Ces derniers mois, une image négative du Centre hospitalier universitaire (CHU) gynéco- obstétrique de Befelatanana (GOB), un établissement offrant un service public, a été véhiculée par deux sages-femmes opérant auprès de cet établissement. Soumises par un règlement intérieur fixé par arrêté propre au CHU, elles ont été sanctionnées. Pour ce délit, elles ont été obligées de répondre à une demande d’explication. A cela s’ajoutent la réduction de 20 % de leur prime trimestrielle et leur transfert dans un autre service. Leur mauvaise foi a été découverte suite à des plaintes déposées par des patientes. « La semaine dernière, une sage-femme a convaincu une patiente sur la qualité médiocre des soins et le manque d’effectifs des médecins au sein de la maternité de Befelatanana. Cela dans le but de l’entraîner à poursuivre le suivi de sa grossesse et l’accouchement dans le cabinet privé qui l’a embauchée. Insatisfaits de la qualité de service et de soins dans cet établissement privé suggéré, ses clients se sont dépêchés pour nous exprimer leur déception », raconte le Professeur Hery Rakotovao Andrianampanalinarivo, directeur du CHU - GOB de Befelatanana. D’après ses explications, ces sages-femmes ont répandu la rumeur que les patientes risquent d’y perdre la vie puisqu’aucun médecin n’est disponible. De plus, elles ont avancé que ce sont les stagiaires qui s’occupent des internes dans la maternité. D’autres violations à savoir l’absentéisme, le retard considérable et surtout la corruption engendrent une telle sanction.

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Les inscriptions aux examens du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE), du Brevet  d’études  du premier cycle ( BEPC), du Certificat  d’aptitude à l’enseignement dans  les  écoles primaires  ( CAE/EP) et du Certificat  d’aptitude  pédagogique  dans les écoles  primaires  (CAP/EP) sont gratuites, d’après la décision du ministère en charge de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. Bon nombre d’écoles privées ont déjà terminé l’inscription. Ils ont pris cette décision afin d’éviter les confusions de dernière minute. Pourtant, beaucoup d’établissements font face à des difficultés lors de la remise des fiches d’inscription au sein du Collège d’enseignement général concerné, notamment ceux en dehors de la Capitale. D’après le ministère de tutelle, aucun frais ne devra être exigé aux candidats. Pourtant, il y a encore des  responsables de ces écoles publiques qui soutirent une somme d’argent aux écoles privées. Selon leur explication, cette somme est demandée afin de payer les indemnités des membres du jury et d’autres dépenses. Il est à noter que c’est le ministère, lui-même, qui couvre toutes les dépenses avant, durant et après les examens du CEPE et du BEPC. Malgré la gratuité des inscriptions, des responsables malveillants ne ratent en aucun cas une occasion pour chercher leur intérêt personnel.

Publié dans Société

nviron 180 000 ménages dans l’extrême pauvreté, soit 5% des 52,7% de la population malagasy dans cette catégorie, ont bénéficié des activités de protection sociale mises en œuvre depuis 2016.  Les bénéficiaires ont pu améliorer leur niveau de vie grâce au projet « Filets sociaux de sécurité » (FSS). Ce dernier comprend 3 programmes à savoir le « Transfert monétaire pour le développement humain » (TMDH) incluant le « Vatsin’Ankohonana », le « Fiavota »  et « Ndao hianatra » (LUL), l’argent contre travail productif (ACT-P) ou encore les réponses aux crises. Parmi les 5 régions de mise en œuvre de ce programme, les résultats sont palpables pour Vatovavy Fitovinany. Des centaines de familles de Manakara et Vohipeno s’en sortent, après 3 ans de formations, de nouvelles techniques, de mesures d’accompagnement et surtout de pratique. Certains d’entre ces bénéficiaires en témoignent dans ce reportage.  Avec l’appui de la Banque mondiale et de l’Unicef, plus de 70 millions de dollars ont été investis dans le projet FSS pendant ses 3 ans de mise en œuvre avec le Fonds d’intervention pour le Développement (FID). L’extension du projet nécessite toutefois un financement de 443 millions de dollars, soit 1419 milliards d’ariary. 90 millions de dollars provenant de la Banque mondiale sont déjà disponibles. Les bailleurs sont sollicités à s’investir afin d’atteindre 500 000 ménages dans l’extrême pauvreté, soit 15% des couches les plus vulnérables, d’ici 5 ans.

Publié dans Dossier

La semaine dernière la Gendarmerie nationale a réussi à démanteler un gang de kidnappeurs. Selon les informations livrées, 11 membres du gang ont été arrêtés et l’un des commanditaires, qui tentait de fuir, a été blessé avant de rendre son dernier soupir à l’hôpital. Un arsenal de guerre utilisé par ce gang a été montré fièrement à la presse par la Gendarmerie qui, en plus, a listé les kidnappings réalisés par ces bandits. Presque tous les actes d’enlèvement ayant fait la Une des journaux leur sont imputés. Du kidnapping d’un indopakistanais à Mahajanga en 2009 à l’enlèvement d’un pharmacien de la même communauté au mois de décembre 2018 en passant par le rapt du fils d’un opérateur malagasy à Andranobevava, la veille de la fête de nativité en 2017. Bref, pendant une décennie, ces bandits dictaient leur loi et n’ont jamais été appréhendés.  Mieux, la Gendarmerie a avancé que les rançons obtenues à travers les rapts se chiffraient aux alentours de 6 milliards d’ariary  et investies  par les « bénéficiaires » dans l’achat de maisons ou de voitures.

Publié dans Société

Nouvelle responsabilité pour l’actuel directeur général du Bureau Indépendant anti – corruption, Jean Louis Andriamifidy. En effet, ce dernier vient d’être élu en tant que membre du Conseil Consultatif de l’Union africaine sur la corruption. Ce fut donc devant le président de la Commission de l’Union africaine qu’il a prêté serment au cours de la 29ème session ordinaire qui se tient depuis lundi au  Centre de Conférence Internationale à Arusha, en Tanzanie. D’après les précisions du BIANCO, il a été élu pour le compte de l’Afrique de l’Est au sein de ce Conseil le 08 février 2019, lors de la 32e session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine,  tenue à Addis - Abeba, en  Ethiopie. Le Comité Consultatif sur la corruption est une Institution au sein de l’Union africaine. Il est composé de 11 membres élus pour un mandat de  2 ans renouvelable une fois, par le Comité  exécutif de l’Union
africaine à partir d’une liste d’experts réputés pour  leur grande intégrité, leur impartialité et leur haute compétence dans les questions relatives à la prévention et à la lutte contre la corruption et les infractions assimilées.

Publié dans Politique
mercredi, 03 avril 2019

Echec criant !

Selon le dernier classement de l’ »Afrikmag. com », Antananarivo est la 1ère ville la plus salle d’Afrique et la 3ème  du monde ! Un triste record continental et un rang mondial honteux qui place la Ville des Mille dans le  « top 10 » des villes sales. Bref, une « sale prouesse » qui pulvérise tous les records à l’échelle planétaire. Une  descente aux enfers que les dirigeants de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA) dirigés par le Maire TIM Lalao Ravalomanana ne réussissent à stopper. Certes, la part de responsabilité du précédent régime HVM de  Rajaonarimampianina n’y est pas à écarter.  Pour ceux ou celles qui ont eu la chance de voyager et ont pu fouler les pieds dans certaines grandes villes africaines ou européennes ou quelque part en Occident, ils ont pu faire facilement la différence. Personnellement, j’avais eu l’occasion pour des raisons diverses (missions, stages,  formations, …) de visiter des villes d’Afrique anglophone comme Nairobi, la différence en termes de propreté saute aux yeux et quelques unes d’Afrique francophone comme Yaoundé ou Dakar, bien entendu, ce n’est pas la grande propreté idéale mais à comparer avec celle d’Antananarivo, on est bien loin du compte ! Inutile de faire la même avec certaines villes européennes comme Genève ou Lausanne, Lyon ou Paris, sinon des villes américaines à l’image de Los Angeles ou de New-York que personnellement j’avais pu voir, la propreté ne se négocie point. Dans la Capitale malagasy, les immondices et les saletés de tout genre jonchent de partout.

Publié dans Editorial

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Editorial

  • Un siècle de combat
    L’Organisation internationale du travail (OIT) célèbre en cette année son centenaire d’existence. Créée en 1919, sous l’égide du Traité de Versailles (Paris), point d’orgue final de la Grande Guerre de 1914-1918, l’OIT ou l‘ILO (International Labor Organization), militait contre toute atteinte à la dignité de l’homme dans le cadre du travail décent.  Mise sur pied indépendamment de la naissance de la Société des Nations (SDN) raison pour laquelle elle avait pu surgir des décombres de cette ex-ONU, l’OIT n’a de cesse à réclamer durant ce siècle d’existence la justice sociale dans le monde du travail. Elle interpellait et continue à le faire les employeurs pour qu’au juste ces derniers respectent le minimum acceptable. Le Bureau international du travail (BIT), le secrétariat permanent de l’OIT, travaille d’arrache-pied pour créer un cadre de travail illustrant l’harmonie entre le travail et la dignité de l’homme. Une noble mission que le Bureau persiste et…

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