Publié dans Politique

Drame de Befelatanana - La victime et sa famille accablées par les autorités

Publié le mercredi, 01 mars 2017

Consternant. C’est le terme qui qualifie le mieux la réaction du ministère de la Santé à la suite du décès d’une mère accouchant à l’hôpital de Befelatanana. A travers son secrétaire général, le ministère a, en effet, donné sa « version » des faits hier.


Au lieu de calmer la situation, l’intervention du secrétaire général du ministère de la Santé sonne comme une provocation à l’encontre des patients. En effet, ce responsable au niveau du ministère s’est permis de dire que cet incident, qui a coûté la vie à une mère et son bébé qu’elle n’a pas pu accoucher, n’était nullement la faute des médecins. Pire, à entendre les propos de ce responsable, le tort revient entièrement au patient et ses proches. Appuyant sur le fait que la famille de la défunte a rejoint tardivement le centre hospitalier, soit à 12 heures après la perte des eaux, le Sg ne fait que remuer le couteau dans la plaie. Pourtant, il est évident que le cas était doublement urgent.


D’après le témoignage de la famille, la patiente avait été amenée à l’hôpital Befelatanana à 9 heures du matin, mais n’a été pris en charge qu’en fin d’après-midi, vers 16 heures. Donc, 7 longues heures d’attente. Au lieu de faire preuve d’un sens de l’urgence, le personnel soignant s’est encore attardé à demander de l’argent, faisant fi des deux vies humaines en jeu. Un fait que le Sg a curieusement « oublié » d’aborder. Le fait que la situation dramatique vécue par cette famille n’est qu’un cas parmi tant d’autres est d’autant plus désolant. Si l’on devait faire un appel à témoins concernant les dérives médicales au sein de cet hôpital public, la liste serait sûrement très longue. Nul n’ignore que l’expression « les patients sont rois » est sortie du vocabulaire des hôpitaux publics depuis belle lurette.


L’irresponsabilité à son summum


Les propos de ce Sg du ministère de la Santé n’est autre qu’une forme d’irresponsabilité pure et simple, et donne un sentiment de déjà vu, ou plutôt déjà entendu. L’on ne peut oublier les propos méprisants du Président Hery Rajaonarimampianina, au lendemain de la chute d’un camion à Anjozorobe, ayant coûté la vie à plus d’une quarantaine de personnes. Au lieu de présenter ses condoléances aux familles des victimes, le Chef de l’Etat s’est hâté de leur jeter en bloc la responsabilité de l’accident.


En plus d’accabler les patients, le responsable du ministère s’en est également pris aux journalistes, les qualifiant de « non professionnels ». A l’heure où le professionnalisme du personnel soignant au sein de cet hôpital public est remis en question, tenir un tel propos n’est que de la pure mauvaise foi de la part d’un aussi éminent responsable de la santé publique. Le Sg du ministère n’a pas manqué de vanter les mérites de son département. « Le ministère de la Santé figure parmi les ministères qui travaillent le plus et déploie des efforts considérables allant dans ce sens », a-t-il déclaré.
Sandra R.

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Editorial

  • Chance exceptionnelle !
    La session exceptionnelle du Bac (général) débute ce jour mercredi et ce jusqu’au vendredi 25 octobre 2019. Un évènement inédit à Madagasikara depuis la chute de l’Amiral rouge en 199I. Suite à une vague de fuite de sujets des examens du Bac option « général », le Président  Rajoelina Andry Nirina décida d’organiser une session exceptionnelle sur toute l’étendue du territoire national, uniquement pour le Bac (général) et destinée seulement pour les recalés de la session normale. Pour cause, les fuites constatées dans plusieurs Centres d’écrit du pays durant les  sessions du 30 septembre au 4 octobre 2019 causèrent d’importantes perturbations qui, évidemment, provoquaient de graves préjudices  au bon déroulement des examens et portant atteinte à la sérénité des candidats.  C’est une décision juste et légitime de la part d’un dirigeant sensible au souci de son peuple et ce pour corriger les erreurs de certains « ennemis de la Nation ». Un acte délibéré…

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