Publié dans Politique

Affaires de 1947 - Ouverture des archives coloniales souhaitée

Publié le dimanche, 02 avril 2017

La célèbre historienne Françoise Raison-Jourde, dans le cadre de la commémoration du 70e anniversaire de l’insurrection malgache (29 mars 2017) a insisté, lors de sa prise de parole à la Sorbonne, le 31 mars dernier, pour l’ouverture des archives sur les affaires de 1947. Parallèlement, à Antananarivo, dans le cadre du colloque scientifique international organisé en leur mémoire à l’« Akademia Malagasy », les 30 et 31 mars, le président de cette institution, Pr. Marcel Razanamparany, a également émis le même avis. Ci-après la synthèse des idées forces des 45 communications présentées et témoignages répartis dans cinq thématiques spécifiques débattues dans les commissions lors de cette rencontre intitulée « Pour l’Etat malgache : libre, indépendant et national ».

Thématique spécifique 1
La Commission I, portant sur le statut juridique et constitutionnel de l’Etat libre, a examiné les questions relatives à l’Etat, à l’Etat-nation, à l’évolution des revendications indépendantistes ainsi que la recherche d’un processus de provincialisation adaptable à Madagascar. Le problème de la situation du pays durant la seconde Guerre mondiale a été également évoqué.
Thématique spécifique 2
La Commission II qui a traité le thème « Etat libre et géopolitique » a surtout placé la dynamique des revendications nationalistes dans le cadre du principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et dans le contexte international de la Guerre froide, ainsi qu’à travers l’émergence de la solidarité entre les peuples colonisés. Entre autres, ont été débattues les affaires à Madagascar en 1947 confrontées avec l’étranger ainsi que la difficulté dans le choix d’un Etat libre, 70 ans après 1947. Ces discussions ont débouché sur l’appréciation critique des accords de coopération signés avec la France.
Thématique spécifique 3
La Commission III intitulée
« Etat libre, indépendant et national et les intellectuels malgaches » a examiné une panoplie de questions concernant diverses sphères de la vie socioculturelle malgache. Ainsi, ont été examinées les positions respectives des intellectuels vis-à-vis de la libération nationale, du devoir de mémoire, de la forme du langage, de la valeur symbolique des monuments muets et de la culture en général.
Thématique spécifique 4
La Commission IV, portant sur l’Etat national malgache et les ressources de Madagascar, s’est basée pour l’essentiel sur la nécessité de la connaissance des potentialités économiques du pays, et ce, afin d’optimaliser leur exploitation. Cette démarche a été adoptée pendant la période coloniale et devrait également être pratiquée dans un Etat indépendant. A cet égard, a été discutée la bonne gouvernance du terroir en relation avec la préservation des ressources naturelles. En outre, la question de l’importance de la délimitation des territoires en rapport avec les îles Eparses fut soulevée. Enfin, la dynamique de l’entreprenariat à Madagascar ainsi que le retour des femmes malgaches aux affaires ont été aussi débattus.
Thématique spécifique 5
La Commission V s’est consacrée aux questions relatives aux résistances et réactions vis-à-vis de la proposition d’un Etat national. A ce propos, l’opposition de certains intellectuels concernant la mise en place d’un Etat national a débouché sur le questionnement portant sur l’existence d’une nation malgache. Par ailleurs, l’analyse de la position des fonctionnaires malgaches vis-à-vis de l’insurrection de 1947 fut également effectuée. Enfin, des narrations, ayant valeur de témoignage, ont été présentées sur le grand procès de 1948, sur le parcours de Stanislas Rakotonirina, premier maire malgache d’Antananarivo, sur l’itinéraire de Pierre Boiteau et sur les résultats des enquêtes menées dans la Région de l’Est.
Recueillis par Manou Razafy

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Editorial

  • L’imminence d’une fin !
    Un vieux riche exploitant terrien sentant la mort prochaine fit venir ses enfants (héritiers) et leur dit « travaillez, prenez de la peine c’est le fonds qui manque le moins ». De ses héritiers, il y en a qui ont pris au sérieux l’ultime message du vieux père et ont commencé immédiatement à travailler et faire fructifier le patrimoine sans attendre de disposer entre leurs mains tout l’argent nécessaire, tant mieux ! D’autres, à leurs dépens, ont pris à la légère et snobé le dernier message du vieux père. D’autres encore n’ont rien compris. Ils ne saisissent point les tenants et aboutissants de « l’ultime message ». Ils se trouvent totalement à côté de la plaque. Tant pis pour eux !  

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