Publié dans Politique

Régime actuel - Le Sommet de la Francophonie d’abord, le Kere après…

Publié le vendredi, 16 septembre 2016

Aucun sens des priorités. C’est ce qui pourrait définir les agissements du régime actuel qui préfère investir des centaines de millions d’ariary « dans des repas » pour le Sommet de la Francophonie alors que dans le même temps, le Kere menace une grande partie du Sud…

Les avis d’attribution de marchés publics ont récemment été rendus publics par le secrétariat de la Présidence de la République. 1,5 milliard d’ariary au moins seront injectés pour la restauration des participants. De ce que l’opinion sait, l’Organisation internationale de la Francophonie n’a pas versé le plus petit kopeck pour alimenter le budget prévu pour la tenue de ce sommet. Autrement dit, Madagascar devra puiser dans ses fonds propres pour l’organisation de ce Sommet. La Grande-île a donc des milliards d’ariary dans ses caisses. Un montant que le Gouvernement va donc débloquer, notamment pour accueillir et nourrir quelques milliers de participants au Sommet de la Francophonie, alors qu’il demeure inerte face à un fléau qui risque de ruiner une partie du pays où la malnutrition chronique affecte des millions de personnes. Les organismes nationaux et internationaux ne cessent pourtant de tirer la sonnette d’alarme face au « Kere ». Encore récemment, le directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (Fao) a lancé un appel à l’aide internationale pour aider le Sud de Madagascar en proie à la famine. « La Communauté internationale est invitée à intervenir afin d’empêcher Madagascar de subir la situation vécue par la Somalie en 2011, où 200 000 personnes sont mortes de faim à défaut d’une réaction rapide », a lancé le Dg de la Fao José Graziano Da Silva, dans un article d’opinion publié cette semaine. Les estimations fournies par la Fao indiquent que le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire dans le Sud de Madagascar dépasse les 1,4 million, en septembre 2016, dont 600 000 sont considérées comme étant en situation de « grave insécurité alimentaire ». Pour le Dg de cette organisation onusienne, cette partie sud du pays est arrivée au dernier stade avant la véritable famine. « Nous avons besoin d’agir de manière urgente pour le moment : de la volonté politique pour prendre des décisions, du soutien de la Communauté internationale et d’une mobilisation des ressources» , lance-t-il à l’endroit des pays « samaritains ». Alors que la Communauté internationale s’alarme et lance un Sos, le régime fait la sourde oreille et ne compte pas casser sa tirelire que pour la Francophonie et rien que la Francophonie. Pour le régime en place, il préfère assouvir sa soif de reconnaissance internationale, notamment en soulageant la faim des délégations pour le Sommet qui demeure le prioritaire des prioritaires.

L.A.

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Editorial

  • Flou déroutant !
    Pour des raisons qui restent à définir sinon à  éclaircir, la CENI s’entête à œuvrer dans un cadre embrouilliaminique. Le manque de visibilité dans lequel les travaux relatif aux décomptages et aux traitements des voix issues de l’élection présidentielle du 7 novembre 2018 s’effectuent, irrite les esprits. L’entêtement de l’équipe du Maitre Hery Rakotoarimanana à continuer de publier des contestés déconcertent plus d’un. Elle juge inappropriée la requête des proches collaborateurs de certains candidats, entre autres ceux du MAPAR d’Andry Nirina Rajoelina, de revoir le mécanisme de traitement des procès-verbaux (P.V.) émanant directement des Bureaux de vote (B.V.). Les décalages sont flagrants ! Il se trouve que le candidat n° 13 soit  le plus perdant dans cet imbroglio. Mais en fin de compte, la majorité des candidats se sentent tous lésés à travers ce mic-mac. Mais, la CENI ne veut rien en savoir ! 

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