Publié dans Editorial

Au boulot !

Publié le vendredi, 15 juin 2018

Et maintenant, au travail. Sauf quelques rares exceptions, tous les Départements ministériels ont effectué les passations de service nécessaires pour que les nouveaux désignés puissent entrer en fonction. Certes, pour certains cas à problèmes dont on connait les raisons, les syndicats suivis de l'ensemble du Personnel du ministère concerné ne baissèrent pas les bras. En fait, il s'agit pour la plupart des « nouveaux-anciens » patrons ou des redoublants dont la réputation fait honte à l'intégrité et à la crédibilité de la haute charge de l'Etat. Leur présence effective au nouveau Gouvernement viole la teneur de la Décision du 25 mai de la HCC.

Les cas précis de Maharante et de Riana Andriamanandavy VII font jaser. Les agents du ministère des Postes et Télécommunications et ceux de la Communication et des Relations avec les Institutions se sentent offusqués voire scandalisés par de telles nominations. Ils sont carrément, ces deux hommes, indésirables. Et même l'opinion emboîte les pas de ces agents de l'Etat en jugeant que c'est une insulte pure et simple. Alors, le bras de fer continue.
Pour la majorité des cas, les nouveaux ministres réussissent à s'installer officiellement. L'heure n'est plus aux tergiversations ni au bla-bla, il faut s'atteler au travail. Le temps presse ! Ils n'ont que six, tout plus sept mois, pour tout boucler.
La raison d'être principale de ce Gouvernement de consensus revient à l'organisation des élections, et cela, dans les plus brefs délais. Selon les termes de la Décision n°18-HCC/D3 de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), le scrutin présidentiel doit se faire, sans faute, pas au-delà de la saison sèche de cette année en cours. Donc, d'ici septembre ! Plus de temps à perdre, il faut publier le calendrier électoral, la date du premier tour et celle du deuxième. Car il en faudra pour départager les prétendants au « trône ».
Avant toute chose, bien sûr, les nouveaux dirigeants doivent s'assurer que le Code électoral cadre bien avec l'exigence de la nouvelle donne. A rappeler que les textes devant régir les futures élections, imposés par le gouvernement Mahafaly ont été à l'origine de la contestation des 73 députés pour le changement. Les élections libres, transparentes, crédibles et démocratiques supposent l'application d'un Code électoral « normal » respectant la règle du jeu franc et accepté par tous les acteurs en lice. Les mauvais tours ainsi que les « fikafika maloto » dont le régime HVM excelle ne seront plus de mise.
Comme nous l'avions déjà souligné et insisté, il n'y a pas que les élections qui urgent, les « sosialim-bahoaka » n'en déméritent point l'attention des nouveaux maîtres au pouvoir. La grande majorité des Malagasy attendent de ce Gouvernement Ntsay qu'il s'occupe sans tarder de leurs minables quotidiens. La misère n'a que trop duré ! Sans oublier l'insécurité grandissante qui sévit dans le pays touchant tout le monde, riches ou pauvres. L'escalade des rapts doit être nécessairement stoppée.
Simultanément, la bataille contre la corruption et l'éradication de l'impunité espèrent trouver des solutions efficaces de la part du Premier ministre Ntsay et son équipe.
Mais avant toute chose, il faut par tous les moyens mettre en œuvre les voies susceptibles d'apaiser les tensions politiques encore vives. La vertu du dialogue mérite toujours la priorité.
Au boulot, tout le monde !
Ndrianaivo

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Editorial

  • Quel message !
    100 ans ! S’il était encore resté vivant, parmi les siens, Madiba aurait 100 ans mercredi dernier. En effet, Nelson Rolihlahla Mandela, de son vrai nom, est né le 18 juillet 1918 à Mvezo, dans la province de Cap et mort à l’âge de 95 ans, le 5 décembre 2013 à Johannesburg, Afrique du Sud.Faisant partie d’une rare élite noire dans une République sud-africaine (RSA) ségrégationniste, dirigée d’une main de fer par les Blancs, Nelson Mandela, avocat de son état, s’engagea dès son jeune âge dans la lutte contre toutes formes d’injustice, d’inégalité et de non-respect des droits humains. Il fonçait tout droit dans la bataille, parfois armée, contre la politique de ségrégation raciale appliquée par les tenants du pouvoir.

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