de la place que « la France n’a pas de candidat ». Une déclaration qui laissait évasifs et perplexes les analystes des relations existant entre la France et l’Afrique les cinquante dernières années. Certains même la qualifient de dilatoire. En fait, Mr Yung corrobore ce que le nouveau locataire de l’Elysée, Emmanuel Macron, annonçait devant les étudiants burkinabé à Ouagadougou le 28 novembre 2017 selon lequel « qu’il n’y avait pas de politique africaine de la France ».

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