Publié dans Editorial

Que le meilleur gagne !

Publié le mercredi, 07 novembre 2018

Au lendemain de ce jour historique du 7 novembre, les yeux se fixent sur les tableaux d’affichage des résultats du scrutin. D’ici quelques jours sinon semaines, les urnes vont dévoiler leurs secrets. Le verdict sera prononcé et que le meilleur gagne ! En attendant les résultats, les candidats et les candidates, du moins ceux ou celles qui ont vraiment « bossé », s’accorderaient un temps de répit avant d’entamer, au cas où il y aurait, un deuxième round. Le repos du guerrier, dit-on ! Pour un candidat qui prendra au sérieux ce qu’il entreprend, la trêve des confiseurs ne durera qu’une poignée de jours car il faudrait déjà préparer l’étape suivante. A partir des tout premiers résultats, on pourra déjà faire une projection sur la configuration du score final. L’état-major politique se doit de plancher, à partir de certains scénarios, les éventualités d’alliance en vue du deuxième tour, au cas où.

A noter que c’est de la compétence intellectuelle de l’équipe qui entoure le candidat à anticiper des cas de figure de situation que dépendra la réussite ou non de son poulain. L’état-major tient ainsi un rôle des plus stratégiques. Le schéma de ralliement doit respecter la ligne directrice du programme dûment exposé durant la campagne électorale. Pour le cas du candidat n°13, il faut rester fidèlement dans le cadre de l’initiative pour l’émergence de Madagascar (IEM). L’alliance peut être naturelle ou contre-nature, mais, que tout le monde accepte volontiers de respecter le « Pacte » que le candidat avait contracté avec le peuple. Une condition sine qua non à ne jamais négliger ni outrepasser. Le peuple tolèrerait d’être trahi une fois, mais, refuse catégoriquement de se faire avoir une deuxième fois. De toutes les façons, Andry Nirina Rajoelina n’est pas le genre d’un monsieur à trahir les compatriotes. La préparation d’un éventuel deuxième tour ne devrait pas, en aucun, éclipser la mobilisation générale dans tout le pays axée autour du processus d’acheminement des résultats vers les Communes, surtout, pour rejoindre la Commission électorale au niveau des Districts. C’est la phase la plus délicate, parfois même, dangereuse. Tout peut arriver entre le bureau de vote, au fin fond de la brousse, et la Commission électorale régionale du District. Madagascar, un pays pauvre où la réalité est très loin de celle de la République Sud-Africaine ou du Brésil encore de la France dont les résultats sont attendus en fin de la journée, au plus tard, le lendemain du jour du scrutin. Il faut attendre des jours, des semaines voire des mois pour qu’on puisse savoir les résultats définitifs. Et à l’intérieur de ce décalage, trop important, les manigances sinon les allégations de fraudes risqueraient d’avoir lieu. Sans parler des menaces d’insécurité étant donné que l’acheminement des résultats se fait, souvent, à pied ou par pirogue pour rejoindre les chefs-lieux de Fokontany ou de Commune. La création de nouveaux bureaux de vote viendrait à compliquer la situation. Le défi est énorme. Il appartient à chacun de veiller pour que le choix du peuple soit respecté tel qu’il est. Maintenant, il faut attendre les résultats qui, espérons-le, doivent traduire l’aspiration exacte de la population pour un changement. Que la démocratie rende son verdict et que le meilleur gagne !

  Ndrianaivo

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Editorial

  • Flou déroutant !
    Pour des raisons qui restent à définir sinon à  éclaircir, la CENI s’entête à œuvrer dans un cadre embrouilliaminique. Le manque de visibilité dans lequel les travaux relatif aux décomptages et aux traitements des voix issues de l’élection présidentielle du 7 novembre 2018 s’effectuent, irrite les esprits. L’entêtement de l’équipe du Maitre Hery Rakotoarimanana à continuer de publier des contestés déconcertent plus d’un. Elle juge inappropriée la requête des proches collaborateurs de certains candidats, entre autres ceux du MAPAR d’Andry Nirina Rajoelina, de revoir le mécanisme de traitement des procès-verbaux (P.V.) émanant directement des Bureaux de vote (B.V.). Les décalages sont flagrants ! Il se trouve que le candidat n° 13 soit  le plus perdant dans cet imbroglio. Mais en fin de compte, la majorité des candidats se sentent tous lésés à travers ce mic-mac. Mais, la CENI ne veut rien en savoir ! 

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