Publié dans Editorial

Flou déroutant !

Publié le jeudi, 15 novembre 2018

Pour des raisons qui restent à définir sinon à  éclaircir, la CENI s’entête à œuvrer dans un cadre embrouilliaminique. Le manque de visibilité dans lequel les travaux relatif aux décomptages et aux traitements des voix issues de l’élection présidentielle du 7 novembre 2018 s’effectuent, irrite les esprits. L’entêtement de l’équipe du Maitre Hery Rakotoarimanana à continuer de publier des contestés déconcertent plus d’un. Elle juge inappropriée la requête des proches collaborateurs de certains candidats, entre autres ceux du MAPAR d’Andry Nirina Rajoelina, de revoir le mécanisme de traitement des procès-verbaux (P.V.) émanant directement des Bureaux de vote (B.V.). Les décalages sont flagrants ! Il se trouve que le candidat n° 13 soit  le plus perdant dans cet imbroglio. Mais en fin de compte, la majorité des candidats se sentent tous lésés à travers ce mic-mac. Mais, la CENI ne veut rien en savoir ! 

Le phénomène qui  intrigue les observateurs se situe surtout au niveau du comportement pour le moins bizarre des hauts responsables de la CENI qui, au final, persistent et signent à publier des résultats ne cadrant point avec la réalité des urnes.  Le départ, apparemment subit, des représentants du TGV/MAPAR du Quartier général de la CENI d’Alarobia, explique nettement la gravité du cas. Le parti ayant présenté l’ancien président de la Transition, le TG V/MAPAR, n’est pas le seul à monter au créneau pour dénoncer le charabia des résultats. D’autres écuries, à l’instar du TIM ou du HVM et les partisans des candidats dont les scores avoisinent le 1% contestent également les résultats publiés par la CENI. La démarche adoptée par la Communauté internationale face à cette situation troublante laisse l’opinion perplexe. Par le biais de leurs observateurs accrédités sur place pour « couvrir » l’élection, les partenaires traditionnels tentent de cautionner le cafouillage dans les travaux de traitement des comptages des voix initiés par la CENI. Une attitude absurde dans la mesure où leur déclaration pour le moins incompréhensible conforte la position irresponsable de l’Instance d’Alarobia. On est en droit de se poser des questions. Pourquoi la CENI rejette catégoriquement le principe de collaboration avec les états-majors des candidats pour tenter d’élucider l’affaire ? Pourquoi la CENI écarte d’un seul revers la proposition des candidats de collationner certains chiffres douteux avec les P.V. à leur disposition, et cela, pour parvenir à des résultats nets et acceptés par tous ? Au fond, il s’agit d’un souci de transparence et de vérité de la part de tout un chacun. Des fois, on est tenté de suspecter la Commission ayant le siège à Alarobia de vouloir accorder une faveur spéciale à certains concurrents au grand dam du favori de la course. Sinon pourquoi s’entêtait- elle à afficher des résultats que presque la totalité des candidats renie ? Certes, il y a le timing à respecter mais il ne faut jamais minimiser l’impact négatif que cette embrouillamini pourrait affecter sur la sérénité et la paix civile du pays ! Le risque de troubles pèse réellement. La population en général aspire pour de bon à une vie paisible loin des tracas des « sakoroka ». Tant qu’il est encore temps, tout le monde doit faire le nécessaire afin d’effacer ce flou déroutant qui, au final, crée des tensions inutiles !
 Ndrianaivo

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Editorial

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