Publié dans Editorial

Recrudescences alarmantes

Publié le mardi, 30 octobre 2018

Toute forme de violence, quelle que soit la nature, est à bannir ! Physique, morale ou verbale, la violence revêt toujours un caractère délétère, et donc, à proscrire. Les écarts de conduite et dérapages verbaux conduisant facilement à des actes de violence doivent faire l’objet d’attention particulière.
Alors qu’on entame à la dernière ligne droite de la course à Iavoloha, la tension monte d’un cran, de deux même. Aujourd’hui en huit exactement, soit dans sept jours francs, le mercredi 7 novembre, le peuple malagasy est appelé à jeter son dévolu sur le choix de celui ou celle qu’il juge apte à diriger le pays. Ce sera un moment historique voire décisif pour l’avenir des 25 millions de Malagasy.

Effectivement, c’est le jour tant attendu par tous les Malagasy vivant dans ce beau pays. La bataille est rude. La course se durcit et les écarts se creusent davantage si bien qu’un concurrent s’échappe. Il laisse derrière lui les vieux « loups de mer » qui, devant la vitesse effrénée du jeune  favori, s’essoufflent. La peur bleue d’une défaite à plate couture se confirme au fil du temps. Certains états-majors politiques craignent déjà le pire. A l’allure où va la tendance de la course, le jeune prodige, le candidat n° 13, « risque » de rafler dès le premier tour la mise. Et alors, les esprits s’échauffent ! La température de la fièvre monte ! De l’électricité dans l’air !
Ainsi, la tentation à l’usage de la violence fait son chemin. Un psychanalyste, de renom, étudiant le comportement des hommes dans la société confirme que la « violence est l’arme des faibles ».
Par le concours des faits et la vicissitude de l’histoire, les trois candidats jugés de gros calibre ont des comptes à rendre plutôt à régler entre eux. Le vrai problème se situe, surtout, au niveau des deux ainés. Le premier, un ancien Président de la République tandis que le second, un Chef d’Etat démissionnaire. Ces deux comparses ont en commun « une dent » contre l’ancien chef de la Transition. L’éventualité de retour de Zandry kely aux manettes du pouvoir n’arrange en aucun cas les affaires de l’un, Ravalomanana, et de l’autre, Rajaonarimampianina. Or, cette éventualité a une forte chance de se réaliser. D’où l’effervescence au sein des deux états-majors des candidats sus-mentionnés.
Du côté du candidat Orange, on n’en a aucun souci à se faire. Selon lui, l’amour est le plus grand de tout. Inutile de rétorquer du mal à celui qui vous en avez fait autant ! La vengeance ou la revanche ne figure pas dans l’agenda de son programme. L’essentiel et le plus urgent consiste à ... sauver Madagascar !
Les candidats n° 12 et celui du 25, par des manœuvres dilatoires cherchent par tous les moyens à barrer la route du n° 13. Pour y parvenir, ils n’hésiteraient pas à faire appel au service des gros bras ou ceux des mercenaires politiques de tout genre. Dire des âneries sur la personne du porte-flambeau du TGV/MAPAR, perturber les meetings de campagne et créer des troubles là où il ne faut pas, ce sont autant de vils procédés dignes des disciples de Machiavel.
Des provocations qui, au final, finissent par dégénérer des conflits incontrôlables et déclencher en recrudescences alarmantes.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Flou déroutant !
    Pour des raisons qui restent à définir sinon à  éclaircir, la CENI s’entête à œuvrer dans un cadre embrouilliaminique. Le manque de visibilité dans lequel les travaux relatif aux décomptages et aux traitements des voix issues de l’élection présidentielle du 7 novembre 2018 s’effectuent, irrite les esprits. L’entêtement de l’équipe du Maitre Hery Rakotoarimanana à continuer de publier des contestés déconcertent plus d’un. Elle juge inappropriée la requête des proches collaborateurs de certains candidats, entre autres ceux du MAPAR d’Andry Nirina Rajoelina, de revoir le mécanisme de traitement des procès-verbaux (P.V.) émanant directement des Bureaux de vote (B.V.). Les décalages sont flagrants ! Il se trouve que le candidat n° 13 soit  le plus perdant dans cet imbroglio. Mais en fin de compte, la majorité des candidats se sentent tous lésés à travers ce mic-mac. Mais, la CENI ne veut rien en savoir ! 

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