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Publié dans Politique

Opposition - Ravalomanana sur les traces de Hajo Andrianainarivelo

Publié le mercredi, 03 mai 2017

Le clash du clan Ravalomanana avec le régime Rajaonarimampianina est inévitable comme nous l’avons déjà prédit (cf. La Vérité du 21 avril). L’ancien Président lui-même a déclaré, hier vers la fin de matinée, la rupture définitive de sa formation politique Tiako i Madagasikara (Tim) avec le pouvoir en place.

Un petit conclave avec ses hommes de confiance à son domicile à Faravohitra, Antananarivo, a précédé l’annonce de la nouvelle à la presse. Avec cette déclaration, Marc Ravalomanan emboîte le pas au numéro un du parti « Malagasy Miara – Miainga », Hajo Andrianainarivelo qui fut le premier à ne positionner en tant qu’opposant officiel. Divers points ont été avancés. Mais l’éjection de l’ancien ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, Roland Ravatomanga, semble être la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. De fait, celui-ci a été démis de ses fonctions alors qu’il participait encore à une réunion de haut niveau avec des bailleurs à Washington. « Ce n’était pas une bonne manière de le mettre à la porte », a regretté le fondateur du parti Tim. L’ancien membre du Gouvernement Solonandrasana versions 1 et 2 (car l’actuel a été deux fois retouché depuis sa création en avril 2016) est vu comme un homme de grande technicité. Au département de l’Eau, il a œuvré pour la construction du plus grand barrage de retenue d’eau destiné à réduire les difficultés endurées par les habitants des zones semi-arides du grand Sud malgache. L’inauguration de cette nouvelle infrastructure est prévue dans deux mois. Mais voilà que son réalisateur est écarté comme un vaurien. « Vous êtes techniquement bon. Mais nous ne pouvons plus faire route ensemble politiquement parlant », a dit le Président Hery Rajaonarimampianina au concerné selon ses dires. C’est clair que l’ancien parti au pouvoir bascule désormais dans le camp de l’opposition. Assez tardive, la décision a taraudé depuis l’avènement du régime bien des esprits qui appréhendent derrière l’équipe dirigeante le tandem Rajaonarimampianina-Ravalomanana. Le chef de file de Faravohitra a toutefois nuancé. Pour lui, il ne sera pas question de critique systématique du pouvoir ou de haine envers une personne. « Ce sont les idées qui divergent », a-t-il précisé.

Manou Razafy

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Editorial

  • De bons auspices
    Le régime IEM part d’un bon pied ! Sous une bonne étoile, Rajoelina semble débuter son pouvoir à la magistrature suprême du pays dans un cadre encourageant. Les signaux affichés sur le tableau de commande sont au vert pour ne pas le dire « à l’orange ». Tout commença par une élection présidentielle sans anicroche ni la moindre escarmouche. Une élection crédible et reconnue par …tous. Les deux finalistes, Rajoelina et Ravalomanana, après la proclamation des résultats définitifs par la HCC, se sont donné la main. Avec un score honorable et sans appel de 55,66 %, Andry Rajoelina gagna, haut la main, le scrutin. Et donc, une alternance par la voie royale des urnes et où la démocratie jouit de son plein droit. « Zandry Kely » se débarrassa définitivement de l’étoffe de « putschiste » qu’on lui avait taxé injustement depuis la Révolution Orange de 2009.  

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