Publié dans Editorial

Dommage !

Publié le vendredi, 09 février 2018

L'Afrique en veille ! Les années 10 de l'an 2000 marquent le réveil du Continent noir. Dès l'entame, en 2011, le « printemps arabe » secouait l'Afrique et même le monde entier. Une rafale de vent puissant, d'une vitesse impressionnante, souffla les régimes autoritaires de la Tunisie, d'Egypte et de la Lybie. Les dictateurs « à vie » avaient été emportés par les mouvements de contestation, sans précédent. Les jeunes et les militants, sans étiquette, motivés par la volonté de changer n'ont laissé aucune chance à ces potentats de vouloir s'agripper « éternellement » au pouvoir.

Zine el-Abidine  Ben Ali, de la Tunisie, sous la pression populaire dut s'enfuir le 14 janvier 2011, avec sa belle- famille en Arabie Saoudite, après 23 ans de règne sans partage. Des contestations sociales déclenchées par l'immolation par le feu d'un jeune vendeur ambulant de Sidi Bouzid (Centre-Ouest) excédé par la pauvreté et les humiliations policières firent trembler le pays.
Housni Moubarak, le mois suivant, allait connaitre le même sort. Le 11 février 2011, après 30 ans au pouvoir, démissionna. Les fortes pressions populaires dans les rues du Caire ne laissèrent aucune possibilité au Rais de contourner ou d'éviter le départ.
Mouammar Kadhafi, le Guide Suprême de la Révolution libyenne, après 42 ans à la tête du pays, en véritable maitre incontesté, avait dû se rendre à l'évidence qu'il fallait quitter le pouvoir.
L'histoire nous enseigne, à travers ces trois cas du printemps arabe, que rien ne pouvait stopper l'élan populaire. Et quelle que soit la puissance d'un homme en tant que roi ou Chef d'Etat, en pleine possession de ses pouvoirs, il n'y peut rien quand le peuple s'insurge.
Blaise Compaoré, Burkina Faso, le 30 janvier 2014 après 27 ans et 16 jours de règne, devait s'enfuir, lui aussi, en Côte d'Ivoire suite à la révolte populaire. Robert Mugabe du Zimbabwe, 37 ans de pouvoir et à l'âge de 92 ans, suite à la pression de l'Armée quitta, le 11 novembre 2017, son « fauteuil doré ». La liste risque bien de s'allonger car l'Afrique se réveille de sa longue léthargie. Les Jacob Zuma et bien de ses acolytes à l'instar d'un certain Joseph Kabila n'échapperaient le cours de l'histoire !
Et que dire de Madagascar ! En quarante ans de son jeune histoire d'indépendance, le pays avait connu plusieurs crises. Malheureusement, les dirigeants qui se sont succédé au pouvoir ne voulaient pas saisir les leçons de l'histoire. Au lieu d'en tirer les enseignements justes, corrects et utiles du passé,  ils enfoncèrent le clou.
Les barons du régime, en place, snobent royalement et ouvertement les mésaventures douloureuses vécues par leurs prédécesseurs. A vrai dire, ils s'en moquent. Ils savent pertinemment que les crises répétitives ont coûté cher à la Nation. Le pays ne parvient nullement à surmonter les difficultés causées. L'éternel retour à la case départ hypothèque lourdement notre avenir. L'économie en souffre dangereusement. Mais voilà, aucune mesure entrant dans la ligne droite d'une tentative de redressement de la situation tout en prenant en considération la leçon de l'histoire ne figure point sur leur agenda.
Ils semblent ignorer que l'Afrique se remette en marche. Dommage ! Les dérives de dictature ou toutes autres malversations, quelle que soit leur forme, ne seront plus tolérées ni admises.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Sale jeu !
    A quel jeu se livre-t-on exactement ? Sur terrain, une équipe hétéroclite dirigée par un « technocrate et n'appartenant à aucune formation politique » du nom de Ntsay Christian joue un match capital. En réalité, il s'agit d'un match où « tout le monde », coach, capitaine, joueurs, supporters et même les spectateurs sur le gradin, n'a pas le droit ni l'intérêt de perdre. A tout prix, l'équipe doit gagner !

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