Publié dans Politique

Hjra - Contrôle de détention de Claudine R. - Riana Andriamandavy VII délire

Publié le mardi, 02 mai 2017

Le sénateur Riana Andriamandavy VII fait encore des siennes. Hier, au cours d’une interview en marge de la cérémonie d’ouverture de la session ordinaire de la Chambre haute du Parlement au Palais de verre d’Anosy, le sénateur Riana Andriamandavy VII a donné sa version concernant le contrôle de détention de Claudine Razaimamonjy, effectué dimanche soir à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (Hjra). 

Pointant du doigt « une désinformation », le sénateur soutient que « c’était  la présidente du Syndicat des magistrats de Madagascar (Smm) qui a été à l’hôpital où Mme Claudine a été hospitalisée, dimanche à 20h ». Durant ce contrôle, la présidente du Smm ne serait munie d’aucun mandat ni autorisation, raison pour laquelle son accès à la chambre de sa belle-sœur aurait été refusé par « l’administration de l’hôpital et l’agent pénitentiaire » qui a assuré la garde de la détenue, précise le parlementaire Hvm. De deux choses l’une. Soit, le vice-président du Sénat veut induire l’opinion en erreur, soit il ignore qu’il avait devant lui non pas la présidente du Smm mais le substitut du procureur. C’est en effet à ce titre que Fanirisoa Ernaivo, puisqu’il s’agit d’elle, a effectué cette visite de contrôle inopinée des détenus hospitalisés à l’Hjra. 

D’après les informations recueillies, deux visites étaient au programme du représentant du Parquet. La première concernait une prévenue accusée de vol de bovidés et hospitalisée au service de réanimation médicale de l’Hjra. La seconde visite concerne donc, Claudine Razaimamonjy. Si la délégation emmenée par le substitut du procureur a pu contrôler la présence de la première prévenue dans sa chambre, elle a en revanche été empêchée de pénétrer dans la chambre de la seconde par le sénateur Riana Andriamandavy VII, et trois personnes en tenue civile. Et ce, bien malgré l’insistance du magistrat du Parquet et de l’agent pénitentiaire, chargé de surveiller la détenue. Les informations vérifiées indiquent pourtant que le substitut du procureur a eu l’autorisation du procureur de la République, du directeur de l’Hjra et de l’administration pénitentiaire. 

Hier, le parlementaire de la Chambre haute a reconnu avoir été dans la chambre de Claudine Razaimamonjy en tant que « membre de sa famille » et pour « lui rendre visite ». De prime abord, les observateurs avertis de se demander si cet ancien jeune Tim, ancien jeune Tgv et actuellement membre actif du Hvm, dispose d’un permis de visite délivré par les autorités judiciaires compétentes lui permettant de visiter ainsi une prévenue. Et de surcroît à des heures tardives en dehors des règlementations. Reste également à savoir de quel droit une personne civile se permet d’empêcher l’accès à la chambre d’une prévenue de magistrats du Parquet… 

Pour tenter d’enlever tout doute quant à la présence de sa proche dans les locaux de l’Hjra, Riana Andriamandavy VII réplique aux journalistes en indiquant que « à tout moment, vous pouvez aller vérifier qu’elle est bien à l’Hjra, dans la chambre 126 ». Force est de se demander dès lors pourquoi ne pas avoir autorisé le substitut du procureur à pénétrer dans la chambre où est supposément hospitalisée Claudine Razaimamonjy. Certains analystes de s’interroger également si le sénateur est devenu le directeur de l’établissement pénitentiaire dans lequel devrait être sa proche ou encore le directeur de l’établissement hospitalier ? En effet, ces deux responsables font partie des seules personnes autorisées à délivrer une autorisation de visite à une prévenue…

Recueillis par R.M.

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Editorial

  • Elan national
    Les portes de la Commission mixte, Malagasy et Français chargée de trancher sur le sort des îles Eparses, s’ouvriront ce lundi 18 novembre 2019 à Antananarivo (Andafiavaratra) avec en toile de fond un tableau apparemment contrasté. D’une part, la récente déclaration, incendiaire et provocante, d’Emmanuel Macron aux îles les Glorieuses  « Ici c’est la France ! » De l’autre, la détermination de Madagasikara de vouloir « récupérer » à tout prix les îles malagasy sournoisement appelées « îles éparses ». Les autorités malagasy, soutenues par l’ensemble de l’opinion nationale, campent sur leur position à savoir les cinq perles dites îles Eparses (Europa, Bassa da India, Juan de Nova, les Glorieuses et Tromelin) sont malagasy et ce conformément aux deux résolutions de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 12 septembre 1979 portant n° 34/91 et du 11 décembre 1980 n°35/123.  

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