Publié dans Editorial

L’incertitude

Publié le mardi, 10 octobre 2017

De quoi demain sera-t-il fait ? Où va-t-on ? Dans le doute, les citoyens et les observateurs, très inquiets, s’interrogent sur l’avenir du pays. De légitimes questions qui taraudent les esprits. Face à un régime dont la substantifique moelle n’a rien produit de concret pour l’épanouissement de l’homme et de tout l’homme, on est en droit de se faire des questionnements relatifs au devenir du pays. En physique, les scientifiques évoquent le cas d’incertitude absolue ou relative quand, dans la mesure d’une grandeur, ils établissent une erreur absolue ou relative. En l’état actuel des choses, rien ne permet  d’établir, de façon absolue, une certitude sur la capacité réelle du pouvoir, en place, à maitriser la situation qui prévaut au pays. La paupérisation avance à grands pas.

Plus de 95% de la population vivent sous le seuil de la pauvreté. Pauvres parmi les plus pauvres, les Malagasy végètent dans une misère indescriptible. Les plus âgés ont encore dans les mémoires des « périodes noires » au moment très critique du régime de l’Amiral Didier Ratsiraka quand il a engagé le pays dans une aventure sans issue de la révolution socialiste. Le fait est que les tenants du régime ne parviennent pas, du moins jusqu’à ce jour, à dénouer, sinon trancher, s’il le faudrait, le nœud gordien de cette terrible misère qui étouffe tout le pays, on s’enlise dans une incertitude absolue.  Le traitement improductif des problèmes liés à l’insécurité provoque, en ce moment précis, des situations d’angoisse  et de stress permanent. Le quotidien du peuple est émaillé de violences et brutalités innommables.  Les activités de la contrebande pullulent à tel point qu’on ne se retrouve plus. Impossible d’identifier le vrai  parmi les faux. Faux billets, fausse  identité et faux passeports, etc. envahissent le circuit.Les maladies virales redoublent d’intensité mortelle. La peste, très vite métamorphosée en implacable épidémie, fait de nombreuses victimes. Dans certain milieu du pouvoir, on nous taxe  d’alarmiste. Les ténors du régime accusent la presse, non inféodée, d’exagérer le cas. Mais, les faits sont là et ils sont…têtus ! A souligner que la presse internationale s’y met aussi quotidiennement. Les zélateurs du Hvm, parlementaires, dirigeants d’associations  fictives et autres, tentent vainement de banaliser le fléau et de rassurer l’opinion. Et dire que nous ne sommes là qu’au tout début de la saison propice à la résurgence de cette maudite maladie et qui ne devrait se terminer qu’au mois de mars. Les pays riverains de l’océan Indien prennent au sérieux la propagation de la maladie. A rappeler, également, que l’autre malédiction, le choléra, qui risquerait de nous abattre au cas où l’on ne prend pas dès maintenant les mesures adéquates. Est-ce de l’alarmisme ! Le Chef de l’Etat, au lieu de prendre en main personnellement le commandement des opérations de la lutte contre l’épidémie sur terrains, s’envolera incessamment pour Rome. Peut-être pour contaminer aussi les « Romains » ? De toutes les façons, si c’est pour récidiver le mirage de la « Conférence de Paris » en décembre 2016, inutile de dilapider la caisse de l’Etat pour le déplacement. L’avenir s’assombrit ici-bas ! Le spectre du doute plane et cache le rayonnement du soleil. Prise en tenaille entre la souffrance et la tourmente, la population s’incruste dans l’incertitude. 

Ndrianaivo

 

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Editorial

  • Canular !
     Et la farce continue. De mascarade en mascarade, les hommes du pouvoir mènent en bateau les 25 millions de Malagasy. Des numéros, très maladroitement interprétés, au lieu d’égayer la galerie, offusquent. La comédie vire à la pitrerie. La sauce mayonnaise tourne. C’est raté ! Iavoloha, mordicus et contre vents et marées,  persiste et signe de sa volonté à tripoter la Constitution. Ayant butté à une fin de non recevoir de la part des partenaires nationaux soutenus par la Communauté, les dirigeants aux cravates bleues ne désarment point. Pour contourner la chose, ils sont en train de mettre sur pied une nouvelle tactique. En effet, Iavoloha passe le relais aux parlementaires patentés au pouvoir. Les députés et sénateurs  proches du régime cogitent un plan machiavélique en vue de « toucher » à la Loi fondamentale. 

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