Publié dans Politique

Claudine Razaimamonjy à l’île Maurice - Interdite de sortie sauf pour Madagascar

Publié le vendredi, 14 avril 2017

Elle est où Claudine Razaimamonjy ? C’est la question que se sont posés bon nombre d’observateurs de la vie politique malagasy ces dernières 24h. La propriétaire de l’hôtel A&C d’Ivato est sortie de la clinique Fortis Darné de Maurice avant-hier. Depuis, elle a disparu des radars. Certains médias de la place ont annoncé qu’elle avait même déjà quitté l’île sœur. Une de nos sources à Maurice soutient que la Dame est toujours sur place. D’après les informations révélées par celle-ci, cette opératrice économique ne serait ni dans un hôpital ni dans un hôtel. Et elle d’indiquer que Claudine Razaimamonjy séjourne dans une résidence privée depuis son départ de la clinique Fortis Darné, jeudi. Suite à « l’évacuation sanitaire » dont elle a bénéficié, l’opératrice économique avait été  admise dans cet établissement en début de semaine pour y passer une « angiographie cérébrale ». Un examen que les spécialistes mauriciens ont considéré comme non nécessaire au vu de l’état de santé de celle-ci.

Nul ne sait si Claudine Razaimamonjy a passé l’examen en question. Toutefois, il a été annoncé, notamment par la presse mauricienne, qu’elle était sortie de la clinique mauricienne jeudi dernier. Le motif de son évacuation sanitaire étant tombé, normalement on devait s’attendre à son retour dans la Grande île afin qu’elle regagne la prison d’Antanimora. Inculpée dans des affaires de favoritisme, de détournement de deniers publics et de blanchiment d’argent, Claudine Razaimamonjy a été frappée d’un mandat de dépôt, prononcé par la Chaîne pénale anti-corruption. Cependant, beaucoup lui prêtent des intentions de s’envoler vers l’Europe ou le Moyen-Orient. Et ce, pour rejoindre ses enfants qui ont regagné l’Europe en tout début de semaine.

En tout cas, du moins jusqu’à hier, elle est toujours à Maurice. Et il semble que celle qui est connue comme étant la bailleresse de fonds de certains proches de l’Etat et du parti au pouvoir, ne soit pas prête de quitter l’île sœur. En effet, d’après les propos de Fanirisoa Ernaivo, présidente du Syndicat des magistrats de Madagascar (Smm), hier au cours d’une conférence de presse à Anosy, qui cite « une source officieuse », la milliardaire ne serait autorisée à sortir de Maurice que pour revenir à Madagascar.
D’après les sites d’information de Maurice, la présence de la conseillère du Président de la République malgache, Claudine Razaimamonjy, « se transforme de jour en jour en embarras politique pour Maurice ». Officiellement, l’Exécutif mauricien « n’est en présence d’aucune information relative aux faits qui sont reprochés à cette Vip de la politique à Madagascar », soutient le site « lemauricien.com ». Radio France International (Rfi), dans son édition d’hier, précise par ailleurs que « les mouvements (de Claudine Razaimamonjy, ndlr) sont discrètement suivis par les services autorisés ». Même si officiellement, Maurice se dit n’être au courant de rien, officieusement elle suivrait quand même de près l’évolution de cette affaire.

D’après Fanirisoa Ernaivo, hier, Maurice attendrait une demande des autorités malagasy pour l’extradition de Claudine Razaimamonjy. Et elle de soutenir cependant que « Maurice ne pourra pas la retenir éternellement si  les autorités malagasy ne font pas de demande pour qu’elle soit extradée ». C’est pour cette raison notamment que la plateforme Solidarité syndicale de Madagascar (Ssm) dont fait partie le Smm a demandé hier au Gouvernement malagasy d’extrader cette dame.
Rfi soutient du reste que « Maurice accorde à tout ressortissant malgache un droit de séjour de 15 jours initialement. Une source du Gouvernement affirme que c’est aussi le cas pour la conseillère du Président malgache et qu’elle ne reçoit pas de faveurs diplomatiques ». Faut-il comprendre que la prévenue ne sera retenue par l’île Maurice que jusqu’au 24 avril ?
Recueillis par L.A.

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Tournée IEM dans la SAVA - Andry Rajoelina répond à ses détracteurs
  • Manifestation des enseignants - Le Premier ministre voit des dessous politiques
  • Présidentielle et législatives - Le HVM en ordre dispersé
  • Mouvement « Fanarenana ifotony » - Des réunions douteuses dans les Fokontany
  • Maître Willy - Razafinjatovo alias Olala « Le HVM veut me faire taire »
  • Election présidentielle - Les appels à la candidature d’Andry Rajoelina se multiplient
  • Journée internationale - Nelson Mandela L’amnésie du président Hery Rajaonarimampianina
  • Revendications syndicales - Christian Ntsay interpelle ses ministres
  • Soupçons de corruption à Tsimbazaza - 7 députés encourent une arrestation
  • Période électorale - Vers un verrouillage à double tour de la RNM et TVM

Editorial

  • Quel message !
    100 ans ! S’il était encore resté vivant, parmi les siens, Madiba aurait 100 ans mercredi dernier. En effet, Nelson Rolihlahla Mandela, de son vrai nom, est né le 18 juillet 1918 à Mvezo, dans la province de Cap et mort à l’âge de 95 ans, le 5 décembre 2013 à Johannesburg, Afrique du Sud.Faisant partie d’une rare élite noire dans une République sud-africaine (RSA) ségrégationniste, dirigée d’une main de fer par les Blancs, Nelson Mandela, avocat de son état, s’engagea dès son jeune âge dans la lutte contre toutes formes d’injustice, d’inégalité et de non-respect des droits humains. Il fonçait tout droit dans la bataille, parfois armée, contre la politique de ségrégation raciale appliquée par les tenants du pouvoir.

A bout portant

AutoDiff