Publié dans Editorial

Autour du pot

Publié le jeudi, 25 mai 2017

Tels des enfants qui jouent « à la ronde », les dirigeants de ce pays au sein duquel le Bon Dieu nous a choisis de vivre, tournent et tournent toujours autour du pot. Tellement ils tournent trop que certains d’entre eux, entre autres, les deux « les plus âgés », les plus grands, ont le vertige qu’ils ne savent plus quoi faire. Ils donnent l’impression d’entrer en transe et font des délires. A terme, le jeu tourne au… ridicule !

Le mi-mandat largement dépassé, le locataire d’Iavoloha ne parvient pas encore à nommer les représentants diplomatiques accrédités auprès de nos ambassades à l’étranger. Les postes d’ambassadeur de rang « ministres plénipotentiaires » dans les grandes Capitales d’Europe, d’outre-Atlantique et d’Asie auxquelles Madagascar entretient, traditionnellement, des relations historiques, politiques et économiques étroites, restent vacants. Hormis le cas de Marseille, de niveau consulaire, les nominations tardent à venir. Paris, Berlin, Londres, Rome, Washington, Tokyo et bien d’autres attendent, impatiemment, de vrais interlocuteurs. 

Fallait-il mettre en évidence les manques à gagner de ce gap qui tend à s’éterniser ? Dans ce monde où la mondialisation règne de façon absolue, l’absence de représentants de haut niveau dans les ambassades pénalise sérieusement les relations entre les Etats et leurs peuples respectifs.

Pour un pays en grande difficulté économique comme Madagascar, les représentations diplomatiques joueraient un rôle de premier plan. La cheffe de la diplomatie malagasy, Béatrice Attalah, n’avait-elle insinué sur la nouvelle vocation de nos ambassades, à l’étranger, essentiellement axée vers l’économie. Une nouvelle orientation appelée à tenir une importante responsabilité dans le processus de redressement du pays.

Chez les pays où nous sommes censés être représentés, leurs dirigeants éprouvent de sérieuses difficultés en raison de l’absence d’interlocuteurs officiels et… valables. Certes, les chargés d’affaires sont là, mais, comme nous le savons tous, leurs compétences à engager le pays dans des accords de haut niveau se trouvent limitées.

Dans ce contexte si particulier où tout revêt le caractère d’urgent, un tel gap pèse lourd sur le devenir du pays tout entier. Un geste qui dénote, en substance, l’incapacité technique du régime, notamment, le Chef de l’Etat à maîtriser la gestion des affaires nationales. Il se fait piéger ou trahir par sa propre turpitude. Trop lent à prendre les grandes décisions nationales, le Président de la République, tenant entre ses mains la destinée des 25 millions d’âmes vivant dans ce beau pays, dispose-t-il réellement les capacités morales, intellectuelles et surtout techniques à gouverner le pays ? Et le Monsieur n’est pas à sa première incurie. Ce phénomène se produisit, déjà, lors de la nomination du premier Gouvernement tout juste après son investiture où tout le monde devait attendre… deux mois et demi. On a de quoi à s’inquiéter.

On tourne autour du pot. La lassitude envahit l’opinion. L’impatience s’installe. La nervosité gagne du terrain. On ignore, totalement, de quoi l’avenir sera fait. L’anarchie atteint le comble. La cacophonie met tout à l’envers. En face ou… en haut, comme dans une salle de spectacle, sur l’estrade, de piètres musiciens, les tenants du pouvoir, jouent faux. Le chef d’orchestre déraille. Les « spectateurs » commencent à en avoir assez de la partition très maladroitement interprétée. Tout peut s’exploser d’un moment à l’autre ! En attendant, on tourne autour du pot.

Ndrianaivo

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Editorial

  • Chance exceptionnelle !
    La session exceptionnelle du Bac (général) débute ce jour mercredi et ce jusqu’au vendredi 25 octobre 2019. Un évènement inédit à Madagasikara depuis la chute de l’Amiral rouge en 199I. Suite à une vague de fuite de sujets des examens du Bac option « général », le Président  Rajoelina Andry Nirina décida d’organiser une session exceptionnelle sur toute l’étendue du territoire national, uniquement pour le Bac (général) et destinée seulement pour les recalés de la session normale. Pour cause, les fuites constatées dans plusieurs Centres d’écrit du pays durant les  sessions du 30 septembre au 4 octobre 2019 causèrent d’importantes perturbations qui, évidemment, provoquaient de graves préjudices  au bon déroulement des examens et portant atteinte à la sérénité des candidats.  C’est une décision juste et légitime de la part d’un dirigeant sensible au souci de son peuple et ce pour corriger les erreurs de certains « ennemis de la Nation ». Un acte délibéré…

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