Publié dans Editorial

Farces des Forces ?

Publié le dimanche, 10 septembre 2017

Le capitaine Théodule Ranaivoson proposa  d’engager des pourparlers auprès de « malaso », et ce, pour venir à bout du phénomène « dahalo » dans l’extrême Sud-est de l’île, à Anosy.   Notre confrère qui avait fait état de cette nouvelle de taille dans les colonnes du journal, de la semaine, de se demander : est-on en face d’« une nouvelle stratégie ? » Une légitime question dans la mesure où une nouvelle approche serait-elle en train de se préparer quelque part dans les Etats-majors de la Gendarmerie et de l’Armée ? Ou s’agit-il, tout  simplement, d’aveu d’impuissance ? Ou carrément d’une…farce, de très mauvais goût, de nos hommes en uniforme ? L’Europe occidentale (France, Allemagne,  Belgique,…) et les Etats-Unis, cibles privilégiées du Daech et théâtres des actes terroristes ces dernières années, verraient mal d’engager une négociation de paix avec l’Etat islamique (l’Ei) pour éradiquer  les actes de terreur dont la population civile et  innocente en est la principale victime.


Les méfaits ou les actes de barbarie que les dahalo font subir aux populations du Sud, sinon, dans tout Madagascar peuvent être associés, sans nul doute, à des actes de terrorisme qui, en fait,  frappent durement les pauvres citoyens producteurs et…sans défense. Le capitaine Théodule Ranaivoson, commandant de la compagnie d’Anosy, jugeait impossible  d’atteindre les malaso retranchés dans les hauteurs nord de la montagne d’Andriry. Difficilement   accessible, le bastion des bandits est, selon lui, imprenable. D’où l’idée, de sa part, d’engager des pourparlers.  D’emblée, on est en droit de qualifier une telle proposition d’abjecte surtout qu’elle émane d’un officier responsable, commandant d’une unité  d’attaque au front. Comme nous l’avions mentionné plus haut que les chefs des opérations français ou belges, sur terrain, combattant les actes meurtriers des terroristes pour le compte de l’Ei n’iraient jamais proposer un « arrangement » auprès du Daech. Ce serait, ni moins ni plus, d’une insulte à l’endroit des victimes ! De même, les Forces du G5, nouvellement installées au Mali, oseraient-elles engager des  pourparlers avec l’Aqmi ou autres ? Inadmissible ! Nous ne mésestimons pas, évidemment, l’impact de l’approche population dans lutte contre le banditisme du genre dahalo, mais, de là, avoir l’idée d’abandonner le combat armé contre les malaso d’où qu’ils sont, relève purement et simplement d’un acte de démission et laissant les pauvres gens aux griffes des fauves. Inacceptable !
Les contribuables ne veulent rien savoir. Les  Forces Armées, de par leur mission principale, « protéger les personnes et leurs biens », doivent coûte que coûte trouver tous les moyens (stratégies ou autres) de mettre le holà à ce phénomène terrorisant le peuple. Les commandants des opérations sur  terrain sont là pour cela ! D’ailleurs,  toutes ces actions entrent bien dans le cadre de leurs études et formations en tant qu’officiers et n’oublions pas qu’ils sont…payés pour cela. Sinon, qu’ils se  démettent et cèdent la place ! Ce sera la meilleure option, pour eux, du fait qu’ils se sentent  impuissants, voire, incompétents devant l’ampleur et la complexité de la tâche. Mais le vrai problème se situe au niveau des tenants du pouvoir, au sommet de l’Etat. La responsabilité entière incombe à celui qui siège au poste de Chef suprême des Armées.   Le public en a assez de ces farces des Forces  de l’ordre.
Ndrianaivo

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Editorial

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