Publié dans Editorial

Alerte rouge II

Publié le vendredi, 26 mai 2017

Tous les indicateurs affichés sur le tableau de bord national voient rouge. Les conditions de vie de chacun, la situation sécuritaire, la morale de la troupe, la gouvernance, la chose démocratique et l’Etat de droit végètent dans l’indifférence totale et atteignent la phase critique de la ligne rouge. En réalité, le phénomène n’est pas nouveau, il ne fait que s’amplifier et se compliquer. D’où, l’alerte rouge en phase II. Péril en la demeure ! 

L’occasion nous a été déjà donnée, auparavant, d’alerter l’opinion sur les dangers qui guettaient et continuent de l’être sur le pays. Et puisque le tocsin sonnait dans le désert et nous revoilà, on revient à la charge ! Le journal que vous tenez entre les mains entend tenir, en toute modestie, le rôle de « sentinelle ». Des cris d’« au secours ! » d’un peu partout cassent le tympan. Il faut être absolument sourd pour ne pas les entendre. Toutes les catégories sociales, de bas en haut, vivent le souffre-douleur soit de la pauvreté, soit de l’insécurité ou les deux à la fois dans ce beau pays, longtemps réputé comme étant le paradis de la nature et un havre de paix. Les organisations syndicales patronales ou salariées dénoncent chacune, à leur niveau, la situation dramatique dans laquelle le pays s’enlise. Elles crient au scandale des incohérences et  inefficacités du régime face aux recrudescences des incuries de tout genre.

La plate-forme des syndicats des travailleurs, depuis belle lurette, s’engageait dans la bataille pour le respect des réglementations en vigueur sur les droits basiques des salariés. Ils font appel, à plusieurs reprises, qu’on tienne compte de leurs revendications, mais en vain. Personne, en particulier les responsables étatiques, ne leur prête aucune attention. Le Syndicat des magistrats de Madagascar (Smm) n’ont de cesse de réclamer l’instauration de l’indépendance de la Justice. Les magistrats, dans l’exercice de leurs fonctions, ne devraient point faire l’objet d’aucune pression d’où qu’elle vienne. Tout le monde est au-dessous de la loi. L’impunité n’a plus sa raison d’être. Bref, l’Etat de droit doit être rétabli dans sa noble définition et attribution. 

Au final, ils buttent à une fin de non-recevoir. Les étudiants d’Ankatso et de Vontovorona protestaient violemment contre certaines magouilles financières à l’université. Le Syndicat des enseignants-chercheurs (Seces) emboite le pas. En dépit des déclarations optimistes sur le règlement du problème, tout juste pour apaiser les esprits, de Madame la ministre, ils ont décidé de suspendre les cours. Au fait, le Seces ne croit plus aux promesses du ministère de tutelle. Les opérateurs regroupés au sein du Syndicat des industries de Madagascar (Sim), en particulier, ainsi que ceux de tous les secteurs d’activité confondus, en général, interpellent dans un communiqué conjoint, de manière la plus ferme, l’environnement sécuritaire très préoccupant qui sévit dans le pays. Ils attirent l’attention des dirigeants de l’atmosphère délétère où baigne le monde des affaires. Les ressortissants étrangers s’établissant depuis de longue date dans le pays, victimes des rapts ou d’extorsions de fonds de la part des responsables véreux, haussent désespérément le ton. Enfin, dans la foulée, l’église catholique qui ne veut pas être en reste tire la sonnette d’alarme et sonne le glas. En fin de compte, on est de nouveau en pleine phase d’alerte rouge.

Ndrianaivo

Fil infos

  • Naina Andriantsitohaina - Un mois passé à écouter les doléances des Tananariviens
  • Projet Tana-Masoandro - Tout a été fait dans les règles
  • PDG de JK Group et Sourcin Voyage - Jo Willy recherché pour abus de confiance et escroquerie
  • Echauffourées à Ambohitrimanjaka - Le gendarme blessé toujours entre la vie et la mort
  • Course à la Mairie d’Antananarivo - Ravalomanana infantilise le candidat du TIM
  • Andry Rajoelina à Antsirabe - Le Vakinankaratra se dote d’une université « manara – penitra »
  • Aviation - Air Austral, principale fossoyeuse d'Air Madagascar
  • Chaînes publiques nationales - Acquisition de nouveaux matériels
  • Emigration à Dubaï - 9 et 7 ans d'emprisonnement pour des frère et sœur
  • Désengorgement des prisons - Début des audiences foraines à partir du 21 octobre

La Une

Editorial

  • Chance exceptionnelle !
    La session exceptionnelle du Bac (général) débute ce jour mercredi et ce jusqu’au vendredi 25 octobre 2019. Un évènement inédit à Madagasikara depuis la chute de l’Amiral rouge en 199I. Suite à une vague de fuite de sujets des examens du Bac option « général », le Président  Rajoelina Andry Nirina décida d’organiser une session exceptionnelle sur toute l’étendue du territoire national, uniquement pour le Bac (général) et destinée seulement pour les recalés de la session normale. Pour cause, les fuites constatées dans plusieurs Centres d’écrit du pays durant les  sessions du 30 septembre au 4 octobre 2019 causèrent d’importantes perturbations qui, évidemment, provoquaient de graves préjudices  au bon déroulement des examens et portant atteinte à la sérénité des candidats.  C’est une décision juste et légitime de la part d’un dirigeant sensible au souci de son peuple et ce pour corriger les erreurs de certains « ennemis de la Nation ». Un acte délibéré…

A bout portant

AutoDiff