Publié dans Editorial

A tâtons !

Publié le mercredi, 11 avril 2018

 N’importe quoi ! On est bel et bien dans une république bananière. Une république est dite « bananière » quand son moyen d’existence repose uniquement sur la culture de bananes. Elle dépend entièrement des caprices des prix fixés par les grandes compagnies importatrices qui, en fait, en font la pluie et le beau temps. A vrai dire, ce sont les détenteurs des grands capitaux étrangers soutenus par les grandes institutions financières internationales qui tirent la ficelle. Les dirigeants locaux, de vraies marionnettes, exécutent les consignes. Par voie de conséquence, ils gèrent, à vue, les affaires nationales de leurs pays. Entièrement inaptes  à anticiper les situations risquant de créer de sérieux ennuis à son peuple, les maîtres aux commandes tâtonnent.

 

En raison de l’incurie des dirigeants, en place, Madagascar fait, malheureusement, partie de ce genre de république. Les grandes orientations ainsi que les grandes décisions relatives à la gouvernance du pays et pour le bien de la population doivent d’abord passer par le consentement sinon la bénédiction des « grands maîtres » de l’extérieur. Sans quoi les robinets seront fermés ! Non seulement dépendants et non maîtres de leurs décisions, ces dirigeants ne maîtrisent pas les aspects techniques des domaines de leurs responsabilités. A plusieurs reprises, ils hésitent à prendre les décisions qui conviennent. Manifestement, ils ne sont pas sûrs des dispositions qu’ils ont, eux-mêmes, prises. D’où la valse-hésitation de nature à provoquer le tournis aux citoyens !  

Les tenants du régime ne savent plus quoi faire pour venir à bout à ce « carnage » moral et physique dû à l’insécurité sauvage vécue dans le pays. Toutes les mesures prises n’ont pas porté leurs fruits. En réalité, les hauts responsables de la Défense nationale et de la Sécurité intérieure ne parviennent pas à trouver la solution idoine. Les multitudes de tentatives mises en route sont jusque-là infructueuses. Des opérations « coup de poing » ou de « fahalemana » n’ont rien abouti. La mise en place de l’unité spéciale anti-dahalo (Usad) n’a pas non plus satisfait. Ce qui a amené le PM Solonandrasana Mahafaly Olivier à proférer, le 24 juin 2016, en des termes durs la menace d’une « tolérance zéro » et cela pour traquer les dahalo et punir les responsables défaillants. Deux ans après, on est à la même enseigne. Et on clame, de nouveau, les mêmes durs mots « tolérance zéro ».

Et voilà cette problématique des prix des produits pétroliers. Un secteur stratégique dont la gestion échappe totalement aux tenants du régime. Pris en étau entre le respect des consignes des grands « patrons » de Bretton Woods de Washington et le risque d’explosion sociale, sur place, ils tergiversent et avancent en tremblotant … à tâtons. On revoit à la hausse puis on revient à la « normale ». Finalement, on re-monte ! Le citoyen lambda ne sait plus sur quel pied danser ! De quelle musique et quelle cadence à suivre !  

L’approche imminente des échéances électorales déclenchent la panique au sein du pouvoir. Les échecs sur tous les plans risquent bien de créer de sérieux ennuis pour les barons et baronnes aux cravates bleues. Obnubilés par des mesures barbares à l’encontre d’éminents membres de l’opposition, Iavoloha et Mahazoarivo tentent le tout pour le tout.

 Ndrianaivo

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Editorial

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