Publié dans Editorial

Triple gifle !

Publié le mardi, 04 décembre 2018

Le peuple a rendu son verdict. La Haute Cour constitutionnelle (HCC), la plus haute juridiction du pays, notamment dans les affaires touchant les élections surtout celles de la présidentielle et les législatives, publia son Arrêt relatif au premier tour du 7 novembre 2018. Sur les 36 postulants, en lice, deux candidats émergèrent du lot. Le candidat numéro 13, Andry Nirina Rajoelina (ANR), présenté et soutenu par le TGV/MAPAR s'offre le luxe de la première place avec 39,23 % tandis que celui du TIM, Marc Ravalomanana, dut se contenter du deuxième rang avec 35,35 %. Le reste, le gros de la troupe tourne autour du « zéro virgule » chacun sauf celui du n° 12 qui n'a pas d'ailleurs atteint la barre des 10%, seuil minimum exigé pour pouvoir bénéficier du remboursement de la caution.

En effet, crédité d'un minable score de 8,82%, Hery Martial Rajaonarimampianina Rakotoarimanana dut rentrer bredouille lors du scrutin du 7 novembre. Un revers cinglant sinon une gifle en pleine figure !

Dans la logique des choses, le candidat n° 12 ne peut pas espérer un chiffre mieux que ce qu'il avait obtenu. Honnêtement parlant, le score de 8% reflète parfaitement l'état dérisoire de sa cote de popularité pendant toute la durée de son mandat. Eu égard du rejet du peuple dont il fait l'objet, il ne peut pas s'attendre au-delà ou mieux que cela. De tous les anciens Chefs d'Etat, candidats à leur propre succession, Rajao détient le triste record du pourcentage le plus bas.

La misère totale et l'insécurité barbare que le régime HVM a infligées au pays, et cela, durant cinq ans, n'offre aucune chance à Rajao de faire mieux que 8%. En matière de vote libre, on gagne ce que l'on mérite. Des fleurs ou des ... gifles ! Et comme le malheur ne vient jamais seul, Rajao encaisse un autre revers en plein dans l'œil. Bien avant le scrutin, Rajao et Ravalo ont laissé entendre, à travers des rencontres publiques ou discrètes, qu'ils formeraient une « alliance » au moment opportun, lors de l'élection. L'objectif principal de ce « tandem » contre nature serait de barrer la route à l'ennemi en commun Andry Nirina Rajoelina. Mais là aussi, tous les deux, ils essuyèrent un échec humiliant. Pour le cas de Rajao, c'est une réelle gifle ! En fait, la conspiration des deux larrons contre les intérêts supérieurs de la Nation n'a pas heureusement abouti. Le peuple très conscient du danger que représente le complot manigancé par ces deux faux dirigeants et irresponsables, rejette catégoriquement la trame. Une deuxième gifle !

Et pour compléter le tout. Le parti de Rajao, le HVM, écarte fermement toute alliance affichée avec Ravalo. Il désavoue publiquement son président-fondateur et ne veut pas être complice avec lui. Un coup de fouet très dur à endurer ! Finalement, le candidat battu numéro 12 se rabat à une fuite en avant en affichant le ni...ni. Une approche de la déception. Une troisième gifle !

Cependant, la triple gifle ne parvient pas à le dissuader, il (le malheureux n° 12) s'entête à s'engouffrer dans le « réseau du diable » pour ourdir un autre complot visant à jeter des pierres dans les roues de Zandry Kely. Qui vivra, verra !

Ndrianaivo

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Editorial

  • Coudées franches.
    Réunie en séance privée dans la matinée du mercredi 13 février 2019, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) déclara conforme à la Constitution la loi 2019-001 autorisant le président de la République à légiférer en lieu et place du Parlement, et pour cela, dans un cadre bien déterminé pour  un temps limité. Rappel, le nouveau Chef d’Etat Rajoelina Andry Nirina, évitant tout risque d’un vide institutionnel pouvant bloquer les actions d’urgence du Gouvernement, soumit au Parlement une loi l’autorisant à légiférer par ordonnance en l’absence du parlement. Au final, les deux chambres ont voté la loi 2019-001 soumise par l’Exécutif. En effet, le 1 er février, l’Assemblée Nationale  l’adopta par une large majorité. Tandis que, le Sénat fit de même le 5 février. Ainsi, sollicitée par le président, pour le besoin du contrôle de constitutionnalité, la HCC décida la  conformité de la loi votée et prit le soin de délimiter le…

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