Publié dans Politique

Affaire Andohatapenaka - Ravalomanana veut récupérer le « Kianja Makis »

Publié le vendredi, 16 septembre 2016

Conscient que son action contre la gare routière d’Andohatapenaka se corse, l’ancien Président Marc Ravalomanana a décidé de mener une bataille sur le front judiciaire.

Dans sa démarche auprès de la Justice, l’ex-homme fort du pays a réclamé la propriété du « Kianja Makis »… Le 8 septembre dernier, soit deux jours après sa descente à la gare routière, la société de l’ex-Chef d’Etat, représentée par son avocat, a adressé une requête auprès du Tribunal d’Antananarivo pour assigner à bref délai le ministère de l’Aménagement du territoire, par rapport aux terrains sis à Andohatapenaka. Une pratique dont la finalité serait de permettre de raccourcir à quelques jours le délai séparant l’assignation de l’audience. Dans sa requête, l’avocat de l’ancien Président réitère que la société Tiko Agri Sarl est la propriétaire de plusieurs terrains sis à Andohatapenaka. Et d’après Me Hasina Andriamadison, le « ministère de l’Aménagement du territoire chargé des Projets présidentiels a clôturé les propriétés appartenant à la société Tiko Agri Sarl et procède à des travaux de réaménagement » sans avoir « l’autorisation du propriétaire ». L’avocat souligne également que « la société Tiko Agri Sarl a intérêt à s’adresser à la Justice pour demander l’arrêt immédiat des travaux ». Ce serait pour ces raisons que l’avocat de Tiko demande l’autorisation à assigner à bref délai le ministère de l’Aménagement du territoire pour s’entendre ordonner l’arrêt immédiat des travaux. Faut-il pourtant faire remarquer que les terrains situés aux alentours d’Andohatapenaka ont été acquis de manière plus que litigieuse par la société Tiko Agri en 2009.  En tout cas, 4 parcelles de terrain d’une contenance totale d’environ 22 000 m2 ont été présentées par l’avocat de Tiko comme occupées illégalement par l’Etat malagasy. Le plan détaillé par le Service topographique indique cependant que le projet de construction de la nouvelle gare routière n’empiétait aucunement sur les 4 terrains cités dans le dossier. En revanche, l’une des parcelles réclamées par Ravalomanana empiète sur l’actuel « Kianja Makis ». Force est de constater que Marc Ravalomanana est passé maître dans l’art de détourner et surtout d’attirer l’attention du public. Mais là, en voulant toucher à des réalisations et projets pour la population et non pour une seule personne ou un groupe commercial, le Pdg de Tiko risque de subir la foudre de cette dernière. En attendant les futurs rebondissements dans cette affaire, le projet de construction de la gare routière a déjà démarré. 

Recueillis par Lalaina A.

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Editorial

  • Flou déroutant !
    Pour des raisons qui restent à définir sinon à  éclaircir, la CENI s’entête à œuvrer dans un cadre embrouilliaminique. Le manque de visibilité dans lequel les travaux relatif aux décomptages et aux traitements des voix issues de l’élection présidentielle du 7 novembre 2018 s’effectuent, irrite les esprits. L’entêtement de l’équipe du Maitre Hery Rakotoarimanana à continuer de publier des contestés déconcertent plus d’un. Elle juge inappropriée la requête des proches collaborateurs de certains candidats, entre autres ceux du MAPAR d’Andry Nirina Rajoelina, de revoir le mécanisme de traitement des procès-verbaux (P.V.) émanant directement des Bureaux de vote (B.V.). Les décalages sont flagrants ! Il se trouve que le candidat n° 13 soit  le plus perdant dans cet imbroglio. Mais en fin de compte, la majorité des candidats se sentent tous lésés à travers ce mic-mac. Mais, la CENI ne veut rien en savoir ! 

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