Publié dans Politique

Après celui de la Sécurité publique - Au tour du ministère de la Santé d’être sur la sellette ?

Publié le vendredi, 03 mars 2017

Le scandale d’Antsakabary a fini par avoir raison du désormais ex-ministre de la Sécurité publique, Anandra Norbert, après qu’il eut « survécu » à plusieurs autres sans trop laisser de plumes auparavant. L’émotion suscitée par cette affaire au sein de l’opinion publique y aura sans douté été pour beaucoup. Aussi, d’aucuns estiment que le ministère de la Santé, pour avoir été au centre d’un scandale tout aussi médiatisé que celui de Befandriana Nord ci-dessus, devrait aussi connaître le même cyclone d’ici peu. Et si le n°1 du département d’Ambohidahy, Mamy Lalatiana Andriamanarivo,  ne se décide pas à se défaire de ses collaborateurs fautifs, il risque bien de connaître le même sort que son collègue d’Anosy.

Il est à rappeler que Anandra Norbert a littéralement aggravé son cas  -  déjà désespéré  -  lorsqu’il s’est mis à défendre l’indéfendable en rapportant à la presse une version abracadabrante de l’incendie qui a ravagé plus de quatre cent toits dans la Commune d’Antsakabary . Suite à une série de démentis cinglants, ce haut gradé de la Police a encore voulu se disculper en expliquant qu’il n’a fait que lire devant les gens des médias un rapport qui lui a été fait par message électronique. Bien que toute la lumière ne soit pas encore faite sur la double tragédie de Befandriana Nord, il n’en a fallu pas plus pour le Premier ministre pour faire de ce contrôleur général de la police le fusible idéal. 

Beaucoup estiment que, ce faisant, le locataire de Mahazoarivo a en réalité voulu échapper à un changement de Gouvernement que tout le monde disait imminent et qui peut très bien être déclenché par la série de bavures qui secoue le Gouvernement ces derniers temps. Et la dernière en date est la sortie médiatique du secrétaire général du ministère de la Santé publique, suite aux décès dans des conditions révoltantes de deux patientes dans des établissements hospitaliers publics. Ce haut fonctionnaire, rappelons-le, s’est mis à accabler l’une des victimes, jetant ainsi de l’huile sur un feu déjà difficile à maîtriser tant le cas a ému au plus haut point l’opinion. Si la logique est respectée et dans la mesure où les hautes autorités veulent calmer l’effervescence suscitée aussi bien par l’affaire elle-même que par la maladresse monumentale du secrétaire général du ministère de la Santé publique, le limogeage de celui-ci s’impose, comme s’est imposé celui du ministre Anandra Norbert.

Dans les salons d’ailleurs, on chuchote que son Sg n’est pas le seul que le ministre de la Santé Mamy Lalatiana Andriamanarivo doit passer à la trappe. Une autre personne haut placée au sein dudit ministère  discrédite, dit-on, celui-ci en raison de ses agissements pour le moins douteux mais qui demeurent jusqu’à ce jour impunis. Et cela ne date nullement d’hier. Inamovible dans le département depuis des années, cette personnalité ne semble pas être inquiétée par les ministres qui se sont succédé malgré le fait que ses manigances soient connues de tous, y compris des partenaires techniques et financiers étrangers du ministère. Ces derniers menaceraient, raconte-t-on, de retirer leur confiance si cette personnalité indélicate n’est pas neutralisée d’une manière ou d’une autre.Quoi qu’il en soit, avec la grève des employés de la banque du sang qui vient encore raviver et compliquer la situation qui prévaut  au sein du ministère de la Santé publique, Mamy Lalatiana Andriamanarivo a intérêt à faire le ménage dans son entourage proche et le plus tôt sera le mieux. A défaut, c’est sa propre personne qui risque de faire office de fusible.
Hery M.

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Editorial

  • Elan national
    Les portes de la Commission mixte, Malagasy et Français chargée de trancher sur le sort des îles Eparses, s’ouvriront ce lundi 18 novembre 2019 à Antananarivo (Andafiavaratra) avec en toile de fond un tableau apparemment contrasté. D’une part, la récente déclaration, incendiaire et provocante, d’Emmanuel Macron aux îles les Glorieuses  « Ici c’est la France ! » De l’autre, la détermination de Madagasikara de vouloir « récupérer » à tout prix les îles malagasy sournoisement appelées « îles éparses ». Les autorités malagasy, soutenues par l’ensemble de l’opinion nationale, campent sur leur position à savoir les cinq perles dites îles Eparses (Europa, Bassa da India, Juan de Nova, les Glorieuses et Tromelin) sont malagasy et ce conformément aux deux résolutions de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 12 septembre 1979 portant n° 34/91 et du 11 décembre 1980 n°35/123.  

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