Politique

Empressement. Les Malgaches se gardent de crier victoire avant l’heure face à une situation dont l’issue est encore incertaine : « Aza misioka raha mbola tsy tafavoaka ny ala ». Ces derniers jours, les hauts responsables gouvernementaux se sont félicités à tout bout de champ de l’évolution de l’épidémie de peste, certes significative mais pas encore rassurante au stade actuel. A les entendre palabrer ici et là, l’on croit que les péripéties sont sur le point de se dissiper. Pourtant, le pays n’est pas encore sorti de l’auberge et les choses laissent transparaître une incompétence flagrante.
Ces dernières années, des milliers de Malagasy ont été contraints de partir de leurs terres,  lors d’expropriations souvent musclées. Ils ont dû tout laisser derrière eux, y compris effets personnels qu’ils n’ont jamais revus.  Les Malagasy mères et pères vivant à Madagascar depuis des générations ont-ils encore droit à la terre ? Beaucoup se posent cette question, vu les problèmes fonciers dans la Grande-île. Les expulsions de familles malagasy des terres sur lesquelles elles vivent souvent depuis plusieurs générations, sont de plus en plus fréquentes et massives.  Récemment à Moratsiazo Antaimby à Sambava, des milliers de personnes ont été expulsées…
Des critiques virulentes et alarmantes. Tel résume le discours de Monseigneur Odon Marie Arsène Razanakolona, Archevêque d’Antananarivo à l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées scientifiques à l’Université catholique de Madagascar (Ucm) à Ambatoroka, dans la matinée d’hier et portant sur le thème « vulnérabilité, développement et résilience ». Le numéro un de l’Eglise catholique met le doigt sur les maux qui frappent la Grande île à commencer par la mauvaise gouvernance des dirigeants, l’absence d’une politique crédible et la défaillance au niveau de la Société civile. De prime abord, il évoque la doctrine sociale de l’église qui précise que « toutes…

Sommet de la Francophonie - Un an après… rien de concret

Publié le mardi, 07 novembre 2017
Novembre 2016- novembre 2017…Un an ou presque après le Sommet de la Francophonie à Madagascar, aucune retombée palpable pour les malgaches, dirigeants compris.  Les infrastructures délaissées ou inachevées,  le Président de la République Hery Rajaonarimampianina n'a pas eu la reconnaissance qu'il souhaitait avoir…
21 jours après le début de la session budgétaire au niveau des deux chambres du parlement, la loi des Finances (Lfi) 2018 a finalement atterri à l’Assemblée Nationale de Tsimbazaza depuis jeudi dernier. Un fait qui annonce le début des tractations au niveau de la chambre basse. Comme à chaque session budgétaire, les craintes se font sentir au sein de l’opinion publique quant à une éventuelle adoption hâtive de cette loi des Finances.

Rivo Rakotovao - Les natifs d’Alaotra Mangoro se trompent à son sujet

Publié le dimanche, 05 novembre 2017
Nombre de natifs d’Antsihanaka se sont réjouis de l’élection de Rivo Rakotovao à la présidence du Sénat. Ils pensent que celui-ci est un des leurs. Pourtant, le président national du Hvm n’est pas un fils d’Antsihanaka. Il est plutôt originaire d’Andandemy Manjakandriana. Le ministre-coach politique d’Alaotra Mangoro est donc un Merina de Vakiniadiana. Mais l’économiste de formation a fait fortune dans la filière riz de l’Alaotra depuis les années 90.

Sénat - Le bureau permanent toujours incomplet

Publié le dimanche, 05 novembre 2017
Alors que les deux Chambres du Parlement entament la 2e session ordinaire pour cette année, un vide perdure au sein du bureau permanent du Sénat. Vacant depuis l’élection d’Ahmad au poste de président de la Confédération africaine du football (Caf) au mois de mars, le poste de vice – président auprès de l’ex – chef-lieu de province de Mahajanga n’a toujours pas trouvé son occupant.Pour cause, à la suite retrait de l’ex – président du Sénat, Honoré Rakotomanana, les sénateurs Hvm se sont hâtés d’élire son remplaçant en la personne de l’ancien ministre, Rivo Rakotovao sans tenir compte de cette…

Fil infos

  • Tournée IEM dans la SAVA - Andry Rajoelina répond à ses détracteurs
  • Manifestation des enseignants - Le Premier ministre voit des dessous politiques
  • Présidentielle et législatives - Le HVM en ordre dispersé
  • Mouvement « Fanarenana ifotony » - Des réunions douteuses dans les Fokontany
  • Maître Willy - Razafinjatovo alias Olala « Le HVM veut me faire taire »
  • Election présidentielle - Les appels à la candidature d’Andry Rajoelina se multiplient
  • Journée internationale - Nelson Mandela L’amnésie du président Hery Rajaonarimampianina
  • Revendications syndicales - Christian Ntsay interpelle ses ministres
  • Soupçons de corruption à Tsimbazaza - 7 députés encourent une arrestation
  • Période électorale - Vers un verrouillage à double tour de la RNM et TVM

Editorial

  • Quel message !
    100 ans ! S’il était encore resté vivant, parmi les siens, Madiba aurait 100 ans mercredi dernier. En effet, Nelson Rolihlahla Mandela, de son vrai nom, est né le 18 juillet 1918 à Mvezo, dans la province de Cap et mort à l’âge de 95 ans, le 5 décembre 2013 à Johannesburg, Afrique du Sud.Faisant partie d’une rare élite noire dans une République sud-africaine (RSA) ségrégationniste, dirigée d’une main de fer par les Blancs, Nelson Mandela, avocat de son état, s’engagea dès son jeune âge dans la lutte contre toutes formes d’injustice, d’inégalité et de non-respect des droits humains. Il fonçait tout droit dans la bataille, parfois armée, contre la politique de ségrégation raciale appliquée par les tenants du pouvoir.

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