Publié dans Politique

Iles Eparses - Le Président mis devant ses responsabilités

Publié le lundi, 19 septembre 2016

Une lueur d’espoir pour Madagascar. Alors que beaucoup de gens croyaient que le combat pour la restitution des îles Eparses était déjà perdu d’avance, la démarche de l’« Association Nosy Malagasy » (Anm) fait souffler un vent d’espoir. La balle est dans le camp du Président Hery Rajaonarimampianina qui a été moins démonstratif, pour ne pas dire indifférent, sur la question.

De sa propre initiative, l’ « Association Nosy Malagasy » a engagé une nouvelle revendication. A la suite d’un symposium national pour la restitution de ces îles malgaches qui a été organisé le 23 juillet dernier à l’hôtel de ville d’Antananarivo, une résolution nationale a été élaborée. Le projet de résolution a été adressé à l’Assemblée générale des Nations unies pour discussion et vote dans le cadre de la 71ème session de l’Assemblée générale des Nations unies. Le document exige la restitution « immédiate et sans condition » à Madagascar, de l’île Juan de Nova située à 100 km de la Région de Melaky, les îles Glorieuses à 200 km à l’ouest d’Antsiranana, Bassas de India à 300 km à l’ouest de Morondava, Europa à 250 km de Morondava. Des îles qui avaient reçu l’appellation d’« îles malgaches » par l’Assemblée générale des Nations unies dans sa résolution 34/91 du 12 décembre 1979. Le Bureau national de l’Anm révèle avoir adressé une lettre au Président Hery Rajaonarimampianina, ainsi qu’au ministre des Affaires étrangères, Atallah Béatrice, et faisant part d’une délégation « prête à aller à New York (Etats-Unis) pour déposer le Projet de résolution, prendre la parole et défendre le projet de résolution dans la 4ème Commission sur les affaires politiques et la décolonisation durant la 71ème session de l’Assemblée générale des Nations unies ». Ladite délégation attend l’accréditation du Gouvernement malagasy et demande même à faire partie de la délégation malagasy pour le déplacement à New York. Une réaction venant d’en haut lieu est donc fortement attendue dans les prochains jours.

Rebondissement positif

Ce rebondissement dans la revendication sur les îles Eparses devra susciter l’enthousiasme chez tous les Malagasy dotés d’une once de patriotisme. Beaucoup de gens s’interrogent également sur l’effet que cela fait sur le Président de la République Rajaonarimampianina. Ce dernier qui, avant son élection à la tête de la Magistrature suprême du pays, avait promis de se battre pour ces îles Eparses. Puis, il a avancé qu’il exigerait une cogestion de ces îles. Une fois au pouvoir, le candidat Hvm avait encore changé de langage en affirmant que les revendications doivent se faire en douce. Une déclaration qui ne visait qu’à faire taire les fortes revendications des politiciens qui battaient leur plein l’année dernière. En réalité, tout porte à croire que le régime n’a même pas bougé le petit doigt pour formuler une quelconque revendication de ces îles malagasy. Il a fallu que l’Anm, sous la houlette d’Arlette Ramaroson, ancienne juge internationale, revendique la relance de cette affaire. Aujourd’hui, le Président de la République est donc mis devant ses responsabilités. A suivre de très près ! 

S. R.

68 Commentaires

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Vision 2030 de Rajaonarimampianina - Un programme à la va-vite…
  • Suspicion de corruption à l’Enmg - Les Magistrats exigent une enquête
  • Visite dans l’Androy - Rivo Rakotovao en plein … délire !
  • Interview Andry Rajoelina - « Je ne suis pas putschiste… »
  • Soutien à Rajaonarimampianina en 2013 - Andry Rajoelina présente ses excuses aux électeurs
  • Ecole nationale de la magistrature - La Cnidh exige une annulation des examens
  • Andry Rajoelina Pas d’excuses pour Rajaonarimampianina
  • Sefafi - Les caméléons politiques au pilori !
  • Epidémie de peste - Le pire est à venir
  • Team Building gouvernemental - Mahafaly Olivier Solonandrasana tacle Rolly Mercia

Editorial

  • Futiles doublons
    Madagascar, un archi-pauvre pays, se permet le luxe d’avoir deux ou trois instances administratives pour s’occuper d’un même secteur d’activité. Parmi les cinq pays les plus pauvres de la planète, la Grande île malmène les maigres possibilités financières entre ses mains. La notion d’austérité échappe totalement à nos pauvres dirigeants. Le peu que l’on dispose doit être géré scrupuleusement et consciencieusement. Trois grands domaines sont principalement touchés par l’ineptie du gaspillage de l’argent public : l’environnement, le tourisme et le transport. Des secteurs d’activités qui nécessitent, chacun pour leur part, une meilleure gestion. Les deux premiers, grands pourvoyeurs de devises, ont besoin d’un ensemble de stratégies bien ficelé. Tandis que le troisième, le transport, exige un traitement particulier. L’environnement, un patrimoine particulièrement riche et endémique qui ne demande qu’être traité de façon méthodique et rationnel, se trouve tiraillé par le ministère de l’Environnement et de la Forêt (Mef), d’une part, et…

A bout portant

AutoDiff