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Publié dans Politique

Circulation dans la Capitale - Non ! Un autocollant « francophonie » n’octroie pas la priorité !

Publié le mercredi, 09 novembre 2016

La soif de pouvoir serait-elle montée à la tête des responsables locaux au sein du comité d’organisation du Sommet de la Francophonie? La question se pose sérieusement en constatant que, à quelques jours de cet événement, certains d’entre eux se croient être dans la peau des hautes personnalités étatiques, bénéficiant de prérogatives de puissance publique notamment lorsqu’ils circulent dans les rues de la Capitale.

A l’instar du conducteur de cette Hyundai SUV de couleur bleue sombre et immatriculée 8241 TBD qui, samedi dernier vers 9 heures du matin à Soarano (sur la nouvelle axe à 4 voies menant vers Antanimena), s’est mis à se frayer le passage en bousculant les autres usagers à coups de klaxon et les phares allumés. Visiblement, les occupants dudit véhicule sont persuadés que, le  simple fait pour celui-ci d’être estampillé de l’autocollant « Sommet de la Francophonie » leur octroie la priorité. 

A ce qu’on sache, jusqu’à l’heure où nous écrivons cet article, les seuls véhicules de personnalités qui soient prioritaires sont ceux des chefs d’institution, et encore faut-il qu’ils soient précédés de motards et/ou de voitures ouvreuses, tandis que dans le quotidien, les pompiers ou les ambulances doivent, pour bénéficier de la priorité, actionner leur gyrophare et avertisseur caractéristique. Eventuellement, les automobilistes se font également un point d’honneur à faciliter les passages de voitures particulières, signalant par leurs feux de détresse ou à coups de klaxon qu’ils transportent un malade ou un blessé.

Autrement, même les cocardes dont sont munies les voitures de députés ou de ministres ne confèrent nullement à ceux-ci la priorité sur la voie publique. Faute de confirmation officielle, on se doit de croire la rumeur selon laquelle les vacances ou congés « forcés » accordés aux établissements d’enseignement publics et aux fonctionnaires durant toute la durée du Sommet de la Francophonie auraient été décidés en vue d’éviter aux illustres participants les désagréments des embouteillages dont les rues de la Capitale sont familières durant les jours ouvrables. On raconte même que les pouvoirs publics étaient (ou sont ?) tentés de décréter chômée la semaine de l’événement pour l’ensemble des travailleurs afin de s’assurer de la fluidité de la circulation dans toutes les artères de la ville, mais ils se seraient heurtés à une farouche opposition du secteur privé. 

Quoi qu’il en soit, ce ne serait pas faire preuve d’incivisme que de rappeler aux citoyens, en particulier aux automobilistes d’Antananarivo que, à moins d’un arrêté ministériel intervenu entre-temps, les véhicules estampillés « francophonie » ne sont nullement prioritaires et qu’il n’y a donc pas lieu de leur céder le passage quelles que soient leurs gesticulations. Et que l’on ne vienne pas nous reprocher de se livrer à une incitation à la désobéissance civile puisque, au contraire, nous appelons tout un chacun à respecter scrupuleusement la règlementation en vigueur…

 Hery Mampionona

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  • Un siècle de combat
    L’Organisation internationale du travail (OIT) célèbre en cette année son centenaire d’existence. Créée en 1919, sous l’égide du Traité de Versailles (Paris), point d’orgue final de la Grande Guerre de 1914-1918, l’OIT ou l‘ILO (International Labor Organization), militait contre toute atteinte à la dignité de l’homme dans le cadre du travail décent.  Mise sur pied indépendamment de la naissance de la Société des Nations (SDN) raison pour laquelle elle avait pu surgir des décombres de cette ex-ONU, l’OIT n’a de cesse à réclamer durant ce siècle d’existence la justice sociale dans le monde du travail. Elle interpellait et continue à le faire les employeurs pour qu’au juste ces derniers respectent le minimum acceptable. Le Bureau international du travail (BIT), le secrétariat permanent de l’OIT, travaille d’arrache-pied pour créer un cadre de travail illustrant l’harmonie entre le travail et la dignité de l’homme. Une noble mission que le Bureau persiste et…

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