Publié dans Politique

Conjoncture socio-politique - L’Ekar convoque les ministres catholiques

Publié le dimanche, 05 mars 2017

L’ « Eglizy katolika romana » (Ekar) suit de très près l’évolution de la situation socio – politique dans le pays. Les actualités brûlantes de ces derniers jours ne laissent pas cette église indifférente.  A preuve, 5 ministres catholiques ont été convoqués par l’Ekar la semaine dernière.

 

Un rappel à l’ordre. 5 ministres de confession catholique ont été convoqués par Monseigneur Rakotondrajao Roger Victor Solo, président de la commission épiscopale Justice et paix au sein de la conférence des Evêques de Madagascar le mardi 28 février dernier, en fin d’après- midi. Contacté par téléphone, Monseigneur Razanakolona Odon Marie Arsène affirme ne pas avoir pris part à cette rencontre. « J’ai entendu parler de cette rencontre mais je n’y ai pas assisté », avance – t  – il. D’après une source bien informée, les 5 membres du Gouvernement ont été interpellés par l’Eglise catholique sur l’actualité socio – politique du moment et qui fragilise de plus en plus la population.  Parmi les ministres présents, le ministre de la Défense nationale, le Général Béni Xavier Rasolofonirina qui, joint par téléphone, confirme avoir assisté à cette rencontre. « Il était question d’une évaluation de la dernière visite du secrétaire d’Etat du Vatican, le Cardinal  Pietro Parolin à Madagascar », a – t – il affirmé. Et de poursuivre que « nous avions également parlé des sujets liés aux affaires nationales en général ». Voulant jouer la carte de la discrétion,  le patron d’Ampahibe n’a pas voulu préciser quels aspects des « affaires nationales » ont été abordés. Néanmoins, tout porte à croire que ces membres du Gouvernement ont reçu quelques reproches quant à la situation du pays en ce moment.  

Des sujets sensibles

Parmi les derniers évènements chauds de ces derniers jours fut l’affaire Befandriana – Nord qui a dégénéré  suite au lynchage de deux policiers à Antsakabary suivi par les représailles incendiaires de quelques éléments de la Police nationale contre plusieurs villages de ce District. Par la suite, plusieurs habitants se sont retrouvés sans domicile et fuyant leur propre lieu d’habitation. Cette affaire aurait été soulevée par les chefs religieux de l’Ekar parmi tant d’autres « dossiers chauds ». En tout cas, ce n’est pas la première fois que l’Eglise catholique interpelle ses fidèles au sein du Gouvernement. La même convocation aurait déjà eu lieu l’année dernière au sujet de l’affaire Soamahamanina qui a fait couler beaucoup d’encre. La commission Justice et paix au sein de l’Ekar concentre ses actions sur la promotion des droits humains et de la Justice, en tant que facteurs de paix et de développement durable. Il n’est donc pas à exclure que la question du respect des droits humains ait été abordée au cours de cette rencontre. D’ailleurs, le numéro deux du Vatican avait souligné lors de son passage, l’importance de la justice sociale.De son côté, l’Eglise protestante a également réagi  sur l’affaire Befandriana -Nord, en condamnant les faits à travers une lettre pastorale lue devant ses fidèles hier.

Sandra R.

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Editorial

  • Soixante-et-un ans !
    Ce jour du 14 octobre, la République Malagasy a soixante-et-un ans. En effet, le 14 octobre 1958, la République malgache est née. Une étape voulue par l'Elysée avant d'octroyer l'indépendance. Il fallait attendre deux années après (1960) pour que le Général de Gaule se décide à le faire. Le Congrès des Assemblées provinciales réuni au lycée Gallieni (Andohalo Antananarivo) approuva par 208 voix pour, zéro contre, 26 abstentions et 6 portés absents l'instauration de la République à Madagascar. Zafimahova, celui qui a présidé la séance, annonça solennellement dans un tonnerre d'applaudissements la « nouvelle » ce jour du 14 octobre 1958 à 10 h 50 tapante (source Wikipédia) tout en restant dans la grande famille de la Communauté française.  

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