Publié dans Editorial

Quid des « rendez-vous » ?

Publié le dimanche, 28 mai 2017

Le Chef de l’Etat se donne, tous les week-ends, rendez-vous avec les concitoyens au cours desquels on débattait tous les sujets, sensibles ou non, qui touchaient la vie nationale, et cela, en toute liberté, sinon, sans… tabou. L’initiative mérite une remarque particulière dans la mesure où elle pourrait décanter le contexte délétère qui prévaut en ce moment. La conjoncture sociale et politique, particulièrement lourde et nébuleuse, empoisonne l’atmosphère et ne peut que déboucher vers l’éclatement, un jour ou l’autre. Ainsi, la démarche pourrait, à terme, revêtir un aspect positif et rendrait service à chacun. Il y a tellement d’objets qui secouent la vie nationale et qui ne demandent qu’à être pris en considération ou traités comme il se doit.

Seulement voilà, les résultats escomptés risquent fort de n’avoir que des portées limitées sur l’ensemble du pays. Etant donné que les débats se font en vase clos, dans un cadre restreint, ne pouvant pas atteindre les préoccupations générales, alors les effets espérés seraient en deçà des  attentes. Au stade actuel des choses, il fallait agir directement, sur la place publique, et non dans  l’espace limité des réseaux sociaux. Nous ne sommes pas tous sans savoir que notre taux de couverture nationale de l’Internet se trouve encore parmi les plus bas en Afrique, et surtout dans le monde. L’accès au réseau social « Facebook » ou autres est encore réservé à une petite minorité de la population. Ce n’est qu’une goutte d’eau de privilégiés dans l’océan des masses populaires miséreuses.

La démarche qu’il fallait prioriser consiste dans un véritable débat public et direct, relatif à des thèmes généraux qui préoccupent ou qui fâchent. Tout le monde devrait se sentir concerné par tous les maux qui frappent le pays. Les « maladies » qui gangrènent l’appareil de l’Etat et qui détruisent la vie de la Nation doivent être discutées, ensemble, de façon franche et directe. La situation dramatique à laquelle nous traversons tous, en ce moment, exige l’approche d’une… démocratie directe. A une situation exceptionnelle, une solution exceptionnelle, voire un remède radical.

Plusieurs options s’offrent devant nous pour concrétiser ce débat public. D’abord, par le biais des élus, soit au Parlement, soit au niveau des collectivités territoriales décentralisées. Nos élus doivent avoir l’occasion de débattre, librement, des grands sujets affectant la vie de tous et touchant les affaires nationales. Des décisions, tout au moins, des propositions solides aboutissant à des solutions efficaces, seraient prises.

L’autre option consiste à convoquer une ou des assises nationales au cours desquelles des responsables étatiques, d’une part, et des représentants conséquents de la société civile et des acteurs politiques de tous les bords et des partenaires sociaux, de l’autre, se mettront autour d’une table pour entamer un vrai dialogue national portant sur des thèmes phares tels la misère de la grande majorité des Malagasy, l’insécurité en ville et dans les campagnes, la moralisation de la vie publique et l’Etat de droit. Quatre points focaux comportant chacun en eux des thèmes satellites ou secondaires qui évoluent en orbite autour. En osant s’engager dans l’« approche directe » de ces genres, le Chef de l’Etat gagnerait en crédit auprès de tous, notamment en confiance auprès de la population, au lieu de se cacher derrière ces vrais-faux « rendez-vous » qui, en fait, ne sont que des vaines acrobaties.

Ndrianaivo

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Editorial

  • Chance exceptionnelle !
    La session exceptionnelle du Bac (général) débute ce jour mercredi et ce jusqu’au vendredi 25 octobre 2019. Un évènement inédit à Madagasikara depuis la chute de l’Amiral rouge en 199I. Suite à une vague de fuite de sujets des examens du Bac option « général », le Président  Rajoelina Andry Nirina décida d’organiser une session exceptionnelle sur toute l’étendue du territoire national, uniquement pour le Bac (général) et destinée seulement pour les recalés de la session normale. Pour cause, les fuites constatées dans plusieurs Centres d’écrit du pays durant les  sessions du 30 septembre au 4 octobre 2019 causèrent d’importantes perturbations qui, évidemment, provoquaient de graves préjudices  au bon déroulement des examens et portant atteinte à la sérénité des candidats.  C’est une décision juste et légitime de la part d’un dirigeant sensible au souci de son peuple et ce pour corriger les erreurs de certains « ennemis de la Nation ». Un acte délibéré…

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