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Publié dans Politique

Expropriation à Toamasina - Une vindicte populaire évitée de justesse

Publié le mercredi, 01 mars 2017

 

Une vindicte populaire a pu être évitée à temps dans la ville de Toamasina, mardi dernier. La ville du port a failli connaître des troubles momentanés sans la diligence de la force d’intervention de la Police nationale. Des gros bras, envoyés par un membre de l’Exécutif de la Commune urbaine de Toamasina, selon une source locale, ont pénétré de force dans la maison d’un particulier sise à la cité Béryl rose, lot 1.

Sans discussion aucune, ces musclés aux allures impitoyables ont commencé à jeter dehors les meubles se trouvant à l’intérieur. Prise de panique, la mère de famille, son mari étant à l’extérieur du domicile au moment du fait, a appelé au secours. Ce faisant, la foule s’est amassée aux alentours pour regarder ce qui s’est passé. Entre-temps, la dame a reçu quelques coups de poing, ce qui a incité les téméraires à intervenir sur-le-champ. Heureusement, les Forces de l’ordre ont débarqué à temps pour stopper les échauffourées entre civils. Leur venue a d’ailleurs invité les missionnaires hors norme à déguerpir.

Quatre ans

L’habitation en question fait l’objet d’un litige en ce moment. L’affaire remonte à 1999, selon des précisions. L’occupant a alors engagé la démarche en vue de l’acquisition définitive de ce bien appartenant à la Municipalité. L’évaluation, suivie de la procédure de vente, n’a pu avoir lieu que 6 ans plus tard. Mais celle-ci n’a été conclue qu’en 2012, c’est-à-dire sous la transition.

Deux délégations spéciales ont administré la ville de Toamasina à l’époque. Il a été établi que l’acquéreur s’acquitte la somme de 

6 millions environ par an durant dix ans. Et il reste encore quatre ans à parcourir actuellement avant l’expiration du délai fixé. La mort dans l’âme, une voix de l’équipe municipale a clamé que le contrat de vente conclu en 2012 est devenu caduc.

Incapable

Elle a crié qu’il s’est agi d’un  « Fanjakana gaboraraka tsy nanara-dalàna » (lire : régime anticonstitutionnel). Or, la personne qui a proféré ce propos a bel et bien fait partie de l’équipe des deux présidents de la délégation spéciale désignés par ce qu’elle qualifie de pouvoir illégal. Le même individu aussi est reconnu comme étant parmi les fervents dirigeants des opérations de pillage des biens appartenant au « Tiko Group Sa » dans la ville en 2009.

Ce mardi, les responsables de la sécurité publique à Toamasina ont demandé au responsable municipal concerné de produire les documents justifiant l’expropriation de l’occupant du logement cité plus haut. Incapable d’y répondre tout de suite, il a fait attendre. Les pièces requises ne sont pas encore parvenues au bureau des responsables de la sécurité publique de la ville du port jusqu’à hier après-midi.

Outre l’agression physique subie par l’épouse du propriétaire, des biens ont été déclarés disparus après l’intrusion inattendue des troupes à la solde du responsable municipal. Des bouteilles de boissons ont été aussi vidées ou emportées, une partie de la propriété étant aménagée en salle de karaoké.

Manou Razafy

 

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