Publié dans Editorial

HVM, que reste-t-il ?

Publié le mercredi, 17 octobre 2018

Alors que toutes les formations politiques, du moins celles dignes de leur stature, resserrent les rangs pour affronter la course en vue de la magistrature suprême, le parti du Président démissionnaire Hery Rajaonarimampianina s’effrite. Le parti au pouvoir va en ordre dispersé.  Les démissions se succèdent. Une défection cache une autre ! A ce rythme, le parti présidentiel, une formation politique, sûre de sa puissance, à  l’époque, et qui défiait avec un certain orgueil et d’une fierté, mal placée, les autres serait d’ici peu une carcasse d’ossements, sans âme, ni corps,  l’ombre de lui-même ! Les « départs définitifs » se poursuivent. Et la liste n’est pas exhaustive !


Des membres influents quittent le lieu. Certes, on dit souvent que « quand le navire prend de l’eau, les rats se sauvent ! » Il est vrai aussi que « quand le bâtiment coule, pour erreur de commandement, les meilleurs éléments rejoignent le large ». C’est le cas ici ! D’anciens ministres, des ténors du HVM, se démarquent. Paul Rabary, ministre de l’Education nationale, membre du Bureau politique, ouvre le bal. Il a été particulièrement, virulent à l’encontre de la classe dirigeante du HVM dont le président Rivo Rakotovao. Narson Rafidimanana, l‘inamovible membre des gouvernements successifs en tenant des postes-clé mais, viré sèchement, prend ses distances.  Rafidimanana ne s’arrête pas là, tout récemment, il annonça son soutien au candidat n° 13, et ce, avec 150 maires derrière lui. Une terrible gifle pour le HVM ! Neypatraiky Rakotomamonjy, ancien ministre des Postes, de la Télécommunication et du Développement numérique, pour la même raison, prend de l’aile. D’après certaines confidences, d’autres iraient rejoindre incessamment les « partants ». Des élus sous la couleur du HVM ou proches  compagnons, députés ou sénateurs, ont décidé de s’échapper avant que le vaisseau se disloque. Ainsi, des députés à l’instar de Harijaona Randriarimalala alias Jaona Elite, indépendant d’Atsimondrano, avait pris la tête du « défilé ». Viendront ensuite le leader du « Fanamby 88 », chef Luc Ratsimbazafy, d’Ambohidratrimo, Ndremanjary Paraina Odilon, de Farafangana, Nome Razaraniaina de Fianarantsoa II et Siteny Randrianasoloniaiko de Toliara. Ce sont tous des élus très influents dans leurs circonscriptions respectives. Des sénateurs de poigne à l’image de Berthin Randriamihaingo, élu d’Atsimondrano et bien d’autres suivent le rythme. Des coordonnateurs régionaux rendent leurs tabliers. Ce sont les cas d’Atsinanana ou bien celui d’Androy. Etant le maire d’Ambovombe, ce dernier occupe une place stratégique pour le parti mais dénonçant la pratique politique et l’insolence du député, en place, Milavonjy Philobert, Mamodaly Zoulphivaraly alias Nartha préférait abandonner. Et la liste n’est pas prête de s’arrêter. L’hémorragie continue ! Le parti de Rajao, victime d’une maladie d’écoulement risque fort d’y laisser la vie. Que reste-t-il donc du HVM ? Certainement, il existe des gens bien partants pour soutenir le candidat n° 12, mais, ils évitent d’entreprendre quoi que ce soit sous la bannière du HVM. Du coup le parti d’Etat devient... indésirable ! Raison pour laquelle des personnalités de divers horizons qui ont bien voulu apporter leur contribution choisissent un autre canal. Le « Voromahery » d’Andriamifidimanana et autres s’inscrivent dans cette logique. Le  « Hery Vaovaon’i Madagasikara » (HVM), laissé à l’abandon et exsangue, finira un jour ou l’autre sa folle course dans l’abîme de la perdition.
 Ndrianaivo

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Elections Liens suspects entre - Mbola Rajaonah et le DSI de la CENI
  • Trucage des résultats électoraux - Des têtes vont tomber au niveau des SRMV
  • TIM – HVM - Une alliance vouée à l’échec !
  • Lalao Ravalomanana à la tête de la mairie - La plus grosse déception des Tananariviens
  • Laniera Ivato - Un Indopakistanais dépossède 950 Malagasy de leurs biens
  • Prétendu « achat de voix » pendant la propagande - Un candidat répond aux observateurs européens
  • Visite de Ravalomanana aux Barea - Une offense au football malagasy
  • Fianarantsoa I, Mananjary … - Des preuves flagrantes de manipulation de voix
  • Insécurité urbaine - Nassir de Conforama kidnappé
  • Anomalies électorales - Le camp Rajoelina saisira la HCC

La Une

Editorial

  • Arrogante !
     Contre vents et marées, la CENI publia officiellement les résultats provisoires de l’élection du Président de la République du 7 novembre 2018. Le schéma d’un deuxième tour se confirme. En dépit des anomalies et des irrégularités constatées, soulevées et dénoncées par l’ensemble des candidats, la Commission ne fait qu’à sa tête et se moque royalement de ces légitimes réserves. Elle  défend, farouchement, par la voix de son président, Maitre Hery Rakotomanana, la supposée légitimité de sa démarche. Toujours selon cet avocat de renom, trois piliers sous-tendent les actions, à savoir : la transparence, la neutralité et l’indépendance. Personne ne conteste ni remet en cause la pertinence ou la nécessité de ces bases cardinales. Seulement, certain comportement des dirigeants de cette honorable Institution les contredit. Ainsi, des faits avérés troublants laissent planer le doute quant à l’existence réelle de la transparence, à la fiabilité de la neutralité et à la véracité de…

A bout portant

AutoDiff