Publié dans Editorial

Et les îles Eparses !

Publié le dimanche, 16 juillet 2017

Par  94 voix « pour » sur les 174 délégués votants et 15 voix « contre » et 65 « abstentions » (source : Rfi), l’Assemblée générale (Ag) de l’Organisation des Nations unies (Onu) a donné le feu vert à l’île Maurice de saisir la Cour internationale de Justice (Cij) à La Haye (Pays-Bas) aux fins de trancher sur le litige, vieux de quelques décennies, qui l’oppose à la Grande-Bretagne, se rapportant aux îles des Chagos, situées dans l’océan Indien. L’île Maurice réclamait sa souveraineté de ces « petits bouts de terre » que l’Angleterre gardait impunément dans le giron de son empire.

Une majorité écrasante et sans appel au profit de la bataille que cette île sœur menait et isole totalement le Royaume-Uni. Fortement soutenue par les délégués du Continent noir, l’île Maurice a pu tirer l’épingle du jeu et exprime sa reconnaissance envers les frères africains. Maintenant, il s’agit pour elle de bien défendre, avec un dossier solide, son cas devant les juges internationaux. En tout cas, c’est déjà un grand acquis ! Et Anerood Jugnauth, un des seuls survivants, lors du transfert des compétences en 1968 et témoin de l’histoire, peut déjà se frotter les mains.  Et les îles Eparses ! A quelques nuances près, le cas des îles des Chagos ressemble au litige qui nous oppose avec la France à propos des îles Eparses. L’Ag de l’Onu, à trois reprises, avait ordonné la France de rétrocéder les îles Eparses à la République de  Madagascar. Seulement, la France, une grande puissance et membre permanent du Conseil de sécurité de l’Onu, n’avait rien à cirer de ces résolutions de l’Ag de cette auguste Institution. Un comportement digne de la « loi de la jungle » ! Trop absorbés aux sujets brûlants et troublants de l’heure, les acteurs politiques ainsi que les membres actifs de la Société civile sensibles à ce dossier ont tendance à le perdre de vue. Une veille nationale mobilisant, sans cesse, l’opinion sur la nécessité  de « récupérer » ces îles faisant partie intégrante de notre territoire doit être mise sur pieds. Certes, lors de la rencontre que le Chef de l’Etat français avait accordé à son homologue malagasy à l’Elysée, récemment, la presse internationale fit état du fait que le sujet avait été abordé. Mais, personne n’est au courant des tenants et aboutissants exacts de l’entretien sur ce point. Le Président Rajaonarimampianina entretenait le flou. Or, tous les citoyens de Madagascar ont le droit d’en savoir les détails.  Un sujet qui tient en haleine la Nation toute entière. L’Association nosy malagasy (Anm) de Mme Arlette Ramaroson, ancienne juge internationale, réclamait depuis toujours pour le « retour », sans condition, des îles Eparses dans le giron du territoire national. Il n’est plus un secret pour tout le monde que le régime en place tente par des manœuvres dilatoires d’esquiver ce litige qui n’a que trop duré. La position de la France, par la voix de son ambassadeur accrédité à Antananarivo, ne laisse aucune équivoque que ces îles appartiennent à la France. Un affront à l’endroit de la souveraineté territoriale malagasy ! L’île Maurice, par le truchement de ses dirigeants, n’éprouve aucun complexe, vis-à-vis de l’ancienne puissance coloniale, d’exiger son droit. Ce qui n’est malheureusement pas le cas pour Madagascar.
Ndrianaivo

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Editorial

  • A quand ?
     Les choses commencent à bouger ailleurs. Les séismes du changement ébranlent les anciennes habitudes de certains pays.  En Arabie Saoudite, premier producteur mondial du brut (pétrole), un pays longtemps réputé d’être hermétiquement fermé à toute influence étrangère, notamment de l’Occident, commence à ouvrir, bien que timidement, les portes et enclenche des changements notables.  Entre autres, les femmes saoudiennes, depuis toujours ignorées, retrouvent, peu à peu considérés, leurs droits les plus élémentaires. Désormais, elles peuvent entrer au stade et voir des matches ; elles peuvent conduire, etc… En outre, le roi Salmane affiche sa détermination de moraliser la vie publique, surtout, dans les rangs de la famille royale. Personne « n’est plus » au-dessus de la loi.

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