Publié dans Editorial

De façon draconienne !

Publié le dimanche, 19 novembre 2017

 Les grands pays occidentaux, au tout début de l’industrialisation et du grand boum des activités industrielles entre les 18e et 19e siècles, furent des pays d’accueil. En effet, la révolution industrielle qui exigeait pour une pleine expansion et une rentabilité rapide demandait une main-d’œuvre abondante et …moins chère. Les Etats-Unis, l’Angleterre et la France, à titre d’exemple, recevaient à bras ouverts les migrants arrivés sur leurs sols.

Des pays comme les Etats-Unis firent, même, appel aux pays voisins voire ceux d’Afrique des ouvriers. Sur d’autres plans, certains pays de l’Amérique Latine comme le Brésil, pour satisfaire le besoin des grands travaux agricoles, le café ou autres, n’hésitaient pas à faire venir des « bras » de l’Afrique, soit par le biais de l’esclavage, soit par des tractations libres des grands colons propriétaires terriens. La France avait suivi un parcours assez particulier. Après la rage de l’immigration voulue par l’essor de l’industrie, elle continua à recevoir sur son sol des immigrés mais plutôt à caractère politique. La France se proposait, ainsi, d’héberger, sans coup férir, sur son territoire les indésirables, politiquement parlant, des autres. Personne n’ignorait la réputation de l’Hexagone en tant que pays d’asile dans le monde. Certes, les choses changeaient un peu vu la recrudescence des migrants clandestins menaçant la paix civile. Madagascar, au beau milieu du carrefour des circuits, plaque tournante de l’océan Indien, reçoit de gré ou de force ou à son insu des hommes et des femmes venant des quatre coins du monde. L’insigne particulier sur l’arrivée massive des « touristes » douteux en provenance des Proche et Moyen-Orient mérite la mention et les attentions spéciales. Madagascar serait-il la terre d’asile pour les indésirables, les islamistes chassés des combats violents menés par l’armée loyale à Assad, l’inamovible dictateur régnant en Syrie, d’une part, et les frappes  diligentées conjointement par les Forces alliées ? Les observateurs font état d’un raz de marée d’étrangers aux barbes longues. Les interpellations que les Forces de l’ordre ont pu effectuer ces derniers temps ne sont que la face visible de l’iceberg. En effet, « sous l’Océan » grouillent des Européens, Arabes (Iraniens, Irakiens, Turcs ou Syriens,…) pour la plupart en situation irrégulière. Ces touristes pas comme les autres convertis à l’Islam débarqueraient au pays en quête d’une radicalisation. La récente enquête sur terrain réalisée à  Vohipeno (Sud-est) par le journal français Le Figaro témoigne de la dangerosité du cas malagasy. L’envoyé spécial dépêché dans cette localité (Vohipeno) a vu très juste quand il intitulait son travail par un constat, amer et sans appel, stipulant « Madagascar, une nouvelle conquête des islamistes ». La multiplication sauvage des écoles coraniques un peu partout à travers la Grande île aggrave d’un cran le problème. Il fallait, heureusement, l’intervention sévère du ministère de l’Education nationale. Un vrai péril en la demeure ! Pourquoi en est-on arrivé là ? La raison  principale revient au laxisme des gouvernants. Le Figaro pointait du doigt ce manquement inacceptable ! Trop obnubilés par le souci de garder leurs fauteuils, les tenants du régime passeraient à côté de la plaque. Ils s’étaient rendu compte tardivement de la gravité du phénomène. La porosité de nos côtes explique aussi les entrées et sorties faciles et incontrôlées du territoire  national. Il est temps qu’on se ressaisisse de façon draconienne. 

Ndrianaivo

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Editorial

  • HVM, que reste-t-il ?
    Alors que toutes les formations politiques, du moins celles dignes de leur stature, resserrent les rangs pour affronter la course en vue de la magistrature suprême, le parti du Président démissionnaire Hery Rajaonarimampianina s’effrite. Le parti au pouvoir va en ordre dispersé.  Les démissions se succèdent. Une défection cache une autre ! A ce rythme, le parti présidentiel, une formation politique, sûre de sa puissance, à  l’époque, et qui défiait avec un certain orgueil et d’une fierté, mal placée, les autres serait d’ici peu une carcasse d’ossements, sans âme, ni corps,  l’ombre de lui-même ! Les « départs définitifs » se poursuivent. Et la liste n’est pas exhaustive !

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