Publié dans Politique

Kidnappings de « Karàna » - La France monte au créneau

Publié le jeudi, 13 avril 2017

« C’est une affaire très grave et qui n’est pas la première affaire de kidnapping ». C’est de cette manière que l’ambassadeur de France à Madagascar a réagi face à la série d’enlèvements qui frappent la communauté « karàna » qui compte de nombreux ressortissants français. Lors de la cérémonie de remise de matériel informatique au bureau indépendant anti-corruption à Ambohibao, la diplomate française est montée au créneau. « Le kidnapping touche une communauté particulière à Madagascar.

Et elle touche également les Français qui appartiennent à cette communauté. C’est d’ailleurs à ce titre que je suis engagée sur ce sujet des kidnappings parce qu’elle touche des Français dans la communauté particulièrement visée », a indiqué Veronique Vouland Aneini aux journalistes. La dernière en date dans cette série de violences à l’endroit des « Karàna » concerne celui d’un jeune français, enlevé à 6h 30 du matin à Andranomena au moment où il allait prendre le bus scolaire pour le lycée français d’Ambatobe. Face à cette recrudescence de violences, la Communauté française d’origine indienne de Madagascar (Cfoim)  est littéralement sortie de ses gonds. Dans un communiqué de presse, elle dénonce : « Une ligne rouge a été franchie, car les criminels s’en prennent maintenant aux enfants ».  Hier (voir article par ailleurs), une manifestation a été organisée à Ambatobe par l’association de parents d’élèves des écoles françaises et les représentants des Français de Madagascar. D’après l’ambassadeur Veronique Vouland Aneini, une rencontre avec le Président de la République a eu lieu il y a environ un mois. Les discussions auraient porté « sur les pistes pour essayer de lutter contre ce phénomène ». Ces pistes reposeraient sur la confiance envers les Forces de sécurité malagasy. « Nous avons décidé avec le Président de la République de prendre un certain nombre de mesures qui sont en train d’être appliquées et nous espérons qu’une fois tout ce système de circulation de l’information des deux côtés sera en place, il sera plus facile de résoudre ce phénomène de kidnapping », soutient-elle.  L’ancien ambassadeur français François Goldblatt était déjà monté au créneau pour dénoncer ce phénomène. Avant son départ, il avait remis une liste des responsables impliqués dans les affaires de kidnapping. La liste devait être remise au Président Rajaonarimampianina et au Premier ministre.  Cette liste a visiblement été rangée dans les placards par les premiers responsables étatiques. Des efforts doivent être renforcés.
L.A.

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Editorial

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