Publié dans Editorial

Arrogante !

Publié le dimanche, 18 novembre 2018

 Contre vents et marées, la CENI publia officiellement les résultats provisoires de l’élection du Président de la République du 7 novembre 2018. Le schéma d’un deuxième tour se confirme. En dépit des anomalies et des irrégularités constatées, soulevées et dénoncées par l’ensemble des candidats, la Commission ne fait qu’à sa tête et se moque royalement de ces légitimes réserves. Elle  défend, farouchement, par la voix de son président, Maitre Hery Rakotomanana, la supposée légitimité de sa démarche. Toujours selon cet avocat de renom, trois piliers sous-tendent les actions, à savoir : la transparence, la neutralité et l’indépendance. Personne ne conteste ni remet en cause la pertinence ou la nécessité de ces bases cardinales. Seulement, certain comportement des dirigeants de cette honorable Institution les contredit. Ainsi, des faits avérés troublants laissent planer le doute quant à l’existence réelle de la transparence, à la fiabilité de la neutralité et à la véracité de l’indépendance qu’elle osait clamer... sur le toit. 

Pour des raisons dont les motifs n’ont pas été évoqués nettement, pourquoi la CENI refuse, jusqu’au dernier moment, l’accès libre du logiciel utilisé au Q.G. à Alarobia par les experts des candidats désirant le faire? Une requête légitime au nom de la transparence ! Cette attitude malveillante de l’équipe à Hery Rakotomanana  conforte le soupçon de piratage. Si la Commission voudrait concrètement balayer toute allégation malhonnête, elle devrait encourager les techniciens, en la matière, des candidats à collaborer avec elle. Le souci de transparence passe forcément par-là !  La question se complique au moment où l’on a découvert le « pot aux roses ». En fait, le premier responsable de la CENI dans le traitement des informations, en la personne de Rakotovao Heriniaina, directeur du système d’information, n’est autre qu’un « élément fidèle» d’un certain Mbola Rajaonah. Une nébuleuse et délétère personnalité dont la puissance destructive n’est plus à démontrer. Quand le BIANCO le convoquait à se présenter à ses locaux à Ambohibao et que le ministère de l’Intérieur décrétait une interdiction de sortie du territoire (IST) à son encontre, il existe réellement de raisons de quoi à se mobiliser. Par ailleurs, nous sommes amenés sinon obligés de rappeler que le président actuel de la CENI, Me Hery Rakotomanana, avait pu intégrer la Commission grâce à la désignation selon le quota de la Présidence de la République. Faudrait-il faire appel à une démonstration par A+B pour tout comprendre ? Ceci explique cela ! Forcément, il y a lieu de douter la neutralité et l’indépendance, tant clamées, de la CENI. Le camp Rajoelina persiste et signe qu’il existe concrètement des irrégularités ou des anomalies à travers les résultats provisoires proclamés par la CENI. Il pointe du doigt la Commission d’entretenir le flou et de faire preuve de partialité. Le candidat n° 13 préfère attendre le verdict de la HCC. Seule instance habilitée à trancher. Le seul organe délibérant pour toutes questions  d’élections à Madagascar. Au Kenya, la plus haute juridiction du pays ordonnait, à la demande de partie adverse, l’expertise du logiciel utilisé par la Commission nationale électorale. Résultat, il y avait eu effectivement piratage ! Ainsi donc, Andry Rajoelina croit en la sagesse de la HCC. Arrogante, tout comme elle l’est, la CENI snobait le peuple et ne voulait rien en savoir.
 Ndrianaivo

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Editorial

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