La hiérarchie se dessine après la dernière journée des phases éliminatoires du Top8 de la Coupe du Président du Président de basketball, organisé par la FMBB, sponsorisé par Telma Madagascar.  La Gendarmerie Nationale Basketball Club (GNBC) Vakinankaratra et l’Association Sportive de la Commune urbaine de Toamasina (Ascut) règnent en maîtres dans la compétition. Les deux équipes dominent la compétition après les quatre jours de compétition.
Dans la poule A, la GNBC annonce la couleur  avec  deux  victoires et une défaite. Les gendarmes ont créé la surprise, hier, devant l’ASCB  qui était proche de faire un parcours sans faute. Les Majungais se sont inclinés (91-84) devant les bérets noirs. Une défaite calculée pour la formation de Mahajanga afin de rencontrer une équipe plus faible qu’elle en quarts de finale.
Dans l’autre poule, l’Ascut est irréprochable.

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Un kilo de manioc sec contre un litre d’eau. Un kere « programmé » s’annonce dans le Sud. Tel est l’avis de Nazaire Paubert Tsimanova, chercheur en anthropologie politique à Ambovombe. « Mon esprit est fatigué. Je n’ai plus envie d’écrire », se lamente-t-il. Son souci est de voir resurgir un énième épisode de manque de nourriture dans le Sud de Madagascar. L’eau se fait rare dans cette partie de l’île censée être le « point de départ du développement » dans le contexte de l’Emergence 2030.

Les habitants achètent à 2 000 ariary le bidon de 20 litres d’eau en ce moment. L’argent vient de la vente à prix bradé des stocks de manioc dont le kilo est écoulé à 200 ariary. « Ils perdent 20 kilos de manioc par jour alors c’est la ration alimentaire d’une famille pour un certain bout de  temps », raconte notre informateur. Il craint ainsi que les stocks de cette denrée, parmi les aliments de base dans le Sud, soient vite épuisés.

Réservoir de voix

La situation actuelle ne correspond pas encore au profil du kere habituel, à son avis. Mais il suspecte que ce serait un kere provoqué en cette veille de la période électorale, le Grand Sud étant réputé être un réservoir de voix. « Lorsque les réserves seront terminées, l’Etat s’amènera avec ses partenaires pour annoncer des aides d’urgence à des fins électorales », estime-t-il. Concrètement, la zone semi-aride du Sud connaît une séquence sèche assez importante depuis quelque temps.

Les données fournies par la station mise en place à Ankazomanga Betioky en 2014 par l’ONG française « Action Contre la Faim » annoncent le tarissement probable des nappes phréatiques. « Les gens savent par expériences que l’année sera mauvaise. Quant à nous, nous construisons notre argument sur des informations provenant des dispositifs technologiques », précise Yves Rakotoson, un responsable de cette organisation humanitaire.

Séquence sèche

Presque tous les puits sont taris. Ceci accroît la tâche de l’Alimentation en eau dans le Sud (AES) dont la capacité de répondre aux besoins exprimés est limitée à 15%. A Ambovombe, les bouviers conduisent le troupeau au bord de la mer. Ils creusent des puits sur la plage afin d’y puiser de l’eau saumâtre à l’aide d’accessoires de fortune. C’est de cette façon qu’ils abreuvent leurs animaux. « La scène que j’ai vue est indescriptible », remarque le témoin oculaire.

« Il est impossible de planter leurs champs pour l’heure. S’ils le font, c’est comme s’ils allaient perdre le peu dont ils disposent. Les conditions ne sont pas favorables à la plantation », souligne Dr Mahatante Paubert Tsimanaoratsy, responsable à l’annexe de l’université de Toliara à Ambovombe. Dans les environs immédiats, même l’aspect des cactus, une plante résistante à l’aridité du sol, traduit l’intensité de la séquence sèche.

Fait émergent

« Même s’il pleut cette année, l’humidité du sol ne va pas tenir jusqu’au début du prochain calendrier cultural », ajoute l’universtaire. De plus, le « tsioka atimo » viendra bientôt. C’est un vent sec et fort qui souffle de l’océan Indien vers l’intérieur de la terre à une vitesse moyenne de 45 à 65 km/h de mai à septembre/octobre. Sa puissance est telle que des dunes se forment. Elles détruisent champs de culture, forêt, habitations… sans parler du processus de désertification.

Un fait émergent inquiète  Dr Mahatante Paubert Tsimanaoratsy dans ce contexte. En environnementaliste averti, il a observé un déclin certain dans l’approvisionnement des bois de chauffe. « Le bois commence à disparaître de telle sorte que les gens se rabattent sur la zone boisée sur le socle cristallin, dans la partie est  d’Androy », raconte-t-il. La nouvelle tendance représente, à ses yeux, une vraie menace sur les points d’eau peuplant le périmètre.

Millions de dollars

Le scientifique s’inquiète également de la réduction progressive de la couverture des forêts de cactus dont la présence est vitale pour les plus démunis. « Leur régénération naturelle est fortement perturbée. Les bœufs se nourrissent aussi de leurs feuilles », indique-t-il. Il estime que les réserves de cactus pourraient ne plus être que des lambeaux d’ici 15-20 ans. « Les gens d’ici galèrent réellement. Tout s’achète alors que le travail n’existe pas », observe-t-il.

Le phénomène de migration est loin de s’arrêter en dépit de nombreuses interventions à coup de dizaines de millions de dollars. Les actions humanitaires sur le terrain du Sud sont légion. Le projet « Vatsin’ankohonana » géré depuis 2016 par l’équipe du ministre Onitiana Realy en est un. Le financement s’élève à 79 millions de dollars dont 39 millions de dollars de don non remboursable. S’y ajoutent les 39 millions de dollars du gouvernement américain et les 62,3 millions de dollars de l’Union européenne investis dans les projets Asara et Aina.

Projets présidentiels

L’accès à l’eau de qualité et en quantité suffisante est indiscutable quand il s’agit de se pencher sur la problématique du Sud. Le gouvernement et ses partenaires sont actuellement en possession de toutes les données scientifiques actualisées sur les ressources en eaux susceptibles d’être exploitées. Les études recommandées par l’Unicef ont été discutées dans la capitale le 27 mars dernier. Il ne reste plus que la réelle volonté politique.

Des projets visant la mise en place de trois nouveaux pipelines d’une longueur totale de 275 km sont en cours. Leur coût dépasse de peu la barre des 38 millions de dollars. L’initiative porte le sceau des « projets présidentiels » alors qu’une grande partie du financement nécessaire provient des gouvernements japonais, britannique, américain et allemand. Les nouvelles infrastructures sont prévues entrer en fonction à partir de juin. L’inauguration en grande pompe aura lieu alors à quelques mois des élections.

Manou Razafy

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Une information qui s’est propagée tard dans la soirée d’hier rapporte qu’il aurait été demandé à Solonandrasana Olivier de démissionner du poste de ministre  de l’Intérieur, poste qu’il occupait jusqu’ici cumulativement avec celui de Premier ministre. Il serait remplacé par Mamy Ratovomalala, ancien ministre des mines sous la Transition. Si le départ du premier de l’immeuble Patte d’éléphant ne devrait étonner outre mesure pour avoir été attendu depuis belle lurette, en revanche le choix du second suscite moult interrogations. Le supposé remplaçant de Solonandrasana Olivier n’a pas en effet, a priori, le profil requis. A l’approche des élections, il aurait été plus judicieux de nommer au poste très technique de ministre de l’Intérieur une personne rompu aux arcanes de l’administration publique.

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Candidat recalé aux élections présidentielles de 2013, Fleury Rakotomalala livre son point de vue sur la situation actuelle dans le pays.

 La Vérité (+) : Quelles opinions donnez-vous à la situation dans le pays actuellement ?

Fleury Rakotomalala (=) : Ce qui se passe à Madagascar actuellement est un massacre institutionnalisé dont je ne veux pas être complice ;

Madagascar subit et vit des crises cycliques, ceci de manière régulière beaucoup disent que c'est le contexte mondial qui prévaut et on subit les conséquences de la globalisation. On dit aussi qu'on ne produit assez.

Le mal est beaucoup plus profond et les responsables on les sait, et on les voit,  ceux sont nos dirigeants actuels, depuis le sommet au niveau des acolytes de la République. Quelques hommes et femmes commandent la nation actuellement et font la pluie et le mauvais temps (les beaux temps exclusivement pour les apparatchik du pouvoir).  Tous les coups, toutes les opérations, toutes les magouilles, tous les montages et tout ce qui est valorisant : législation, lois foncières, Air Madagascar, JIRAMA...en parallèle le peuple vit dans la misère, dans la pauvreté, dans l'insécurité, dans l'expectative et dans le désarroi sans qu'il espère un lendemain brillant et rassurant.

 (+) : Vous avez pourtant été silencieux ces dernières années

(=) : Depuis presque quatre ans je me suis tu par respect au choix du peuple même si depuis mon élimination de la course à la Présidentielle de ne pas soutenir notre Président actuel, ceci connaissant ses penchants, ses capacités et surtout ses qualités de respect des  paroles données et sa fidélité envers les engagements convenus.

Voilà pourquoi aujourd'hui, il temps que j'exprime ma profonde colère envers ce régime, colère de par les maux, les diverses pressions par menaces verbales et des actes de violences, aussi se taire est une manière de complaire à cette déplorable situation.

J'exporte ceux qui étaient les citoyens, mes amis et entourage à réagir de la même façon 

 Notre pays encore une fois est dans une situation d'impasse, n'accusez pas les futurs dirigeants si demain les prix des produits de première nécessité enregistreront des prix galopant avec la dépreciation conséquente de notre ariary.

 (+) : Pourquoi? 

(=) : Parce qu'on a trop laissé nos dirigeants faire dans le mal mais pas pour le bien de la nation.

 (+) : Dans le court terme, quelle solution préconisez-vous ?

(=) : La solution immédiate exige la décision d'un homme (un vrai) d'Etat ou de Republicain. Je demande au Président de la République de Madagascar de se démettre de son poste : " cher Monsieur Hery Rajaonarimampianina, être à la tête d'un pays n'est pas un travail, c'est une mission. Mieux, c'est pour servir pas pour se servir". Alors vous êtes prié de le quitter. 

 

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Sonnette d’alarme. Lors d’une conférence de presse organisée à la Rotonde de Besarety, hier en milieu de journée, une quinzaine d’officiers généraux et officiers supérieurs sont sortis de leur habituelle réserve  pour  interpeller les dirigeants actuels par rapport à la situation qui prévaut actuellement dans la Grande île.  Parmi ces hauts gradés figurent notamment le Général de Division Robert, le Général de Division Voahangy Andriamanalinarivo, le Général de Brigade Rakotondramanana René Daniel, le Général de Brigade Urbain Walter, le Général de Brigade Retozy, le Général de Brigade Rabearivony Justin, le Contrôleur général de Police Rakotovero, le Colonel Damasy Jean Christopher, Colonel Tsimiera Espérant, Colonel Rakotondrabenja. Ainsi que  le Colonel Rabelahy Martin, le Colonel Razafimanantsoa, le Colonel Rajaonah Arivony, et d’autres. Dans une déclaration lue à la presse par le Général de Brigade Rakotondramanana René Daniel, ces hauts gradés au sein des forces armées n’ont pas manqué de remarquer la situation délétère dans laquelle le pays est enfoncé à l’heure actuelle. « 2018 sera une année charnière le pays à cause de la tenue de  l’élection du Président de la république qui dirigera le pays. Pourtant la majorité de la population vit actuellement dans l’inquiétude et la peur »,  lancent d’emblée ces officiers généraux et supérieurs devant la presse. Ces étoilés dénoncent notamment « la corruption, les abus de pouvoir, le non-respect des lois » qui minent  les institutions malgaches. 

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mercredi, 11 avril 2018

A tâtons !

 N’importe quoi ! On est bel et bien dans une république bananière. Une république est dite « bananière » quand son moyen d’existence repose uniquement sur la culture de bananes. Elle dépend entièrement des caprices des prix fixés par les grandes compagnies importatrices qui, en fait, en font la pluie et le beau temps. A vrai dire, ce sont les détenteurs des grands capitaux étrangers soutenus par les grandes institutions financières internationales qui tirent la ficelle. Les dirigeants locaux, de vraies marionnettes, exécutent les consignes. Par voie de conséquence, ils gèrent, à vue, les affaires nationales de leurs pays. Entièrement inaptes  à anticiper les situations risquant de créer de sérieux ennuis à son peuple, les maîtres aux commandes tâtonnent.

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L’enquête concernant l’enlèvement du propriétaire de la bijouterie Kalidas en janvier dernier à Antanimena, connaît un récent développement. Vers 7h du matin, le 10 avril dernier, Zo, le second acteur de ce rapt, a été arrêté par des limiers de la Brigade criminelle à Analakely. Ce dernier n’est autre que le gardien de la bijouterie. Après son audition, le concerné était directement placé sous mandat de dépôt à la maison de force à Tsiafahy.

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Un record de participants. Le Rotary Club Antananarivo Mahamasina (RCAM) en partenariat avec le ministère de la Santé, attend pas moins de 5000 coureurs au départ de l’Urban Trail 4eme édition le dimanche 22 avril prochain. Il s’agit d’un Trail qui aura lieu en plein centre ville avec une distance au choix pour les coureurs, le premier d’une longueur de 11,05  kilomètres et le second, de 6,2 kilomètres. L’inscription est ouverte pour les trois catégories d’âge : pour les moins de 18 ans, de 18 à 40 ans, et des plus de 40 ans.

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Editorial

  • Banale stratégie… !
    A la Une du journal que vous tenez à la main, il y a une semaine de cela, il a été fait mention « Scission au sein du HVM- Mahafaly et Paul Rabary, candidats à la présidentielle !» (La Vérité du 11 juillet 2018). En vérité, La Vérité de par sa pertinence et sa perspicacité à étaler au grand jour sinon tout haut ce que d’autres susurrent tout bas, n’hésite point à scruter et à dénoncer des « non-dits ». Car « toute Vérité est…bonne à dire ». Dans la réalité des faits, la scission au sein du HVM n’est plus un secret pour tous. Ce « grand » parti aux pieds d’argile vit mal sa croissance et sa…puissance. En effet, une grave crise de croissance bouillonne et mine l’intérieur du parti. Une crise de leadership que le noyau dirigeant de ce parti fondé, à la hâte, par le candidat de substitution  Hery Rajaonarimampianina, ne parvient pas à…

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