Publié dans Editorial

Et maintenant !

Publié le lundi, 02 juillet 2018

Gilbert Bécaud, le grand oublié de la chanson française pourtant un compositeur et interprète hors-pair, s'interrogeait dans sa célèbre chanson « Et maintenant que vais-je faire ? ». Pour Madagascar, maintenant que l'incertitude sur son avenir immédiat s'efface, la question « que va-t-il faire ? » ne se pose plus. Le pays tout entier, de la population aux responsables de tous les niveaux, du sommet à la base, se prépare laborieusement à s'acquitter de son devoir civique : l'élection. Maintenant que les dates sont connues, chacun doit assumer pleinement sa responsabilité. Cependant, le Gouvernement Ntsay Christian a, en sus, d'autres chats à fouetter.

Il est indiscutable que la raison première de l'existence du Gouvernement Ntsay relève de l'organisation du scrutin présidentiel, et cela, en collaboration étroite avec la CENI, l'organe principal en charge de toutes les opérations de vote. Mais, il ne peut pas non plus se soustraire aux responsabilités vis-à-vis des difficultés vécues au quotidien par la population, en détresse. Certes, selon l'« implacable ordre» contenu dans la Décision de la HCC du 25 mai 2018, le PM de consensus est soumis de respecter suivant  une priorité des priorités à savoir organiser l'élection avant la saison des pluies. Toutefois, il existe, en parallèle d'autres priorités qu'on ne pourra pas ignorer. Des urgences touchant la survie- même de la grande majorité des Malagasy et qui exigent des mesures appropriées.
La misère intenable du peuple laissée par le régime HVM impose la mise en place par la nouvelle équipe d'un train de dispositions de nature à soulager la tourmente. Le « sosialim-bahoaka » devenu de plus en plus urgent et inquiétant nécessite une série de mesures qui ne peuvent pas attendre. La nouvelle Ministre, en charge de la Population, Naharimamy Irma, saisit bien la situation. Depuis le peu de temps qu'elle intégrait ce Département, cette ancienne élue MAPAR du District de Mahanoro sillonnait déjà une bonne partie du territoire national.
L'insécurité, une autre priorité aussi urgente, attend du Gouvernement des solutions sinon des stratégies efficaces. Les populations des zones urbaines et celles des rurales vivent dans un climat de terreur sans précédent. Il est désolant de constater que, par les temps qui courent, c'est une erreur de se faire fortune. Les bandits ou les dahalo, en villes et dans les campagnes, n'épargnent personne.
La corruption qui, ces dernières quatre années, envahissent tous les secteurs. Elle ne laisse aucune chance à tous les efforts déployés par les Organes
spécialisés, le Bianco et les Chaînes pénales, d'atteindre la vitesse de croisière dans cette infernale lutte contre « l'endémique maladie ».
Mais, il existe encore une autre priorité à ne pas négliger, l'impunité. Elle requiert du nouveau PM une attention particulière. L'ancien Gouvernement du PM Solonandrasana Mahafaly n'avait accordé que très peu d'importance à la réprimer. Trop de dossiers brûlants souffrent d'indifférence de ces anciens responsables gouvernementaux et sommeillent dans l'oubli des casiers du Ministère de la Justice. L'ex- Premier ministre, en personne, se trouve impliqué dans certaines affaires de détournements de fonds publics. Monsieur Ntsay Christian, réputé d'intégrité et d'honnêteté, a intérêt d'en faire la lumière. Il est inadmissible que de hauts responsables mêlés dans des dossiers douteux puissent circuler librement alors que d'autres croupissent éternellement en prison pour les mêmes délits.
Ndrianaivo

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Editorial

  • L'indomptable !
    On la croyait écrasée, non il n'en est rien. Elle est toujours là ! Elle réapparait et menace de sévir. La peste, car il s'agit d'elle, persiste et signe. Cette maladie causée par la bactérie du nom de « Persinia Pestis » demeure l'indomptable ennemie à Madagascar. Obnubilé par les interminables comptages de voix, le pays tout entier semble ignorer qu'une maladie est en train de faire parler d'elle de... nouveau. Eclipsée par l'ambiance électrique électorale, la peste refait discrètement surface et risque de faire des ravages au cas où des mesures draconiennes ne seraient pas prises illico. La publication des résultats du scrutin du 7 novembre prend trop de temps. Une lenteur légendaire qui irrite certains états-majors politiques. Une lenteur qui soulève des vagues auprès de l'opinion.

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