Publié dans Editorial

Alerte rouge (III)

Publié le mercredi, 13 septembre 2017

Phase trois. Nous avions eu déjà l'occasion, à deux reprises, de lancer des appels de détresse. Effectivement, le 12 janvier et le 27 mai de cette année, le Journal avait émis des sons de cloche.   Malheureusement, des alertes dans le désert. Les hauts dirigeants du pays, principaux destinataires, font la sourde oreille. En vertu du devoir sacré envers le pays et les générations à venir,  nous revenons à la charge, et lançons une troisième phase d'alerte rouge.

Une tendance fâcheuse d'expropriation des terres apparait ces derniers temps. Les terrains déjà occupés et exploités par des paysans depuis des décennies sont les principaux visés.
Le cas  d'Ambohibary Moramanga provoque l'indignation. Ambatomasina et Afaroratra, deux villages compris respectivement dans les Fokontany d'Ampitambe et de Befotsy  ont subi le drame d'expropriation par deux acquéreurs titulaires des titres fonciers. En effet, les occupants de 16 maisons de ces deux localités durent quitter, par la force, leurs habitations. L'huissier de justice, chargé de l'exécution suivant  un Arrêt du Tribunal et assisté de 5 éléments de la Gendarmerie de Moramanga,  scellait les portes. Ainsi, depuis le 1er septembre, date de l' « opération », les habitants désormais ex-propriétaires ont dormi à la belle étoile. En dépit de l'assistance de gens de bonne volonté,  de certains élus et les autorités locales, les pauvres paysans victimes vivent dans des conditions de précarité et de vulnérabilité extrêmes. A noter que les deux titres fonciers  portent, bel et bien, les noms de deux femmes malagasy. Mais, tout le monde n'est pas dupe ! Derrière ces « propriétaires » se cache un « vrai » titulaire, un étranger. On est en face des prête-noms.
L'autre cas de Soanierana Ankadimbahoaka (Antananarivo) où des familles furent chassées de leurs maisons confirme la menace et préoccupe, sérieusement, le monde des défenseurs des droits humains. Si le phénomène continue, les Malagasy seront des indésirables sur leurs propres terres. Madagascar, la « terre des ancêtres », deviendrait, un jour, une vulgaire possession des autres.
D'autres charges pèsent sur la tête des Malagasy. Ils doivent affronter, également, des soucis portant atteinte sur l'environnement et sur des activités économiques de premier plan telles le tourisme et l'agriculture. Le pillage des ressources minières par les grandes sociétés étrangères, dans presque tout le territoire national, cause de vrais dégâts collatéraux au pays.
Aux environs immédiats de la presqu'ile d'Ampasindava, une zone protégée du Nord-ouest, dans le District d'Ambanja, un projet minier risque de générer de lourds tributs sur la biodiversité, en général, et sur l'écosystème marin, en particulier. Une société mauricienne, en collaboration avec les grands capitaux étrangers, se trouve sur un vaste projet d'exploitation minière des terres rares, tantales, dans cette partie de l'île. Les terres rares, matière première très utilisée dans le domaine de l'électronique, sont très sollicitées vu l'explosion de ce secteur d'activité. Un danger mortel pour toute la région environnante dont Nosy- Be qui se « nourrit » de l'équilibre de l'écosystème et de la richesse de la biodiversité de son espace naturel.
Le cas d'Ampasindava est loin d'être isolé. Le pays est confronté à un véritable saccage organisé de ses richesses naturelles.
Le régime, en place, certainement de mèche avec ces exploitants, sans foi ni loi, laisse la situation
empirer. Au secours !
 Ndrianaivo

1 Commentaire

  • Posté par Rivo
    vendredi, 15 septembre 2017

    Il y a un adage malgache qui dit: "Andriamanitra tsy andrin'ny hafa, andriko ihany", qui veut dire à peu près: J'attends avec patience l'intervention de Dieu. Oui, nous, la majorité des malgaches, actuellement, nous vivons dans le désaroi total. Il y en a ceux qui se disent avoir marre de la politique, il y en a ceux qui disent se soucier seulement de leur propre sort, de leur propre survie, chacun pour soi, et presque tout le monde trouve cela normal. Mais heureusement, il reste encore ceux qui sont conscients que, tellement, on est tombé si bas qu'il faudrait impérativement oser dire la vérité. Et il ne faut pas compter sur les politicards véreux pour le faire. La situation est si précaire que beaucoup de personnes vivent dans l'indiférence totale et cela favorise les "peu de gens malhônnetes" qui maîtrisent tout. Beaucoup sont ceux qui sont les malgaches qui sont effectivement expulsés de leur habitation, et les personnes qui prétendent être en être propriétaires présentent des documents "légaux". Mais sont-ils authentiques ? Et est-ce légitime ? Il faut oser dire que l'argent fait tout actuellement. Et les faibles et les pauvres en sont les premiers victimes. Mais finalement, qu'est-ce que le Tout-puissant prédisait en de telle circonstance ? Tout a un fin et il est dit que le juste vaincra et les méchants périront.

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Editorial

  • Incendiaire
    Un puissant séisme politique secoue le Togo et menace sérieusement la dynastie Gnassingbé.  L’opposition togolaise conteste, de la manière la plus énergique et déterminée, l’acharnement des Gnassingbé à s’incruster au pouvoir. A l’issue d’un coup d’Etat en 1967 au Togo, un petit Etat d’Afrique occidentale, sur le Golfe de la Guinée, le Lieutenant Colonel Etienne Gnassingbé Eyadema monta au pouvoir. Il y resta jusqu’à sa mort en 2005, soit, 38 ans de règne sans partage. Son fils Faure Gnassingbé, avec la complicité de l’Armée, lui succéda. « Réélu », successivement en 2010 et 2015, il compte rééditer le schéma classique, comme une lettre à la poste, en 2020. Seulement voilà, l’opposition monta au créneau et décida de lui barrer la route.

A bout portant

BONS PLANS WEEK-END

  •  Vendredi 25 novmebre 2016:

    - Fara kely, Fara Gloum et Mahandry au Piment café

    - Joëlle Claude  : au Cercle-germano malagasy à Analakely

    - "Who's next" au Dome Rta à 17h

    - Journée dédiée à la jeunesse suivi d'un spectacle oratoire le "Cinbé village" et le "zumba coloré" au Village de la Francophonie à Andohatapenaka

    - Grand concert intégrationnel au Village de la Francophonie à 15h suivi d'un défilé de mode et un "Zoma magnifique" avec Mika et Davis à 21h

    Samedi 26 novembre 2016:

    - "Ndao hifety isika jiaby": thème du jour au Village de la Francophonie

    Dimanche 27 novembre 2016:

    - "Ce n'est qu'un au revoir" thème du jour au Village de la Francophonie

    - "Ciné village", finale du tournoi de slam, carnaval de clôture, grand concert de musique classique, récit du mythe d'Ibonia, un chant d'au revoir du village, un jeu de drapeau: "Ce n'est qu'un au revoir mes frères" à 19h au Village de la Francophonie

  • Se surpasser, encore et toujours. Avant de s’envoler pour d’autres cieux, Bodo rendra hommage à ses fans à l’« Akany Nambinitsoa », Talatamaty. Ce sera son dernier cabaret-concert de cette année. Une occasion à ne pas rater pour les amateurs de cette grande dame de la musique malagasy. Le show commencera à partir de 20h.
     
  • Après l’avant-gout de la célébration du 20ème anniversaire du groupe « ‘Zay » qui a eu lieu à l’hôtel Carlton, Anosy, ce dernier revient sur le devant de la scène. Ainsi, le groupe réalisera un autre concert au Palais des sports de Mahamasina ce dimanche après-midi. Durant quelques heures, « ‘Zay » résumera les 20 ans de sa carrière à travers ses titres. Nary et compagnie ressusciteront leurs tubes les plus connus. Outre les musiciens, l’instrument à vent « Anjaniony » bercera le public. Le concert débutera à partir de 15h.
     
  • Une belle ambiance et de la bonne musique attendront les abonnés de l’Amitié Fandian à Ankadindramamy à partir de 21h. Mahery, Nini (Kiaka), Poun ou encore Green Banane animeront la soirée « after work » de cet endroit qui est devenu, à chaque fin de week-end, le lieu de rendez-vous incontournable pour certaines familles et des amis. Le répertoire sera composé des succès de ces artistes, en plus des duos et trios exceptionnels. 

  •  Des artistes véhiculant des styles de musique différents se réuniront au Pk 0 Soarano. La musique traditionnelle, celle urbaine et la musique des hauts-plateaux berceront les cœurs des  abonnés de cet endroit dans une soirée dénommée « Cabaret in Tanà ». Ry kala vazo, Jimmy Harison, Tana Group et Tovo J’hay partageront la scène pour assurer une ambiance parfaite.
  • Dans le cadre du festival « Madajazzcar », un cabaret avec Mampionona quintet, Hakon Storm, Mathisen feat Lova Bil, @ Tonny Mahefa Razafiarison & Volahasiniaina Linda aura lieu à l’hotel du Louvre, Antaninarenina à partir de 19h 30.
     
     
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