Politique

Depuis hier matin, la population de la Ville des Mille évolue dans un décor militaire. Chars de combat, véhicules blindés, voitures « pick-up » et camions bourrés de Forces de l’ordre circulent comme dans une cité en état de siège sur la route Digue, entre Anosizato et Ivato. C’est dans ce décor que s’est ouvert le Sommet du Comesa (Marché commun de l’Afrique orientale et australe). Plusieurs centaines de personnes participent à ce grand évènement international. 
500 000 000 d'euros au bas mot. Tel serait, estimé par des connaisseurs en investissement immobilier, le coût de réalisation du « Suntower de Tananarive », désigné par le slogan du projet comme étant « la Tour la plus haute de tout l'océan Indien ».
Madagascar est spécialement invité au Séminaire des leaders africains organisé par la Banque africaine de développement (Bad), lequel se déroule à Abidjan (Côte d’Ivoire) du 17 au 19 octobre. Une délégation malgache, conduite par le ministre des Finances et du Budget, Gervais Rakotoarimanana participe à cette rencontre, dont les discussions sont axées sur les impacts de la malnutrition sur le développement, la croissance économique et la pauvreté.

Antananarivo - Le vernis a craqué !

Publié le lundi, 17 octobre 2016
Pour cause de sommet du Comesa et également de la Francophonie, le régime Rajaonarimampianina s’est démené pour montrer aux yeux du monde, ou à tout le moins, aux yeux des délégations qui débarqueront dans la Grande-Ile, que Madagascar, est capable d’accueillir ces rendez-vous internationaux.
Le parti Psd a célébré la commémoration du 58ème anniversaire du 14 octobre 1958, vendredi dernier à Anahidrano, ville où se repose le père de l’indépendance, le Président Tsiranana Philibert. Le Secrétaire national du Psd, Bezaza Marie Eliana a tenu à marquer le coup en érigeant le drapeau malgache devant la sépulture du défunt père de l’indépendance, et ce, pour rendre les honneurs à celui qui a consacré une grande partie de sa vie pour que Madagascar soit une nation indépendante, sans heurts ni sang versé.
Incroyable mais vrai ! Hormis les juges d’Ambohidahy qui, pour la déclarer conforme à la Constitution, l’ont sûrement déjà décortiqué (du moins en principe !) ainsi que le ministère qui y a mis la dernière touche, au jour d’aujourd’hui, ni les magistrats chargés de l’appliquer, ni les journalistes sur qui il est censé s’appliquer, encore moins les simples citoyens qui sont susceptibles à un moment ou un autre d’y être soumis, nul ne connaît avec précision la teneur exacte du nouveau Code de la communication, puisque c’est de cela dont on veut parler.
La semaine dernière, on avait appris que la société chinoise Jiuxing Mines avait plié bagages après des mois de rapport de force avec les habitants de Soamahamanina. Une décision prise dans un souci de préserver « le calme et la sécurité » dans la Commune, avait déclaré la responsable de communication de la firme asiatique. 

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Editorial

  • Que des ratages !
     L’audiovisuel public peine à sortir de l’auberge. Etant la plus ancienne sinon l’ainée des chaines de télévisions locales, la télévision malagasy (TVM) traine encore les pattes et se trouve, en dépit de tout, dans le peloton de la queue. Il fut un temps à ses débuts,  des années 60, où la TVM faisait la fierté du pays. Des Jean-Louis Rafidy et bien d’autres animaient les émissions avec brio. Des commentateurs d’évènements de haut vol avec des analyses intéressantes et instructives. Rien d’étonnant dans la mesure où ces animateurs de chaine avaient bénéficié des formations dans les grandes écoles spécialisées sous d’autres cieux. Les responsables de l’époque misaient en premier plan la formation des agents. Mais depuis, abandonnée à elle-même, la TVM ne cesse de dégrader. Les matériels à la disposition ne parviennent plus à suivre l’évolution des progrès technologiques de la communication. Or les besoins ne cessent de croître. Les…

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