Publié dans Editorial

Cause perdue

Publié le jeudi, 05 octobre 2017

La plaidoirie du régime se met en place. Tels les soldats du génie, les sapeurs pompiers, des membres influents du régime et professionnels du média acquis à la cause, foncèrent aux fronts. Il faut agir vite, les feux risquent de tout saper. Fronts, au pluriel s’il vous plait, car il y en a plusieurs. La misère d’un peuple (fahoriam-bahoaka), l’insécurité, l’épidémie de la peste, l’image en état piteux du pouvoir, les vindictes populaires, la mobilisation des syndicats (SSM, CTM,…), l’impopularité autant de foyers de tension brulants qu’il faudrait, au même moment, éteindre ou plutôt mater ! Le temps presse, 2018 approche à grande vitesse. Au moins, pourrait-on sauver les meubles ! A noter qu’avant tout, il y a encore la Constitution à tripoter. Un autre foyer de crise en puissance qui couve et qu’il faut affronter.

 

Tâche difficile pour les « soldats du génie », le feu a déjà atteint une bonne partie des « édifices » concernés. L’embrasement total menace. Tâche compliquée pour les avocats du…diable, dans la mesure où la cause semble être perdue d’avance. Panique à bord ! Mais pourquoi et comment ce régime en est-il arrivé là ? Certains motifs plausibles expliquent le drame selon les observateurs.

La cause première revient au mauvais démarrage du régime HVM. Certainement, ce régime est mal parti ! Au tout début, au starting-block, le sprinter fit un faux départ. Au moment même où le président nouvellement élu, Hery Martial Rakotoarimanana Rajaonarimampianina, prêta serment lors de son investiture, il a eu le malheur de commettre un péché mortel : botter par derrière sa « famille politique », celle  qui l’a accompagné et aidé à conquérir le pouvoir par la voix des urnes. Un comportement s’inscrivant, complètement et profondément, en faux à la culture ancrée dans la sagesse malagasy. Dès lors que le péché commis, le régime fut mort-né !

La traitrise et la trahison ne servent à personne. Elles handicapent tous les efforts servant à améliorer des conditions de vie du pays. Un traître ne peut pas faire un bout de chemin qu’avec un ou des traîtres de son gabarit. Une bande de félons, tenant la barre du pouvoir, incapables de probité et d’intégrité, conduit le pays vers la ruine et la désolation. Corruption et détournements sont les domaines auxquels ils excellent. Rien ne nous étonne si le pays se transforme en cadre privilégié de la contrebande. Contrefaçons, piratages, rapts et trucages de toutes sortes inondent la Grande Ile. L’adage « dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es ! » confirme bien les faits. Bref, c’est un régime de renégats et de scélérats. 

La tromperie est la cause secondaire ayant pour origine l’anéantissement du crédit du régime et qui, en fait, bloque le décollage du pays. La population doute de la crédibilité des dirigeants. Elle ne croit plus à ce qu’ils disent. En réalité, les malagasy n’accordent plus d’importance à ce que les titulaires du pouvoir leur adressent. Quand un Ministre, premier responsable de la Santé publique déclare, officiellement, qu’une terrible épidémie est maitrisée, alors que le mal continue de sévir et tue. Et le bilan ne fait que s’alourdir, trente morts ! Il y a péril en la demeure !  Une cause perdue, très difficile à défendre !

Ndrianaivo

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Editorial

  • Sale jeu !
    A quel jeu se livre-t-on exactement ? Sur terrain, une équipe hétéroclite dirigée par un « technocrate et n'appartenant à aucune formation politique » du nom de Ntsay Christian joue un match capital. En réalité, il s'agit d'un match où « tout le monde », coach, capitaine, joueurs, supporters et même les spectateurs sur le gradin, n'a pas le droit ni l'intérêt de perdre. A tout prix, l'équipe doit gagner !

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