Publié dans Editorial

A plate couture

Publié le mardi, 10 avril 2018

La sécurité, du moins la maitrise du domaine sécuritaire, constitue la clé de voûte de toutes les stratégies devant aboutir au développement d’un pays, à l’épanouissement de tout son peuple. Sans un minimum de sureté, on ne pourrait point envisager mettre en route tout programme d’amélioration des conditions d’existence de la population.

Madagascar, un pays toujours à la recherche des issues pour se défaire du cercle vicieux de la pauvreté, éprouve toutes les difficultés du monde à endiguer l’insécurité sur tout le territoire national. Le Président Rajaonarimampianina et son Gouvernement HVM, en quatre ans et demi de règne, ne parviennent pas encore et toujours à juguler la question sécuritaire. Ils n’ont pas pu trouver les voies et les moyens à assurer un minimum de sérénité à l’endroit des concitoyens. Une défaillance et incompétence qui commencent à coûter cher à tout un chacun. Toutes les catégories sociales sont atrocement touchées par les barbaries des malfrats.
Réunis en états généraux à Iavoloha, l’énième conclave, tous les hauts responsables concernés de près ou de loin par cette redoutable pandémie, l’insécurité, cogitent. Seulement, on a l’impression du déjà vu. Le Premier ministre (PM), le premier responsable de l’administration, de la défense et de la sécurité du pays, n’est même pas capable de présenter quelque chose de nature à rassurer les contribuables sinon d’emprunter le sentier battu : l’éternel « manque de moyens » ! Mais à tous les régimes qui s’étaient succédé, les moyens manquaient toujours ! Même les pays, censés avoir à leur disposition une large possibilité de se faire acquérir des outils nécessaires pour combattre les méfaits de l’insécurité, ne pourront pas dire en avoir les moyens suffisants. Il y a toujours quelque part, une faille. La France ou l’Allemagne et même les Etats-Unis sont toujours soumis à des insuffisances quoique relatives de leurs moyens.
Pour ainsi dire que le manque chronique de moyens n’est pas la seule explication valable à l’échec, à plate couture, du régime en matière de sécurité du pays. Certes, il s’agit d’un aspect non négligeable et incontournable, mais se cantonner à l’insuffisance matérielle relève d’une pure malhonnêteté intellectuelle. Il leur manque plutôt de la détermination et de la volonté politique ! En outre, l’opinion n’accorde plus de crédit à des grands mots fût-ce très sévères. Les termes comme « tolérance zéro » ne suffisent plus à calmer les esprits. Aucun des responsables défaillants n’a jamais été puni.
Le PM et ses « coéquipiers » doivent rendre compte, sans détour, devant les contribuables, les vrais patrons, l’état de leurs actes et avouer, avec humilité, leur échec. Le drame insécuritaire que le pays endure, en ces temps-ci, dépasse largement l’entendement. Les dahalo ne font plus la différence entre éléments des Forces de l’ordre et simples citoyens. Dotés d’armes sophistiquées, ils attaquent tous sans distinction. Dans cette terrible bataille, ce régime peut se targuer d’obtenir le record en effectif de victimes dans les rangs des gendarmes ou militaires. Des veuves et des orphelins sont en nombre sans cesse croissant. Et Dieu seul le sait jusqu’à quand la triste saga devrait-elle clore le rideau !
Encroûtés dans la déliquescence et la déconfiture totale et stigmatisant, les tenants du régime « bégayent » dans un langage indescriptible ou confondu et s’encrassent dans la déroute, à plate couture.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Bataille rangée
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