Publié dans Editorial

Illogiques

Publié le dimanche, 18 juin 2017

 Jusqu’où ce régime, mal aimé ou maudit,  pourrait-il errer ? Engagé dans une direction qui n’aboutit à… rien, directe vers l’impasse, le pouvoir en place peine, très difficilement, à trouver le chemin de la réussite et végète dans la boue du bide. Illogique dans le concept de gouvernance, le régime Hvm s’entiche à imposer des mesures  inappropriées qui, à terme, ne font que rallumer le feu de la contestation et attiser le sentiment de rejet auprès de la population.

Rajaonarimampianina et sa clique dégringolent, de par ces contre-performances répétées et les récidives âneries, au plus bas étage de l’impopularité. Jamais un régime politique n’a connu un désastre pareil. Même sous l’époque intenable de la dictature rouge des années 80, le pays n’a vécu une telle catastrophe. Dans ce contexte de précarité chronique de la Finance publique, le Gouvernement trouve encore les moyens de « gratifier », en sus de ce qu’ils  perçoivent, gracieusement démesurés, les élus au Parlement. Entre autres, la révision à la hausse du fonds local de développement géré par le ou les députés eux-mêmes, l’augmentation en nombre des assistants parlementaires, la dotation indirecte des véhicules tout-terrain, flambant neufs, sans oublier les… mallettes, autant d’avantages et de privilèges indus au profit des élus dont la prestation frise le  ridicule. En effet, le taux de présence effective des parlementaires, en session ordinaire comme c’est le cas présentement, s’effrite au fil des jours. L’autre fois, quinze (15) députés, seulement, à peu près le quart des effectifs au complet, adoptent un projet de loi dont l’importance sur le plan national n’est plus à démontrer. Par ailleurs, la Loi de finances  rectificative (Lfr) a été votée à Tsimbazaza, « les yeux bandés ». Ces députés ou sénateurs qui, pour la plupart, ne sont qu’une « caisse de résonnance » de l’Exécutif, ne méritent nullement de n’importe quelle marque d’hommage ou de reconnaissance. Certains Corps des agents de l’Etat, voire les fonctionnaires en général, qui quémandent des reconsidérations de leurs conditions, salaires et avantages divers, tout juste un petit réajustement, n’obtiennent en retour que des refus systématiques. Des fins de non-recevoir qui, au final, finissent par exacerber les frondeurs, les amenant à durcir les mouvements, mais malheureusement pénalisent le bon fonctionnement de l’appareil administratif. Les douaniers tout comme les greffiers, par exemple, ne comptent guère faire une concession à leurs revendications. Eventuellement, ils consentiraient à baisser la tension, suite aux négociations sollicitées par les autorités compétentes. Cependant, ils ne jugeraient, pas du tout, utile d’abandonner la cause.  La possibilité de reprendre le travail ne signifie, aucunement, lâcher du lest. Ce n’est que partie remise. En attendant que le pouvoir central traduise en acte les engagements pris, on regagne le chemin du travail. D’autant plus que paralyser des secteurs d’activité publics comme la douane ou le palais de Justice sanctionnerait, de trop, les contribuables. Les dossiers des affaires pendantes au Tribunal risquent fort de s’entasser tandis qu’à la douane, les manques à gagner s’élèveraient à des milliards d’ariary. Des gaps, difficiles à rattraper, par les temps qui courent. La solution radicale repose sur la volonté réelle du régime de se corriger de ses propres errements. Les dirigeants de ce pays devraient se remettre,  profondément, en cause et recadrer dans l’axe les pratiques obsolètes et surtout illogiques.
Ndrianaivo

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Editorial

  • De façon draconienne !
     Les grands pays occidentaux, au tout début de l’industrialisation et du grand boum des activités industrielles entre les 18e et 19e siècles, furent des pays d’accueil. En effet, la révolution industrielle qui exigeait pour une pleine expansion et une rentabilité rapide demandait une main-d’œuvre abondante et …moins chère. Les Etats-Unis, l’Angleterre et la France, à titre d’exemple, recevaient à bras ouverts les migrants arrivés sur leurs sols.

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