Publié dans Editorial

Andriamandavy VII, à l'œuvre !

Publié le mardi, 07 août 2018

Les choses se clarifient. Les faits incriminés se confirment. Hery Rajaonarimampianina voulait, à tout prix, rempiler. A cela, il tenait farouchement à garder dans le giron tous les départements-clés pour s'assurer la victoire. En dépit de la « consigne » précise, sans être malheureusement irrévocable, de la Haute Cour constitutionnelle (HCC), relative à la répartition des postes au sein du Gouvernement, le Chef de l'Etat parvenait toujours à passer outre, sous prétexte d'un accord politique. Ni Marc Ravalomanana ni Andry Rajoelina, tous les deux, n'ont eu la moindre idée d'un tel « accord ». C'est un bluff de Rajao, un leurre dont il a personnellement le secret.

Selon l'art. 7 de la Décision de la Haute Cour d'Ambohidahy, HCC-18/D50 du 25 mai 2018, le Président devait, pour la répartition des portefeuilles, notamment ceux de la souveraineté,  au Gouvernement, s'en tenir aux résultats des Législatives de 2013. Seulement, Rajao n'obéit qu'à sa tête.
Ainsi, tous les postes stratégiques demeurent sous la coupe directe d'Iavoloha. Le ministère de la Communication et la Relation avec les Institutions (MCRI) en fait partie. Un département-clé pour un Chef d'Etat qui se caresse l'idée de postuler un second mandat. Candidat à sa propre succession, Rajaonarimampianina ne cache pas sa volonté d'user ou d'abuser de cette « arme » tranchante à savoir la Communication afin de garantir mille pour cent la victoire. Il a placé, donc, un « homme de confiance » qui, au final, ira se charger des sales besognes. Riana Andriamandavy VII, car il s'agit bien de lui, l'oiseau rare auquel Iavoloha compte beaucoup montrera son « talent ». Malheureusement pour Rajao, c'est un oiseau de mauvais augure qui ne pourrait présager autre que le malheur pour lui.
Riana Andriamandavy VII, l'homme de toutes les vestes…retournées, se met à l'œuvre. Il va obéir, les yeux fermés, aux ordres de son patron en commençant par verrouiller tous les organes de presse publics, réservés uniquement ainsi aux services du maître. Tous les autres intervenants, en particulier, ceux revendiquant de l'opposition sont systématiquement écartés. Andry Nirina Rajoelina, se trouvant en premier lieu, dans la ligne de mire des barons du HVM, paie au prix fort les frais de ces absurdités. L'homme fort de Nanisana vient de lui interdire tous les accès aux médias publics (RNM et TVM). L'ordre formel débarquait, à Anosy, sur le desk des deux chaînes nationales qui, comme nous le savons tous, sont les seules pouvant couvrir entièrement le territoire national.
Devrait-on noter que la RNM et la TVM ne font pas partie des biens privés du HVM ou une propriété exclusive du Chef de l'Etat. Et les agents et les techniciens opérant au sein de ce service public figurent sur la liste des fonctionnaires payés par la sueur  des contribuables.
Par ce geste incongru, le ministre de la Communication entre en contradiction frontale avec les nouvelles lois organiques sur les régimes généraux régissant les élections récemment adoptées au Parlement et revues par la HCC.
Rajaonarimampianina se moque, cyniquement, de tout. Sauf qu'il se trompe énormément. Il ne réussira pas à barrer la route de Zandry Kely.  Peine perdue de vouloir jeter des bâtons dans les roues. En tout cas, le choix du peuple est déjà fait. Le pays marche vers le changement !
Ndrianaivo

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Editorial

  • Coudées franches.
    Réunie en séance privée dans la matinée du mercredi 13 février 2019, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) déclara conforme à la Constitution la loi 2019-001 autorisant le président de la République à légiférer en lieu et place du Parlement, et pour cela, dans un cadre bien déterminé pour  un temps limité. Rappel, le nouveau Chef d’Etat Rajoelina Andry Nirina, évitant tout risque d’un vide institutionnel pouvant bloquer les actions d’urgence du Gouvernement, soumit au Parlement une loi l’autorisant à légiférer par ordonnance en l’absence du parlement. Au final, les deux chambres ont voté la loi 2019-001 soumise par l’Exécutif. En effet, le 1 er février, l’Assemblée Nationale  l’adopta par une large majorité. Tandis que, le Sénat fit de même le 5 février. Ainsi, sollicitée par le président, pour le besoin du contrôle de constitutionnalité, la HCC décida la  conformité de la loi votée et prit le soin de délimiter le…

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