Publié dans Editorial

Les bienfaits du silence

Publié le jeudi, 08 novembre 2018

Le silence est d’or ! Un dicton célèbre valable dans plusieurs cadres culturels de divers pays. A Madagascar, la sagesse des Anciens (Ntaolo) épouse dans sa totalité cet adage en disant « Zay mangina volamena ! », « Tsy resy tsy akory ny olo-mangina ! », littéralement : « Celui qui se tait n’est jamais battu ! » Autant de « Ohabolana » qui montrent à quel point la mentalité malagasy corrobore la vertu du silence tout en se tablant sur ses bienfaits.
A l’allure où arrivent ponctuellement les résultats à travers le pays, une tendance générale se dessine déjà. La couleur Orange domine partout. Elle mène le score à l’échelle nationale. D’aucuns se posent-ils la question « d’où vient-il ce succès ? » Inutile de recourir au service d’experts, en matière de sociologie ou de la politologie, pour décrypter  la chose. En fait, au moins trois axes principaux  expliquent la percée du candidat n° 13.

D’abord, la personnalité elle-même. Andry Nirina Rajoelina (ANR) se range dans la catégorie d’homme qui fonce dans tout ce qu’il entreprend. Une fois la décision prise, il croit dur comme l’acier la pertinence de son choix. ANR ne donne pas de place à un  quelconque doute dans l’exécution de sa décision. Il ne se laisse pas, non plus, influencer ni perturber ni par les « qu’en dira-t-on » ni par les blocages en cours de route. Ce ne sont pas les bâtons dans les roues qui l’empêcheraient d’avancer. Ténacité et patience, tels sont les maitres-mots de sa conception de la vie. Il est normal que l’homme, ANR, soit  couronné de succès. Ensuite, il ne faut pas oublier qu’ANR avait  déjà occupé un poste de premier plan dans le pays. Quelles que soient les difficultés rencontrées durant la Transition, il parvenait tant bien que mal à les  surmonter. Les réalisations concrètes, en dépit de l’absence d’aide de l’extérieur, à cette époque de crise lui donnèrent l’opportunité de remporter la victoire, un jour. Sans aucun complexe, les expériences acquises lui offrent une certaine sérénité dans le combat qu’il mène et lui ouvrent la voie à la réussite.Enfin qui n’est pas des moindres, le silence.Imprégné de la sagesse des Anciens sur le silence, ANR s’était tu. En dépit des provocations de tout genre, malgré la situation critique que traversait le pays durant tout le mandat de Rajao et le cri d’alarme et la tourmente de la population qui demande désespérément secours, Andry s’était forcé de garder le silence. Il se retirait, même, de la scène politique nationale. Ce fut un exercice moral et intellectuel très dur pour lui mais il se disciplinait et se taisait.Le fait de se  sentir impuissant sinon « indifférent » devant le  calvaire que vit la population lui coupe la gorge. Mais, il avait décidé de ne pas intervenir et laissait libre aux dirigeants, en place, le soin de prendre leurs responsabilités. Seulement voilà, ils ont raté à leur  « devoir » et le pays coule. En dépit de son âge, ANR maitrise bien l’art du silence. Une maturité politique que bon nombre de politiciens malagasy en fait défaut. Et les Malagasy, dans la profondeur de leur âme,  l’apprécient bien. ANR est en train de récolter les bienfaits du silence.
  Ndrianaivo

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Editorial

  • L’effet de domino !
    L’interception de Mbola Rajaonah, jugée rocambolesque pour certains, courageuse pour d’autres, déclencha, qu’on le veuille ou non, des ondes de choc dont les fortes vibrations vont secouer d’autres « éléments ». Bien avant, après une petite semaine de leurs installations, les nouveaux responsables mirent aux arrêts une grosse tête de l’ancien régime HVM, Hugues Ratsiferana, pris en flagrant délit de vol et un gros poisson des trafics illicites des richesses naturelles et endémiques du pays, Eddy bois de rose. Ce dernier et Mbola Rajaonah, jusque-là intouchables, mettent en péril la vie des 25 millions de Malagasy. Certes, des « criminels » de leur gabarit existent en quantité dans le pays. Il faut les traquer sans attendre ! Il y a urgence.

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