Publié dans Politique

Terrain d’Andohatapenaka - Lalatiana Rakotondrazafy et consorts reviennent à la charge

Publié le dimanche, 19 mars 2017

Les conseillères municipales d’opposition, Lalatiana Rakotondrazafy et consorts remettent le couvercle. Elles appellent la Préfecture de Police à voir de près la nouvelle délibération adoptée par le Conseil municipal concernant le terrain d’Andohatapenaka à cause d’un vice de forme.

Pour comprendre l’histoire, il convient de rappeler que le 17 février 2017 dernier, suite à une requête déposée par la conseillère municipale Lalatiana Ravololomanana, le Tribunal administratif (Ta) d’Antananarivo avait annulé une délibération du Conseil municipal autorisant la Commune urbaine d’Antananarivo (Cua) à utiliser le terrain de Tiko à Andohatapenaka pour servir de fourrière. Pour motiver sa saisine, l’opposante a soutenu l’absence de la délibération dans l’ordre du jour de la session extraordinaire de juillet 2016. Dans sa décision, le Ta avait sanctionné ce « non-respect de procédure ». Une semaine ou presque après la décision du Ta d’Antananarivo, le Conseil municipal avait été de nouveau convoqué pour une session extraordinaire pour délibération, en particulier par rapport à ce terrain. Et ce, suite à une déclaration du président du Groupe Tiko, Marc Ravalomanana, affirmant être toujours d’accord pour mettre le terrain d’Andohatapenaka à la disposition de la Cua si besoin est. Le 27 février, une trentaine de conseillers municipaux majoritairement acquis à la cause de la maire ont ainsi de nouveau adopté une délibération autorisant l’Exécutif de la Cua à négocier avec le Groupe Tiko pour l’utilisation du terrain. Autrement dit, les conseillers municipaux du Tim ont tenté de régulariser la procédure. Il s’agissait pour eux de rectifier le tir après leur bévue de la première fois. 
Instrumentalisation du Conseil municipal
Au cours d’une interview en marge d’une remise de dons alimentaires à Ilanivato Anosipatrana samedi dans la matinée, les conseillères municipales d’opposition sont revenues à la charge. Les Lalatiana Rakotondrazafy, Lalatiana Ravololomanana ont remis le Conseil municipal de la Cua dans l’embarras. Elles ont en effet de nouveau relevé un vice de forme lors de l’adoption de la nouvelle délibération autorisant l’Exécutif de la Cua à négocier avec le groupe Tiko concernant le terrain d’Andohatapenaka.  « L’Exécutif communal a assisté à cette réunion. La loi stipule pourtant clairement que l’Exécutif n’a pas le droit d’y assister », a soutenu la présidente du parti « Freedom » devant la presse. Cette dernière a ainsi appelé la Préfecture de police d’Antananarivo à étudier de près cette délibération adoptée par le Conseil municipal lors de sa dernière session extraordinaire avant de trancher sur le contrôle de légalité. Pour ce qui est de la forme, les conseillères d’opposition s’insurgent contre l’instrumentalisation du Conseil municipal  pour cautionner voire pour favoriser certains, par rapport au litige opposant la Cua au pouvoir central. Dernier rebondissement connu dans ce dossier, le directeur de l’Urbanisme et du Développement au sein de la Cua avait demandé au ministère auprès de la Présidence en charge des Projets présidentiels, de l’Aménagement du territoire et de l’Equipement ainsi qu’à la société Total de se conformer à la loi. Au cours d’une conférence de presse dans ses bureaux à l’Hôtel de Ville, Analakely en fin de semaine dernière, Edison Razafitsihoarana avait alors laissé planer la menace d’une démolition des infrastructures illicites si l’Etat persistait dans son projet concernant Andohatapenaka. Affaire à suivre.

L.A.

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