Publié dans Politique

Présidence de la Confédération africaine de football - Ahmad écrase Issa Hayatou

Publié le jeudi, 16 mars 2017

34 voix pour Ahmad et 20 pour Issa Hayatou. C’est le verdict prononcé par les 54 présidents de fédération africaine hier à Addis-Abeba (Ethiopie) à l’issue de l’assemblée générale de la Confédération africaine de Football (Caf). Un score largement en faveur du désormais ex-président de l’association malagasy de football qui est parvenu à déboulonner de son trône le Camerounais Issa Hayatou qui a tenté hier de briguer un huitième mandat à la tête de la Caf. Mais le vent du changement prôné par Ahmad durant sa longue et minutieuse campagne électorale a fini de faire mouche auprès de la majorité des électeurs qui ont mis fin aux 28 ans de règne d’Issa Hayatou. L’élection de Ahmad est un grand honneur pour Madagascar bien que « son football ne pèse pas lourd dans le continent » comme l’aiment répéter maintes fois hier les journalistes étrangers. Il est le premier malagasy à présider une confédération sportive.

Au lendemain de l’annonce de sa candidature, peu de personnes ont cru à la capacité d’Ahmad de faire tomber le vieux crocodile du football africain. Mais depuis que le Cosafa, qui regroupe 14 fédérations africaines, a déclaré publiquement son soutien à Ahmad, le fauteuil d’Issa Hayatou commençait à vaciller. « C’est le résultat des mois de travail, d’abnégation et de solidarité des présidents qui veulent réellement le changement », a déclaré le nouveau patron de la Caf, le sixième depuis sa création de l’institution en 1960. Porté en triomphe par ses pairs africains vers la tribune, Ahmad fait partie désormais des Malagasy qui pourraient rendre la fierté à la Nation. « C’est une journée historique pour Madagascar. Une reconnaissance pour tout le travail accompli ensemble dans une période difficile. Et une reconnaissance particulière du travail fait par Ahmad auprès des instances internationales. Je suis fier de cette élection d’un homme qui a offert au football malagasy son premier titre continental par le biais du beach soccer », a réagi Patrick Pisal Hamida, administrateur et directeur général du groupe Telma, partenaire numéro Un du football malagasy. Il espère que  Madagascar tire profit de cette élection d’Ahmad à la tête de la Caf. Un souhait partagé également par le ministre des Sports, Anicet Andriamosarisoa, qui ajoute que c’est un événement, non seulement pour le football, mais pour le sport malagasy en entier. Anicet Andriamosarisoa, qui à l’instar du ministre des affaires étrangères, Atallah Béatrice, ainsi que du Président Hery Rajaonarimampianina, ont effectué un travail de lobbying auprès de leurs homologues respectifs pour faire passer le candidat malagasy.

Pour revenir à cette élection surprise d’Ahmad, « il faut du temps pour comprendre ce choix des 34 présidents africains », avance un des spécialistes du football africain. Par contre, un président ayant porté son choix sur Ahmad explique que « c’est un vote de dépit, de frustration et contre la dictature d’Issa Hayatou ». En effet, durant l’assemblée générale d’hier, soit à quelques heures de l’élection, Issa Hayatou a encore tenté de faire un forcing pour passer un dossier hors de l’ordre du jour fixé. Un forcing rejeté par la majorité de l’assistance lors d’un vote secret. Un refus prémonitoire de l’issue de l’élection programmée quelques heures plus tard dont le résultat a propulsé au sommet du toit du football africain le petit-fils de Tambohorano, une bourgade de la Commune de Maintirano.
Rata

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  • Le mensonge d’Etat
    Richard Yung, sénateur français de « la république en marche », de passage au pays, déclarait à l’issue d’une interview qu’il avait accordée à un quotidien de la place que « la France n’a pas de candidat ». Une déclaration qui laissait évasifs et perplexes les analystes des relations existant entre la France et l’Afrique les cinquante dernières années. Certains même la qualifient de dilatoire. En fait, Mr Yung corrobore ce que le nouveau locataire de l’Elysée, Emmanuel Macron, annonçait devant les étudiants burkinabé à Ouagadougou le 28 novembre 2017 selon lequel « qu’il n’y avait pas de politique africaine de la France ».

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