Publié dans Politique

Présidentielle 2018 - Rajoelina prêt à affronter Ravalomanana

Publié le vendredi, 17 mars 2017

Interrogée sur l’éventualité d’un nouveau « Ni … ni » pour la présidentielle qui fait actuellement parler, en marge de la conférence de presse du Vovonana Mampiray à Faravohitra en début de semaine, Christine Razanamahasoa a laissé entendre que le Mapar n’émettait aucun avis défavorable à la candidature de Marc Ravalomanana. Condamné par la justice malagasy en 2009, l’ex-exilé d’Afrique du Sud devrait être libre de se porter candidat à l’élection présidentielle, selon le Mapar, qui estime que le contexte était actuellement différent de l’époque.

Au nom du principe de la réconciliation nationale et de l’apaisement prôné par la Communauté internationale et le régime actuel, cette candidature devrait être acceptée par tous renchérit l’ancienne Garde des Sceaux et ministre de la Justice de la Transition.  Une déclaration qui semble vouloir dire que le Mapar d’Andry Rajoelina serait donc prêt à affronter le candidat déclaré du Tiako i Madagasikara (Tim) Marc Ravalomanana sur le terrain des urnes pour l’élection présidentielle de 2018. Dans la mesure où l’ancien président de la Transition Andry Rajoelina se présente, ce qu’il n’a pas encore confirmé jusqu’à ce jour, les Malagasy pourraient donc avoir droit au duel frontal Ravalomanana-Rajoelina. Ces deux derniers s’étaient déjà affrontés en 2013 par personnalités interposées. Faut-il en effet rappeler que lors de la précédente présidentielle, ces deux fortes personnalités n’avaient pas pu s’aligner sur la ligne de départ en raison notamment de l’exil de Marc Ravalomanana mais également en vertu du fameux « Ni…ni ».

Cette mesure avait été mise en place par la Communauté internationale pour objectif d’écarter Andry Rajoelina, l’actuelle maire d’Antananarivo Lalao Ravalomanana et l’ancien Président Didier Ratsiraka, dans un esprit « d’apaisement ». Les candidatures de ces derniers avaient été finalement écartées par la Cour électorale spéciale. Marc Ravalomanana avait alors dû miser sur Jean Louis Robinson tandis qu’Andry Rajoelina, président de la Transition avait rompu le silence pour déclarer son soutien au candidat Hery Rajaonarimampianina. Le duel Rajoelina-Ravalomanana se précise aujourd’hui, d’autant plus que la communauté internationale a cette fois-ci pris position pour une élection « inclusive ». Sans le dire ouvertement, les membres ces derniers ont pris position pour une présidentielle sans un nouveau « Ni…ni » qui exclurait les deux anciens Chefs d’Etat. Certains barons du parti présidentiel semblent en effet aujourd’hui remettre au goût du jour cette possibilité.

Le président national du parti présidentiel Rivo Rakotovao notamment avait soutenu que les putschistes et les individus faisant l’objet de condamnations judiciaires ne devaient pas être autorisés à se présenter, avant de tenter de se laver en indiquant qu’il n’était pas du ressort du Hvm de décider de qui devrait être candidat mais des lois en vigueur. Une déclaration qui, au lieu de rassurer, conforte les craintes des observateurs selon lesquelles le régime veut exclure Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana de la course à la présidentielle…A suivre.
Aiky R.

1 Commentaire

  • Posté par TAHINA
    samedi, 18 mars 2017

    TESTONS en FRANCE ce qu’elle fait SUBIR à Madagascar. C’est une CENI (Commision Electorale Nationale Indépendante) contrôlée par DEUX pays étrangers autoproclamés « Communauté internationale » qui organise l’élection Présidentielle 2017 en FRANCE et non pas Le Conseil Constitutionnelle : Les Elections en France nécessitent la RECONNAISSANCE de la Communauté Internationale ! /Les CANDIDATS sont financièrement OCCULTES sans limitation des dépenses/ les bulletins de vote seront imprimés en AFRIQUE du sud ou au QUATAR / c’est le logiciel France-AFRIQUE qui montre le Président « élu »/ et comme « CANDIDATS»les électeurs Français ont le choix entre un LIVREUR de LAIT qui n’a pas fréquenté l’ECOLE comme Mr Ravalomanana ou un DJ Publicitaire qui a le BAC comme ce Mr Rajoelina.
    Dans un contexte de MONDIALISATION sans Institutions crédibles ni règles réelles de droit internationale. A des fins de PILLAGE des ressources et des richesses à Madagascar, il est TEMPS que Les Etats Unis, L’Europe-France arrêtent l’EMPOISONNEMENT systématique des élections à Madagascar, d’INSULTER et de CRACHER ainsi en pleine FIGURE sur le peuple-électeur malagasy.

    Rapporter

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Editorial

  • Noyautage indécent
    A la guerre comme à la guerre ! On attaque. On neutralise. Et tous les moyens sont bons. Le pouvoir en place, en position de force, ne lésine pas sur toutes les astuces pour terrasser l'adversaire, l'opposition. La presse, le quatrième pouvoir dit-on, l'une des armes les plus efficaces entre les mains des deux camps, constitue la cible idéale. Le mode opératoire, vieux comme le monde, consiste à étouffer les médias indépendants ou proches du camp d'en face.

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